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rêves

Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /2009 21:50
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Par Louloute - Publié dans : rêves - Voir les commentaires
A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire
C'est pourquoi laisse moi te dire ce soir
Qu'il peut y avoir des montages, des déserts
Je traverserai tous les enfers

Je ne sais pas après quoi je cours
Je ne sais même plus ce qu'on appelle amour
J'ai seulement croisé ton regard
Et mon coeur a pris un nouveau départ

J'ignore tes doutes, j'ignore tes peines
Je les imagine supérieures aux miennes
Je sais seulement que ta souffrance
Depuis toujours est immense

Je ne sais rien de ton histoire
Je doute nettement de ma victoire
Tu ne m'es peut-être pas destiné
Mais comment savoir sans essayer

Alors je ne nie pas l'adversité
J'ai conscience des difficultés
Mais que je tombe ou que tu me vois
J'aurai tenté d'être près de toi
Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /2009 22:24
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Par Louloute - Publié dans : rêves - Voir les 2 commentaires
Ton absence est la plus douce des douleurs et ta vision écorche chaque fois un peu plus profondément mes blessures que je lèche avec soin le soir venu. Tu réveilles au fond de mes tripes des sentiments enfouis, sans le savoir, sans avoir conscience une seconde qu'un regard de toi suffit à m'embraser.
Moi qui me croyait morte, moi qui pensait que tout n'était que désolation et vide à l'intérieur, je me surprends à sentir mon pouls s'accélerer lorsque tu me souris, de ce sourire si doux qu'il achève mes dernières résistances. Quand par jeu ou par simple amitié tu me prends dans tes bras ou que tu m'embrasses dans le cou, je me sens me raidir. Mon centre de contrôle s'affole, mes repèrent se floutent et je n'ai qu'une envie, que cela cesse, tant mon coeur menace d'exploser en plein vol. As-tu seulement conscience de jeter une allumette sur un fétu de bois mort, dans un geste de pyromane dédaigeux ?
Non, tout simplement parce que tu appartiens à une autre et ça depuis des années maintenant. Je n'aurai jamais du m'intéresser à toi qui n'étais pas libre et me retrouve maintenant captive de mon propre piège. Je pense presque autant à elle que je pense à toi. Où est-elle, que fait-elle, que te dit-elle ? Es-tu heureux avec elle ? Je ne devrai même pas me poser ce genre de questions, ne pas convoiter l'homme d'une autre, premier des commandements de Sainte-femme actuelle non ?
Alors je rêve, j'imagine, j'espère presque, que ce soit elle qui parte, qu'elle te laisse, te blesse, je me vois comme toujours le rocher, le pansement, celle qui réparerait là où c'est cassé, celle qui porterait ta peine, tes souffrances. Mais la réalité se rappelle à moi. Si je ne devais avoir qu'une seule certitude, ce serait celle-ci : que tu ne seras jamais à moi, ni pour une heure, ni pour la vie.
On dirait que je m'entête, que j'appelle cette souffrance de mes voeux, que je me complais dans ton indifférence, parfois même ton mépris. Pour toi, je ne suis rien, à peine un courant d'air qui passe, une sorte de mal nécessaire qui est là pour des raisons qui ne sont pas fruit de ta volonté. J'en viens même à souhaiter que tu me haïsses, pour qu'au moins je t'inspire une quelconque forme de passion ou de sentiment.
Et plus je te désire, plus je me déteste et plus je voudrais lacérer l'intérieur de mon ventre lorsqu'il se tord à ta seule vue. Je suis effarée de ma propre stupidité et de cet entêtement absurde. Je suis de trop dans ma vie.
Dimanche 10 mai 2009 7 10 /05 /2009 23:45
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Par Louloute - Publié dans : rêves - Voir les 3 commentaires
(Beaucoup de textes à l'ambiance "personnelle" en ce moment, promis je reviends bientôt sur des thèmes plus légers. Les longs week-end sont toujours propices à l'introspection)

