Dis quand reviendras-tu ?

Publié le par Louloute

cerisier.jpgJe voulais écrire un texte sur le soleil qui est revenu... et puis le soleil est reparti. Je voulais écrire un texte sur la pluie qui nous révèle l'odeur de la terre et du bitume mouillé. Je voulais explorer le mécanisme qui fait qu'aux premiers jours du printemps j'ai toujours envie de courir dans les champs. Avec ma copine Lou, on n'avait que ça à la bouche quand le mois d'avril arrivait : courir dans les champs. Comme si les années citadines n'avaient pas réussi à effacer qu'au fond nous étions des mômes de la campagne, des guenichettes à couettes qui se roulaient dans l'herbe.
Après des siècles d'évolution, après les grandes migrations et l'intellectualisation de nos vies modernes, c'est toujours touchant de se voir à l'approche des premiers rayons. Il est là, ce satané printemps, il est enfin là, nous nous étirons sous sa caresse comme ces chats qui s'étalent sur un parquet boisé.
Ce matin mon boss de Chine m'a demandé "on a une baisse de trafic, il a fait beau samedi à Paris ?". Un temps de dingue. Un temps de fou.  J'ai arpenté ma ville avec mon amoureux sans compter les heures ni prêter attention aux ampoules qui me rappellent que je n'ai pas porté de talons depuis un an.
Hier soir, on a presque oublié de rentrer, on n'avait pas vu l'heure et puis il y avait encore de la lumière… Je me sens comme un tournesol qui suit le grand astre jaune !
Tout l'hiver j'ai serré les dents. Jai essayé mois après mois de ne pas y penser, au froid, à la pluie, à cette sal**** de neige qui a failli me faire rater mon Noël familial. Je me serais mise des claques, d'être déprimée à cause du froid ou de la grisaille. Et lorsque c'est la fin, j'ai l'impression que les choses vont être plus simples, plus faciles, que la vie est plus belle…
Je me suis toujours demandé ce que ce devait être de vivre dans un pays où il fait toujours beau. Serais-je plus optimiste ? Plus volontaire ? Pourtant le clivage Nord/Sud tendrait à nous montrer que le soleil ne rend pas forcément plus heureux. Il me semble que la misère serait moins pénible… ok elle n'est pas de moi celle là !
Bref, bourgeons, printemps, rayons de soleil, j'ai l'impression que ma vie se réveille et que de belles choses m'attendent dans les mois à venir. J'y crois très fort !

Alàlà, le printemps, c'est vraiment une saison de Bisounours.

Publié dans quotidien

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Rolanda Bibine 06/04/2011 17:22



Sors toutes tes robes légères.... c'est parti pour 6 mois !!! (on y a droit merde, avec l'hiver tout pourri que l'on vient de passer !)



Bernadette 05/04/2011 18:44



Cet article me donne envie de trucider des chatons à coup de barre à mine.



Louloute 06/06/2011 23:07



Et voilà le problème :)