Vénus
L'article qui suit ne fait pas référence à de l'armour charnel ni à quelques fantasmes sexuels que ce soit. Ne me faîtes pas le coup du coming out, tout ceci n'est que littérature !

J'ai toujours trop aimé les filles. Chaque année je "tombe en amour" ou plutôt en amitié devant l'une d'elle et cela me poursuit, le temps d'être déçue, de me lasser et de passer à la suivante. Les filles me fascinent. Je trouve que leurs défauts font leur charme. Je n'aime pas les poupées blondes lissées avec leur sac Lancel et leur corps parfait. J'aime ce qui fait qu'elles sont uniques : des ongles rongés, une forme de nez particulière, des rondeurs bien placées... Si la plupart du temps je ne les considère que comme mes congénères, je m'arrête parfois, l'espace d'un instant, le souffle coupé par ce qu'elles sont. Elles sont femmes, elles sont belles, elles sont fortes.
Et les filles que "j'aime" sont toujours ainsi. Je les regarde se maquiller, se coiffer, choisir leurs habits. Même si avec le temps j'ai appris de mes erreurs, ces filles régulaient auparavant ma vie. Je trouvais cela tellement extraordinaire d'être avec elles, que je voulais passer un maximum de temps à leurs côtés. Il y a une espèce de rapport de forces à double tranchant dans mes relations féminines je crois. J'aimais les suivre, les écouter, leur vouer une sorte de culte (relatif bien sur) mais en meme temps j'aimais l'ascendant que je prenais sur elle. J'avais une amitié souvent très posséssive. Durant mes années lycée j'entretenais des relations qui auraient voulues être "je n'ai que toi et tu n'as que moi". Et puis je me lasse, comme un homme le lendemain d'une première nuit (ouhhh le clichééééé!) ou je suis déçue. Alors j'ai eu des "séparations" déchirantes. La dernière m'a calmée dans l'excès je crois et ces deux dernières années j'ai modéré mes accès "d'amour" d'amitié auprès des filles.
J'étais vraiment tombé en admiration devant elle et durant des années j'ai vécu une amitié empreinte de sentiments compliqués, posséssifs et toujours en quête de plus d'amour, de plus de démonstration. Je crois qu'avec du recul la fin de notre "histoire" a toujours été sous-jacente, mais je n'aurai jamais imaginé qu'elle finirait ainsi. Pour moi ce fut violent, ce fut une trahison, une vrai. J'ai vu mes repères disparaitre et j'ai réalisé que celle en qui j'avais cru ne valait finalement pas toute l'admiration que j'avais pour elle...
Alors la rancoeur n'a pas duré, j'ai du mal à être revencharde, la vie est trop courte pour ça. J'ai seulement gardé à son égard un grand sentiment d'étonnement "ah tiens? Tu as pu me faire ça ?" mais cela m'a surtout inculqué la méfiance. Relative bien sûr, on peut avoir confiance dans l'être humain, ne faisons pas de généralités!
Mais bon, je sais désormais que l'amitié c'est comme l'amour : la passion et le 1+1=1 ça ne marche pas, la posséssivité finit par étouffer les sentiments et surtout, ne jamais se "perdre" dans l'autre... Personne ne vaut la peine de renonçer à soi-même.
Prochain article : Mars...(cf le titre, pas le mois !) NB : arreter de prendre les lecteurs pour des boulets

J'ai toujours trop aimé les filles. Chaque année je "tombe en amour" ou plutôt en amitié devant l'une d'elle et cela me poursuit, le temps d'être déçue, de me lasser et de passer à la suivante. Les filles me fascinent. Je trouve que leurs défauts font leur charme. Je n'aime pas les poupées blondes lissées avec leur sac Lancel et leur corps parfait. J'aime ce qui fait qu'elles sont uniques : des ongles rongés, une forme de nez particulière, des rondeurs bien placées... Si la plupart du temps je ne les considère que comme mes congénères, je m'arrête parfois, l'espace d'un instant, le souffle coupé par ce qu'elles sont. Elles sont femmes, elles sont belles, elles sont fortes.
Et les filles que "j'aime" sont toujours ainsi. Je les regarde se maquiller, se coiffer, choisir leurs habits. Même si avec le temps j'ai appris de mes erreurs, ces filles régulaient auparavant ma vie. Je trouvais cela tellement extraordinaire d'être avec elles, que je voulais passer un maximum de temps à leurs côtés. Il y a une espèce de rapport de forces à double tranchant dans mes relations féminines je crois. J'aimais les suivre, les écouter, leur vouer une sorte de culte (relatif bien sur) mais en meme temps j'aimais l'ascendant que je prenais sur elle. J'avais une amitié souvent très posséssive. Durant mes années lycée j'entretenais des relations qui auraient voulues être "je n'ai que toi et tu n'as que moi". Et puis je me lasse, comme un homme le lendemain d'une première nuit (ouhhh le clichééééé!) ou je suis déçue. Alors j'ai eu des "séparations" déchirantes. La dernière m'a calmée dans l'excès je crois et ces deux dernières années j'ai modéré mes accès "d'amour" d'amitié auprès des filles.
J'étais vraiment tombé en admiration devant elle et durant des années j'ai vécu une amitié empreinte de sentiments compliqués, posséssifs et toujours en quête de plus d'amour, de plus de démonstration. Je crois qu'avec du recul la fin de notre "histoire" a toujours été sous-jacente, mais je n'aurai jamais imaginé qu'elle finirait ainsi. Pour moi ce fut violent, ce fut une trahison, une vrai. J'ai vu mes repères disparaitre et j'ai réalisé que celle en qui j'avais cru ne valait finalement pas toute l'admiration que j'avais pour elle...
Alors la rancoeur n'a pas duré, j'ai du mal à être revencharde, la vie est trop courte pour ça. J'ai seulement gardé à son égard un grand sentiment d'étonnement "ah tiens? Tu as pu me faire ça ?" mais cela m'a surtout inculqué la méfiance. Relative bien sûr, on peut avoir confiance dans l'être humain, ne faisons pas de généralités!
Mais bon, je sais désormais que l'amitié c'est comme l'amour : la passion et le 1+1=1 ça ne marche pas, la posséssivité finit par étouffer les sentiments et surtout, ne jamais se "perdre" dans l'autre... Personne ne vaut la peine de renonçer à soi-même.
Prochain article : Mars...(cf le titre, pas le mois !) NB : arreter de prendre les lecteurs pour des boulets
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