La reminescence est sans doute l'un des plus douloureux moments de l'existence. Ce que l'on croit enfoui, ce que l'on pense terminé à jamais, vient parfois vous heurter de plein fouet, des années après. Je fais connaissance avec la haine, nouvelle compagne de mes nuits, que j'ignorais assez superbement jusque là.
Moi la tendre, moi la naïve, aujourd'hui un nouveau sentiment accompagne mes pas et il n'est ni beau à voir, ni agréable à sentir. Laid, petit et difforme, il se loge pourtant dans mes tripes avec entrain et brûle de toute sa violence.
Pourquoi maintenant ? Peut-être justement parce que cette fois-ci tout est fini. Le deuil est pourtant fait depuis des années mais cela semble plus fort que moi, indomptable et puissant. Chaque nuit, cela hante mes rêves. Je me sens alors submergée par les vagues de cette haine qui me donnent des idées sombres, alors que le combat est fini depuis longtemps déjà.
Je rêve de massacre de mes propres mains, je rêve de destruction d'existence, la sienne, la leur et tout ce qui va avec. Chaque jour je constate malgré moi les dégâts occasionnées sur ma propre vie. Je lui en veut de se balader chaque jour libre, le nez au vent, sans doute heureux.
Les victimes restent des victimes, tant que leur bourreau survit et parfois même au-delà. C'est injuste.
L'autre soir, surprise, c'est presque une bouffée de tendresse que m'évoquait son souvenir. Et puis le souvenir d'antan a vite été remplacé par le monstre d'aujourd'hui.
Il est mort à présent et lui offrir encore cette victoire en remuant le passé et en sentant mes tripes se nouer, c'est déjà trop. Il ne mérite pas, il n'a jamais mérité d'ailleurs et j'en pleurerais de rage et de désespoir d'en être toujours dans ce schéma là.
Il y a quelque chose à comprendre, il y a quelque chose à dépasser et là haine ne peut m'aider.
Pourtant chaque nuit je rêve de massacre, de destruction, de vérité révélée, de cris et de soulagement, d'apaisement et de passé effacé.
Je voudrai l'insulter alors qu'à l'époque je suis restée muette, je voudrai le frapper, alors que je suis restée immobile. Je voudrai lui cracher au visage, le maudire, lui souhaiter qu'il souffre autant que ce qu'il m'a fait subir et qu'il crève si ce n'était déjà fait
Ce sont les années perdues qui m'écoeurent, c'est le temps qu'on ne rattrape jamais qui me mine. Et je me déteste de perdre encore de précieuses minutes à penser à tout cela, même à écrire dessus.

Pourtant la lumière n'est pas loin et j'ai traversé une bonne partie du chemin.
Aucune énergie n'est bonne à mettre dans la haine, aucun bien ne peut en ressortir, alors je veux croire que demain, j'arriverai à oublier, à avancer. 

Image : Le Cri, E. Munch
Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /2009 23:49
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Par Louloute - Publié dans : rêves - Voir les 2 commentaires
Après la lune, la pluie. C'est la série bucolique de Louloute en ce moment ! Vous devez vous dire que je n'ai vraiment pas grand chose à vous raconter pour vous bassiner avec mes élans littéraires : c'est pas faux, je fais métro, boulot, mémoire, dodo. Dans une semaine les choses iront bien mieux !



C'est l'odeur de la pluie qui réveille mon envie
C'est cette senteur du soir qui accroît mon espoir
Lorsque tes yeux verts s'enfonçent dans les miens
Le monde soudain, ne rime plus à rien
Pour reprendre son souffle, la course du temps
Semble alors s'arrêter, rien qu'un instant

Je me surprends à rêver
D'un avant, d'un après
Et surtout d'un pendant
Aux longues heures défilant

C'est quand le jour décroit
Qu'un désir monte en moi
De pouvoir à jamais
Sur mon coeur te serrer

Je puise dans mes veines
La plus violente des haines
De n'être plus jamais
Esclave de tes regrets

De cette terre mouillée
Je ne tire que des larmes
L'orage s'en est allé
Sous des nuages parmes

Adieu mon bel amant
Ton souvenir n'est plus
Tu disparais lentement
Je ne t'invoquerais plus

