Voilà l'été
Après des mois de mauvais temps, de solitude et de pluie, il semblerait qu'enfin nous y soyons enfin : voilà l'été, voilà l'été ! Il a régné ce week end comme un vent de vacances, comme un air de liberté (je ne vous parle pas de la fête de la musique parce que là ça serait plus un air de bordel et d'alcool qui a soufflé...pas la réussite cette année). Je me suis souvenue de mes étés de jeunesse, vous savez, ces vacances d'été de notre enfance, celles où nous étions encore insouciants, libres de ne rien faire pendant 2 mois !! Il y avait bien les cahiers de vacances, chaque année j'étais impatiente de les commencer mais au milieu de l'été j'abandonnais par lassitude! Des journées entières et entières devant nous, le soleil, la plage, la famille, les glaces aux chocolats, le film du soir, les amours éphémères...Ensuite, depuis l'âge de 18 ans (16 ans pour les moins chanceux) on vous a clairement fait comprendre que si vous vouliez de l'argent durant l'année il allait falloir aller au turbin ! Du coup l'été a pris un côté beaucoup moins festif. Vous en êtes même arrivés à vous demander ce que vous pouviez bien faire pendant ces deux longs mois ! Ce n'est pas que vous ne remerciez pas vos parents avec du recul, vous avez appris la vraie valeur du travail et puis de toute façon vos amis bossaient aussi, alors pour partir, ça compliquait un peu les choses.
Mais cet été, dans un mois et demi exactement, je finirai 14 mois de stage au sein de ma boite de pinpins et je pars 15 jours en Corse. A l'ancienne, comme avant, avec papa-maman, une sorte de régression tous frais payés. Mes premières vraies vacances d'été depuis au moins cinq ans ! Je sens déjà le sable, la mer, l'odeur de la crème solaire... Que l'hiver m'a semblé long ! J'ai l'impression d'avoir passé des années sans odeur de barbecue, sans mettre des robes et des tongs, sans coups de soleil soignés à la Biafine, sans manger du melon/jambon cru...
Les terrasses ont fleuri, les gens semblent plus détendus et plus heureux quand il fait beau. C'est terrible d'avoir le moral qui dépend à ce point du climat. Je ne pourrais jamais aller bosser en Norvège !
C'est décidé, demain je pars travailler avec mes lunettes de soleil !
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