Antigone
Alors le soir, le grand soir a fini par arriver... Toute l'année on se disait, oui, le 27 avril,
c'est loin tout ça. Et puis au matin d'une nuit où je n'avais pas bcp dormi, j'ai regardé mon portable qui me sert aussi de réveil et là, j'ai vu écrit 27 avril.. Oups, c'est aujourd'hui donc! On a donc monté notre décor, mis nos costumes et on a regardé à travers les rideaux le public qui arrivait.. et on comptait.. oulà, y'en a déjà 20.. jcrois qu'on est à 50 là... il parait qu'ils sont plus de 60...
Et puis le trac, le vrai, l'unique. Rien à voir avec le stress, non, ça c'est polluant, c'est parfois stimulant mais moi ça a tendance à me paralyser. Mais le trac... c'est une sorte de drogue, un truc qui vous retourne l'estomac, qui vous fait trembler les mains et qui vous coupe le souffle. Et puis on y va, on se lance, on monte sur scène, dans le noir d'abord...C'est rassurant ce noir, mais ça ne dure pas.. Et voilà c'est lancé ! J'ai été incapable de réfléchir, mon cerveau et ma bouche se sont démerdés entre eux mais le texte est sorti, tout seul comme un grand et pas trop mal à ce qu'il parait ! J'ai meme réussi à souffler une réplique lors d'un trou. Ah le trou, c'est un grand blanc, un vide qui semble durer une heure pour l'acteur.. mais finalement c'est le risque du métier.
Tout le monde a eu l'air d'aimer, bon, c'est mes amis hein, mais on avait laissé des questionnaires de satisfaction à la fin et tous ont dit qu'ils avaient apprécié! Ils ont ri, c'est déjà ça pour une pièce aussi tragique qu'Antigone d'Anouilh..
Un grand moment en tout cas, très important pour moi et pour tous je pense, après un an de boulot ! Mais comme tout ce qu'on met au monde après des mois de gestation, on ressent après un grand vide. Enfin, on remet ça jeudi aprem prochain...
c'est loin tout ça. Et puis au matin d'une nuit où je n'avais pas bcp dormi, j'ai regardé mon portable qui me sert aussi de réveil et là, j'ai vu écrit 27 avril.. Oups, c'est aujourd'hui donc! On a donc monté notre décor, mis nos costumes et on a regardé à travers les rideaux le public qui arrivait.. et on comptait.. oulà, y'en a déjà 20.. jcrois qu'on est à 50 là... il parait qu'ils sont plus de 60... Et puis le trac, le vrai, l'unique. Rien à voir avec le stress, non, ça c'est polluant, c'est parfois stimulant mais moi ça a tendance à me paralyser. Mais le trac... c'est une sorte de drogue, un truc qui vous retourne l'estomac, qui vous fait trembler les mains et qui vous coupe le souffle. Et puis on y va, on se lance, on monte sur scène, dans le noir d'abord...C'est rassurant ce noir, mais ça ne dure pas.. Et voilà c'est lancé ! J'ai été incapable de réfléchir, mon cerveau et ma bouche se sont démerdés entre eux mais le texte est sorti, tout seul comme un grand et pas trop mal à ce qu'il parait ! J'ai meme réussi à souffler une réplique lors d'un trou. Ah le trou, c'est un grand blanc, un vide qui semble durer une heure pour l'acteur.. mais finalement c'est le risque du métier.
Tout le monde a eu l'air d'aimer, bon, c'est mes amis hein, mais on avait laissé des questionnaires de satisfaction à la fin et tous ont dit qu'ils avaient apprécié! Ils ont ri, c'est déjà ça pour une pièce aussi tragique qu'Antigone d'Anouilh..
Un grand moment en tout cas, très important pour moi et pour tous je pense, après un an de boulot ! Mais comme tout ce qu'on met au monde après des mois de gestation, on ressent après un grand vide. Enfin, on remet ça jeudi aprem prochain...
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