Pourtant l'odeur de la pluie... ce soir réveille ma vie...
Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /2009 11:03
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Par Louloute - Publié dans : rêves - Voir les 1 commentaires
Il y a l'ombre de la lune, elle joue avec les feuilles des arbres. Le fond de l'air est bon et l'on sent déjà le parfum estival d'un renouveau à venir. Je vois ta silhouette qui se dessine. Je vois ton regard.
Et lorsque tes yeux rencontrent les miens et que ton sourire commence à se dessiner, c'est tout ton visage qui s'illumine, ce sont des millions d'étoiles minuscules qui s'échappent de tes lèvres et je sens la lumière se faire plus douce et le monde plus chaud.
J'aime ton calme et j'aime tes silences.Mais j'aime par dessus tout lorsque tu déclenches sans prévenir chez moi des fous rires interminables. Tu as ce don de créer chez moi une sensation unique, celle de la plénitude. Je t'ai longtemps cherché et j'ai fini par te trouver. Demain ne sera plus jamais comme avant.
Je n'ai plus peur, je n'ai plus honte, je n'ai plus l'angoisse de voir mes rêves s'évanouirent car je sais que tes pas accompagneront les miens tout au long de ma vie et que je ne serais plus jamais seule.

Puis le vent se lève et doucement ton image disparait, tes contours s'estompent et tu appartiens déjà au passé. Tu n'es plus et tu n'as peut-être jamais existé car de toi j'ai tout oublié. Ce qui fut ne sera plus.
Je sais aujourd'hui que je t'ai rêvé et dans l'ombre de la lune, ton sourire continuer de planer et le fond de l'air est frais.
Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /2009 23:03
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Par Louloute - Publié dans : rêves - Voir les 5 commentaires
Il m'a fallu quelques jours pour disséquer notre dernière rencontre et j'en extrait aujourd'hui toute la saveur et la spendeur. Des mots suffisent parfois à vous remettre sur vos pieds, à vous montrer le chemin du bonheur et de la vie. Un peu mystique tout cela, je l'accorde. Mais n'est-ce pas la spiritualité qui donne à la vie son épice et son piment ?
J'ai la chance d'avoir dans ma vie une personne très spéciale, une personne remplie d'une sagesse éternelle, qu'on pourrait diluer dans des litres d'eau et arroser la terre entière de son courage et de sa force. La vie a mis cette personne sur mon chemin à une époque où j'en avais un immense besoin. Jour après jour, elle m'a aidé et m'a guidé. Parfois je perds ma route, je prends des détours et j'oublie où je vais. Et en quelques paroles, en quelques heures, elle me rappelle qui je suis, ce que je vaut vraiment et quelle vie formidable est la nôtre.
Plus que du réconfort, elle m'a donné les clés, les pistes et les indices qui mènent à la sérénité.
Et pour tout cela, pour avoir la première fois pris une respiration de joie intense grâce à ses enseignements, je la remercie !
Je souhaite à chacun de rencontrer un jour ces personnes si uniques, qui vous cadrent et vous rassurent, ces personnes qui vous donnent de l'espoir comme le plus ultime des dons, ces gens qui ont les pieds si enracinés dans le sol que tous les vents du monde ne pourraient les detrôner.
J'oublie parfois ses conseils mais jamais elle ne m'en veut. Elle souligne mes erreurs comme autantde progrès vers le bonheur, elle m'insuffle sa force et la lutte me parfois tout à coup plus facile et plus douce.
En bonne égoïste, je n'admire pas grand monde ici bas. Oui, bien sûr, j'admire ponctuellement des actes courageux, des attitudes positives et des élans de bonté, mais jamais il ne m'avait été donné de rencontrer un être humain aussi... vrai.
 
