Du gachis
[Ceci est un texte de fiction.. pour mon entourage qui s'inquiète des textes peu gais que j'écris.. on écrit pas sur le bonheur, je vous l'ai déjà dit! Ca vous dirait plus p-e que je vous décrive mon bonheur amoureux dégoulinant de joie ? Super intéressant hein ? Alors suivez-moi dans mes élans littéraires, même (faussement) dépressifs. :-) ]
Il est assis sur son lit, son grand lit blanc. Depuis qu'il est ici, depuis un mois, il n'a pas eu le droit de quitter cet étage. Les médecins jouent au chantage avec lui. Quand il ira mieux, il pourra sortir. Il parait que c'est pour son bien, pour l'empecher de se supprimer. Mais comment aller mieux quand votre horizon se limite à cette chambre, ce lit, ce couloir et cette unique fenetre. Blanc, tout est blanc, du sol au plafond, dans son lit, dans son assiette meme. Il se rappelle avec une douce ironie que le blanc est la couleur du deuil en Chine. Il n'est jamais allé en Chine. Il a 18 ans, c'est un surdoué comme on dit. Mais, à trop vouloir être malin, aujourd'hui il est seul. Parce que grandir ça prend du temps mais pas le meme temps pour tout le monde. Et les autres, ils ont pas compris que lui, il avait grandit plus vite qu'eux et qu'il était à leur niveau, pas plus naif ni plus intello qu'un autre. Il voulais seulement avoir des potes, il pensait en trouver. Mais ils n'ont jamais voulu l'accepter.
Alors aujourd'hui il en a assez. Il en a assez des séances où son psy lui demande comment il se sent, il en a assez de sa mere qui fait comme si tout allait bien, et du silence de son pere, et de l'ignorance de son frère. Il a fait beau auourd'hui. Le soleil se couche et sa chambre blanche prend des teintes orangées, des teintes d'or. Il tient dans sa main toutes une poignée de médicaments, qu'il a caché depuis qu'il est là, qu'il a meme réussi à voler quand l'infirmière avait le dos tourné. Il les avale, un par un....Il va fermer les yeux, il va partir, pour toujours.. Peut-être va-t-il rêver...
Il est assis sur son lit, son grand lit blanc. Depuis qu'il est ici, depuis un mois, il n'a pas eu le droit de quitter cet étage. Les médecins jouent au chantage avec lui. Quand il ira mieux, il pourra sortir. Il parait que c'est pour son bien, pour l'empecher de se supprimer. Mais comment aller mieux quand votre horizon se limite à cette chambre, ce lit, ce couloir et cette unique fenetre. Blanc, tout est blanc, du sol au plafond, dans son lit, dans son assiette meme. Il se rappelle avec une douce ironie que le blanc est la couleur du deuil en Chine. Il n'est jamais allé en Chine. Il a 18 ans, c'est un surdoué comme on dit. Mais, à trop vouloir être malin, aujourd'hui il est seul. Parce que grandir ça prend du temps mais pas le meme temps pour tout le monde. Et les autres, ils ont pas compris que lui, il avait grandit plus vite qu'eux et qu'il était à leur niveau, pas plus naif ni plus intello qu'un autre. Il voulais seulement avoir des potes, il pensait en trouver. Mais ils n'ont jamais voulu l'accepter.Alors aujourd'hui il en a assez. Il en a assez des séances où son psy lui demande comment il se sent, il en a assez de sa mere qui fait comme si tout allait bien, et du silence de son pere, et de l'ignorance de son frère. Il a fait beau auourd'hui. Le soleil se couche et sa chambre blanche prend des teintes orangées, des teintes d'or. Il tient dans sa main toutes une poignée de médicaments, qu'il a caché depuis qu'il est là, qu'il a meme réussi à voler quand l'infirmière avait le dos tourné. Il les avale, un par un....Il va fermer les yeux, il va partir, pour toujours.. Peut-être va-t-il rêver...
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