Onirique
Juste pour un moment retourner en enfance, vers le pays du rêve où tout semblait possible. Se souvenir de celle qu'on a été, de l'enfant qui croyait voir les montagnes pousser. Se souvenir aussi, comment on a choisi cette vie, cette vie si pleine de folie, cette vie sans pitié ni merci. Avoir été princesse, s'être rêvée maitresse, puis avoir renoncé à la paresse !Avoir imaginer l'avenir, l'avoir arrosé de souvenirs et puis laisser ses envies dépérir. N'être plus ce que nous étions hier, ne pas savoir ce que nous serons demain mais toujours croire en du plus beau, en du plus chaud, en du moins gros.
Les copeaux de mon enfance semblent s'être détachés depuis longtemps et je les vois, semés le long du chemin, comme la peau morte de mes sensations.
Une mue s'est enclenchée, je me glisse dans une nouvelle peau, à la fois plus grande et plus étriquée, à la fois familière et inquiétante. Et telle l'enveloppe charnelle neuve d'un reptile, le temps glisse sur mes écailles.
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