Tu vois ma belle, aujourd'hui c'est ce que tu es : une femme vraie, issus des hommes vrais.
Cet amour immense dont tu nous entoures, ce cadeau que tu nous fais, à moi et à d'autres, c'est un passe vers le bonheur, c'est un passeport pour la vie.
Tu ne m'entends pas, tu m'écoutes, tu ne me vois pas, tu me regardes, tu ne m'aides pas, tu me transportes !
Ces mots sont dérisoires, mais je voulais juste te dire merci, merci pour les rires, merci pour les larmes, merci pour ta voix de vieux sage qui trotte dans ma tête plusieurs jours après t'avoir parlé.
Et merci toujours à la vie pour t'avoir mise là et t'avoir menée à moi.
Mardi 17 mars 2009 2 17 /03 /2009 23:04
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Par Louloute - Publié dans : rêves - Voir les 4 commentaires
[Attention, un article aux extraits naturels de bisounours avec de vrais morceaux de nuages roses dedans !]
Dans mon monde à moi, les mamans ne meurent pas d'un cancer et ne sont pas obligées de préparer "l'après" de 4 futurs orphelins. Dans mon monde à moi, l'amitié est un engagement solide, unilatérale et qui ne souffre aucune trahison. Dans mon monde à moi, si on s'aime on se le dit, si on ne s'aime pas, on ne fait pas comme si. Dans mon monde, quand on a une petite chanson dans la tête, on peut la chanter, tout fort, et cinq fois par heure si on a envie.
Dans mon monde à moi, on peut soigner les blessures du passé et se donner une seconde chance, pour caresser l'espoir d'être à nouveau heureux un jour... Parce que dans mon monde à moi, si une chose parait aussi évidente, c'est qu'elle l'est ! Dans mon monde à moi, on ne se sabote pas soi-même, on ne se détruit pas, on ne se considère pas comme la dernière des créatures. Dans mon monde à moi, les hommes aiment les femmes, ne les battent pas, ne les tuent pas, ne les violent pas. Dans mon monde à moi, les salauds n'ont pas d'enfants comme autant de jouets à torturer.
Dans mon monde à moi, on apprend à écouter la terre et on tente de vivre au même rythme qu'elle. Dans mon monde à moi, on croit que chaque jour est une chance et que chaque matin est l'espoir d'un tout qui renaît. Il n'y a pas de Dieu jaloux, tyrannique ou menteur dans mon monde, il n'y a que ce que vous mettez dedans qui forge votre spiritualité.
Dans mon monde à moi, ce sont les tueurs et les dealers qui finissent cloués sur un lit d'hôpital, pas les étudiantes de 20 ans fraichement diplomées avec la vie devant elles. Dans mon monde, on a compris que le pouvoir, l'argent et le sexe détruisent comme autant de vermines qui rongent un corps. Dans mon monde à moi, on a ce qu'on mérite, toujours, dans un sens comme dans l'autre. Dans mon monde, le bonheur est un compagnon de route, pas un visiteur de passage.
Dans mon monde à moi, on ne laisse pas celles qui portent la vie debout pendant que l'on est assis. On ne monte pas de petits plans et de stratégie mesquine dans mon monde à moi, on dit ce qu'on pense et on pense ce qu'on dit.

Mais mon monde à moi, c'est un peu le pays des bisounours. Il est utopique et imaginaire, il n'est pas réel ni réalisable. Mais c'est mon monde, mon monde à moi et j'essaie chaque jour de le faire un peu plus correspondre au monde de tous.
Pour cela, chaque jour j'amasse cette petite monnaie qu'est le bonheur et vous montre ma récolte du jour :-)
Aujourd'hui : il a fait beau, j'ai commencé un livre génial, j'ai mangé des champignons noirs, j'ai réécouté la voix de ma grand-mère sur mon répondeur, j'ai appris une troisième ligne et eu le droit à un de ses sourires si spéciaux et si rares...
Vivement demain !
Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /2008 10:19
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Par Louloute - Publié dans : rêves - Voir les 3 commentaires
Ca y est, c'est fait, c'est confirmé, c'est signé.... Louloute sera parisienne en janvier :-)
Enfin, depuis le temps !!!
Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /2008 16:16
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Par Louloute - Publié dans : rêves - Voir les 3 commentaires

J'aurais parfois l'envie

De démissionner de ma vie
De prendre des vacances
D'oublier les urgences

J'aurais parfois le besoin
De m'échapper très loin
De laisser mes soucis
Au pied d'un matin gris

