Etape 2 : la colère
A quoi joues-tu ? Tu crois peut-être que ce que tu réclames est une solution ? Tu crois peut-être que ce que tu as eu pendant ces années tu vas continuer à l'avoir. Mais tu me prends pour une quiche ? J'ai envie de te dire que sur ce coup là, tu te trompes si as cru que tu n'allais garder que le bon, le pas fatiguant, le pas dérangeant. J'ai donné, donné et encore donné ! Mais d'autres avant toi m'avaient appris que seule on ne peut pas retenir l'édifice, non. Alors tout s'est effondré, et il ne reste même pas les fondations, parce que j'ai envie de leur donner des grands coups de pieds dedans. Je finis par croire que tu avais prévu ton coup, que tu avais décroché il y a des mois de ça, et que moi pauvre pomme j'ai cru à un autre avenir que celui que tu viens de tracer. J'en trépignerais de rage...
Tu sais, tu reviendrais que je te fermerais la porte au nez, sur les doigts de préférence. Toi qui ne ressent rien, toi qui n'a jamais eu mal pour ça, aujourd'hui je te souhaite de la souffrance. Mais aussi de la culpabilité et puis du desespoir. J'ai envie que tu ressente ce mal comme moi j'ai mal, que tu vives chaque jour, chaque seconde avec ce manque à l'esprit et savoir que c'est toi qui l'a choisi, que c'est entièrement de ta faute si tu es seul et si je ne suis plus là, et en perdre le sommeil. J'aimerais que tu prennes conscience de ce que tu perds et que tu ne retrouves pas ce que moi je t'ai donné. Parce que c'était unique, parce que c'était entier. Tu penses tout détruire et venir réclamer des droits ? Mais c'est un empire déchu qu'il reste, un tas de ruines, de la poussières et du vent.
Je ne pleure toujours pas, mais je te souhaite à toi des larmes et quelques temps de torture mentale, je te souhaite de regretter ton geste et de prendre conscience de l'ampleur de la perte.
Car tu as tout perdu ... Moi il me reste ma dignité, mon amour-propre mais surtout ma conscience.
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