Etape 4 : la tristesse
Mais ces états ne durent jamais, ni l'un ni l'autre d'ailleurs. Je ressens des symptômes étranges, psychosomatiques d'ailleurs... J'ai mal au ventre, à la tête, j'ai la peau qui me brûle, j'ai le tournis, la nausée... Si tu ne venais pas de rompre je me dirai que je suis malade. Mais non, c'est juste mon système humunitaire qui est triste, comme moi. La nuit je dors, c'est déjà ça. Mais l'autre nuit j'ai rêvé que je pleurais, sans cesse, pendant des heures, parce que dans mon rêve il m'arrivait quelque chose d'horrible, quelque chose qui vous ravage et qui vous noit dans la tristesse. Je me suis réveillée, et je pleurais vraiment.
Ma vie ne s'arrête pas, vous êtes nombreux à me bouger, à me dire ces phrases certes banales mais qui soutiennent. Ma colloc me remue pour que je sorte, que je boive, que je danse, que je ne me laisse pas aller à cette petite voix qui me dit "tu as juste envie d'être sous ta couette dans ton lit".
Je sais qu'il va me falloir du temps. J'examine parfois ça de l'extérieur. J'ai déjà vécu ça, je sais comment ça marche, et je sais aussi qu'il ne faut pas brûler les étapes. J'en suis à la quatrième, je pense que ça sera la plus longue.
J'ai toujours été de ces gens qui on besoin de souffrir et d'exprimer ces souffrances pour mieux les surmonter. Je me souviens qu'à la mort d'un professeur de prépa que nous aimions beaucoup, j'ai eu quelques jours très durs, je suis restée dans mon lit pendant une interro de maths, j'avais mal à la gorge, je ne vivais que cette douleur. Je n'ai pas essayé de "m'en sortir" plus vite que ça, j'ai juste attendu, l'enterrement m'a apporté une certaine sérennité et j'ai pu repartir.
Mais je ne suis pas une super woman. C'est la force des femmes que d'être à la fois fragiles et solides. On peut tomber 7 fois, on se relève toujours 8.
Alors je vais attendre, je vais laisser la vie et le temps guérir mes blessures et sécher mes larmes. Je pense que le soleil brillera encore demain et que les jours sombres sont nécessaires à un renouveau futur. Gardons foi en la vie.
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