J'aurais parfois le désir
De ne plus devoir choisir
De ne plus devoir penser
D'oublier mes responsabilités

Je me laisserais bien là
Ma peau rangée en tas
Laisser s'envoler mon esprit
Qu'il revienne une fois guérit

Mais je traine à mes deux pieds
De tous petits boulets
Des écorchures de rêves
Des émotions sans sève

Des paroles et des écrits
Des décisions, des avis
Pour lesquels j'ai renoncé
A toute forme de liberté

Je ne partirai pas demain
Je ne renoncerai pas aux miens
Mais ce soir j'ai bien envie
De démissionner de ma vie
Dimanche 30 novembre 2008 7 30 /11 /2008 15:37
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Par Louloute - Publié dans : rêves - Voir les 2 commentaires


Aujourd'hui j'ai envie...


De retourner sous ma couette, de manger des chouquettes, de boire du chocolat, de rentrer chez maman et papa, de partir en vacances, de fêter Noël en avance, de prendre un bon bain, de faire des câlins, de regarder un vieux Disney, de me mettre devant la cheminée, de dormir un peu, de fermer les yeux, de ne plus m'inquiéter de rien, de laisser le monde s'écouler sans fin, de me cacher de la vie, de serrer mes peluches endormies.


Demain c'est promis,


J'irai me battre contre le quotidien, je dompterai les transports en commun, je m'exercerai à sourire et chercherai à rire, je mettrai un pied devant l'autre, je parlerai aux autres, je défierai le froid, je me plierai aux lois, j'accepterai la brise, je résisterai à la crise, je marcherai le regard fier et je ne me laisserai pas faire.


Demain je n'aurai pas peur d'affronter la vie

Demain je serais une grande fille

Aujourd'hui je n'en ai pas envie :-)

Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /2008 17:18
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Par Louloute - Publié dans : rêves - Voir les 2 commentaires

Le temps passe à une vitesse incroyable, le temps me glisse entre les doigts comme le sable de la longue plage de la vie. Pardonnez mon absence récurrente, il semblerait que ma quête d'avenir ait enfin abouti puisque j'ai trouvé de quoi me lancer dans la vie professionnelle dans un mois.

Les éléments de ma vie se mettent en place ces derniers temps. Je sens un réel changement dans ma vie depuis presque deux ans. Même si parfois je chute, même si parfois je trébuche, je commence à flirter réellement avec la sérénité, le calme, le bonheur, comme vous souhaitez l'appeler. Comme tout apprentissage, on ne vous donne pas tout d'un coup, cela se mérite. Apprendre à se connaitre, apprendre à s'aimer. Je ne pourrais pas dire si cette formule est transposable ou généralisable mais pour moi elle marche en tout cas, à force de patience et d'erreurs.

Tout est une question de cohérence. Cohérence avec soi-même, cohérence avec son corps. Prendre le temps de se découvrir. Qui suis-je ? On m'a largué sur terre avec un corps et un esprit qu'il va falloir que je combine. Quels sont mes désirs, mes besoins en fait ? De quoi ai-je besoin ? Qu'est ce qui me rend heureuse, même un peu, même pas longtemps c'est déjà bien.

Et je crois que la réponse à tout ce bordel ambiant c'est la cohérence. Etre en accord. Avec ses décisions, ses choix, mais aussi avec ses défauts et ses doutes. Savoir où le bât nous blesse et surtout pourquoi. Savoir qu'en réalité on est bien plus forts que ce qu'on imagine. Cette cohérence intérieure renforce cette résistance d'ailleurs.

J'ai appris et j'apprends encore. Je ne dis pas que ça y est, tout est résolu, que tout est trouvé mais je ne me sens plus perdue, je ne me sens plus abandonnée, j'ai conscience de mes manques, de mes doutes mais aussi de mes rêves, de mes espoirs.

Je crois qu'il faut vivre SA vie, la sienne, soi-même, sans l'avis des autres, proches ou pas. Que personne d'autre que vous ne peut décider ce qui est bon pour VOUS.

