Pourquoi les filles pleurent et les garçons serrent les poings ?
Ma vie a du considérablement s’apaiser ces dernières années car j’ai l’impression de beaucoup moins pleurer qu’avant. Pour tout vous dire, je ne me souviens pas de la dernière fois que j’ai versé une larme. Heu, peut-être devant un film, j’avoue, mais pleurer pour des choses graves… Ma dernière rupture sans doute ? Il y a plus d’un an… Bref, c’est plutôt restreint.
A une époque, ma vie était plus chamboulée et j’ouvrais les vannes plus régulièrement. J’ai l’impression que nous les filles, pauvres femmes que nous sommes, n’avons souvent que ce type de réponses aux situations de conflit. Ca ne fait pas de supers armes…
Un train loupé, des clés perdus, une remarque de ma mère, une mauvaise note et ma seule réponse était de me mettre à pleurer. Vous parlez d’une avancée ! Le pire étant lors de disputes. Je ne suis pas quelqu’un qui m’énerve souvent. Je râle pas mal, je me plains, je prends des tons indignés mais se mettre en colère, vraiment, avec pertes et fracas c’est assez rare. Chez moi on a tendance à partir au quart de tour pour un rien : des chaussures pas rangées, un rendez-vous oublié, des conneries du quotidiens quoi. De ce fait, je pense que j’ai pris le contre-pied de l’ambiance familiale. Je ne m’énerve pas pour un rien, je m’énerve pour les choses graves. Et les choses graves.. et ben ça prend aux tripes.
Je vous parle de tout ça du côté personnel parce que le professionnel rentre chez moi dans la catégorie « pas important ». Mais dans les engueulades de couples, j’envie les mecs, qui gueulent, qui tapent du poing sur la table, qui font des mouvements dans tous les sens. J’aimerais avoir des colères froides, sans émotions, sans avoir la voix qui tremble dès que les évènements me touchent, sans sentir une boule se former dans ma gorge lorsque je veux défendre mon point de vue. Quelle crédibilité avez-vous lorsque vous expliquer entre deux sanglots que vous avez raison ? Vous trouvez que ça aide un argumentaire de devoir se moucher toutes les cinq minutes ?
Je n’aurai pas pu faire de la politique moi...