La môme
Et oui et oui, comme beaucoup d'entre vous j'ai poussé la porte du cinéma pour aller voir La môme avec Marion Cotillard. Je me méfiais, comme à chaque fois qu'un film est encensé par la critique, vu que je n'avais que moyennement aimé Le diable s'habille en Prada par exemple. Donc je suis allée me forger ma propre opinion....J'ai été époustouflée, soufflée, boulversée. Ce film est d'une rare beauté, avec une violence latente qui nous laisse un goût amère, un goût de larmes puisque j'avoue avoir pleurer un nombre certain de fois ! C'est-à-dire que cette môme Piaf c'était quand même pas la vie en rose tous les jours... On a l'impression que chaque moment de bonheur est très éphémère... Lorsqu'elle rencontre Marcel, même si on connait leur destin, on ne peut s'empêcher de trouver ça bea, on aimerait que ça dur... peine perdue.
Edith Piaf m'est apparue comme je l'avais finalement toujours imaginé, une môme tirée des rues qu'on a précipitée sur scène, l'assomant de succès et d'une reconnaissance qu'elle n'aurait jamais pu envisager dans les rues de Belleville. Marion était belle, comme d'habitude mais cette fois bien plus encore. Un jeu d'actrice qui la met à un niveau incroyable, plus que n'importe quel Taxi, Jeux d'enfants ou encore Un long dimanche de fiançailles qui sont déjà des prestations exceptionnelles....
On ressort de là avec l'impression d'etre saoul, d'avoir trop partagé cette vie terrible d'Edith, d'avoir lutté comme elle contre ses propres démons...
On soulignera également l'excellente prestation de Sylvie Testud (Stupeur et Tremblements, les mots bleus), d'Emmanuelle Seigner et des incontournables-qui-sont-partout-même-que-c'est-relou-à-force comme Depardieu ou Jean-Paul Rouvre.
Les chansons sont magnifiques, ce sont celles qu'on a toujours entendues, toujours chantées, c'est un peu de Paris en barres à chaque parole...
Bref, courez-y, et vite !
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