J'ai l'impression de parler comme un livre américain de développement personnel mais j'avais juste envie de dire ici que oui, aujourd'hui je me sens bien. Aujourd'hui au sens large ! Moi, dans moi-même, au delà de mes tourments d'adolescentes j'imagine. Quand je repense aux états que j'ai pu traverser ou aux douleurs que j'ai pu accepter au nom de choses que je croyais vouloir, j'ai conscience du chemin traversé.

Arrêtons de nous empoisonner, arrêtons de nous mentir, arrêtons de nous forcer, de nous tordre, de nous comprimer. Soyons nous, nous-même et le sang se remettra à couler, l'air nous semblera alors plus pur et nos vies seront chaque matin une nouvelle aventure :-)

Assumons nos choix même s'ils sont à l'encontre du bien-pensant, à l'inverse de ce qu'on attend de vous parce que si les choses tournent mal, soyons les seuls responsables et décideurs de nos vies !

Ce n'est pas un chemin facile, mais il mène vers la paix intérieure et vers le bonheur.

Samedi 8 novembre 2008 6 08 /11 /2008 23:03
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Par Louloute - Publié dans : rêves - Voir les 3 commentaires
Juste pour un moment retourner en enfance, vers le pays du rêve où tout semblait possible. Se souvenir de celle qu'on a été, de l'enfant qui croyait voir les montagnes pousser. Se souvenir aussi, comment on a choisi cette vie, cette vie si pleine de folie, cette vie sans pitié ni merci. Avoir été princesse, s'être rêvée maitresse, puis avoir renoncé à la paresse !
Avoir imaginer l'avenir, l'avoir arrosé de souvenirs et puis laisser ses envies dépérir. N'être plus ce que nous étions hier, ne pas savoir ce que nous serons demain mais toujours croire en du plus beau, en du plus chaud, en du moins gros.
Les copeaux de mon enfance semblent s'être détachés depuis longtemps et je les vois, semés le long du chemin, comme la peau morte de mes sensations.
Une mue s'est enclenchée, je me glisse dans une nouvelle peau, à la fois plus grande et plus étriquée, à la fois familière et inquiétante. Et telle l'enveloppe charnelle neuve d'un reptile, le temps glisse sur mes écailles.
Mardi 2 septembre 2008 2 02 /09 /2008 22:22
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Par Louloute - Publié dans : rêves - Voir les 6 commentaires
Et voilà, on a beau se dire que c'est loin, très loin , après la plage et les déménagements, la rentrée finit toujours par arriver...
Demain, 8h30 et c'est reparti.
Pour cause de Louloute angoissée, pas de longs discours.
Courage à tout ceux qui "rentrent" !


Je vous mets juste la preuve en image que je suis âgée de 22 ans et que j'attaque ma cinquième année post-bac en étude supérieure et que c'est pour ça que je fais des achats aussi... matures !

Grandir, pour quoi faire ?
Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /2008 20:01
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Par Louloute - Publié dans : rêves - Voir les 1 commentaires
Ca y est, le dernier jour est arrivé.... J'ai fait mes adieux à mes collègues, à ma chef, à mon bureau, à mes petits dossiers si bien alignés sur les étagères....
Je suis partagée entre tristesse et excitation. Je suis en vacances. Pinaise ! Des vacances ! Pas eu de vacances d'été depuis tellement de temps.. j'ai du mal à réaliser....
Je pense à du sable, à du soleil, à des mots croisés au bord de la piscine !
Mes petits loulous, je vous souhaite donc de bonnes vacances pour ceux qui y sont encore et je vous dit rendez-vous fin août !
:-)
Lundi 7 juillet 2008 1 07 /07 /2008 22:55
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Par Louloute - Publié dans : rêves - Voir les 6 commentaires
Ce soir, mode bisounours activé... Il pleut, j'ai froid, j'ai troqué ma nuisette contre un pyjama...
Et puis ce fut un lundi terrible, démarrage sur les chapeaux de roues et plein de casse-bonbons. En même temps, je déprime à l'idée de partir de cette entreprise dans trois semaines.
Et puis les mecs c'est compliqué et puis je comprends rien à la vie.
Mode Cosette peut-être ? lol
Jvous fais des bisous et je vous mets ça


Si tu crois un jour qu'je t'laisserai tomber
Pour un détail pour une futilité
N'aie pas peur je saurais bien
Faire la différence
Si tu crains un jour qu'je t'laisserai fâner
La fin de l'été, un mauvais cap à passer
N'aie pas peur personne d'autre n'pourrait
Si facilement te remplacer
Oh non pas toi
Vraiment pas toi
Parce que c'est toi le seul à qui je peux dire
Qu'avec toi je n'ai plus peur de vieillir
Parce que c'est toi
Rien que pour ça
Parce que j'avoue j'suis pas non plus tentée
D'rester seule dans un monde insensé
Si tu crois un jour q'tout est à refaire
Qu'il faut changer; on était si bien naguère
N'aie pas peur je n'veux pas tout compliquer
Pourquoi s'fatiguer
Et commence pas à te cacher pour moi
Oh non, je te connais trop bien pour ça
Je connais par cœur ton visage
Tes désirs, ces endroits de ton corps
Qui m'disent encore
Parce que nous c'est fort
Parce que c'est toi j'oserais tout affronter
Et c'est toi à qui j'pourrais pardonner
Parce que c'est toi
Rien que pour ça
Parce que c'est toi j'voudrais un jour un enfant
Et non pas parce que c'est le moment
Parce que c'est toi
Je veux te voir dedans
J'verrais dans ses yeux tous ces petits défauts
Parce que parfait n'est plus mon créneau
Parce que c'est toi
Parce que c'est toi le seul à qui j'peux dire
Qu'avec toi je n'ai plus peur de vieillir
Parce que c'est toi
Rien que pour ça
Parce que j'avoue j'suis pas non plus tentée
D'rester seule dans un monde insensé
Parce que c'est toi

Axelle Red


Découvrez Axelle Red!
Dimanche 22 juin 2008 7 22 /06 /2008 16:06
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Par Louloute - Publié dans : rêves - Voir les 3 commentaires
Après des mois de mauvais temps, de solitude et de pluie, il semblerait qu'enfin nous y soyons enfin : voilà l'été, voilà l'été ! Il a régné ce week end comme un vent de vacances, comme un air de liberté (je ne vous parle pas de la fête de la musique parce que là ça serait plus un air de bordel et d'alcool qui a soufflé...pas la réussite cette année). Je me suis souvenue de mes étés de jeunesse, vous savez, ces vacances d'été de notre enfance, celles où nous étions encore insouciants, libres de ne rien faire pendant 2 mois !! Il y avait bien les cahiers de vacances, chaque année j'étais impatiente de les commencer mais au milieu de l'été j'abandonnais par lassitude! Des journées entières et entières devant nous, le soleil, la plage, la famille, les glaces aux chocolats, le film du soir, les amours éphémères...
Ensuite, depuis l'âge de 18 ans (16 ans pour les moins chanceux) on vous a clairement fait comprendre que si vous vouliez de l'argent durant l'année il allait falloir aller au turbin ! Du coup l'été a pris un côté beaucoup moins festif. Vous en êtes même arrivés à vous demander ce que vous pouviez bien faire pendant ces deux longs mois ! Ce n'est pas que vous ne remerciez pas vos parents avec du recul, vous avez appris la vraie valeur du travail et puis de toute façon vos amis bossaient aussi, alors pour partir, ça compliquait un peu les choses.
Mais cet été, dans un mois et demi exactement, je finirai 14 mois de stage au sein de ma boite de pinpins et je pars 15 jours en Corse. A l'ancienne, comme avant, avec papa-maman, une sorte de régression tous frais payés. Mes premières vraies vacances d'été depuis au moins cinq ans ! Je sens déjà le sable, la mer, l'odeur de la crème solaire... Que l'hiver m'a semblé long ! J'ai l'impression d'avoir passé des années sans odeur de barbecue, sans mettre des robes et des tongs, sans coups de soleil soignés à la Biafine, sans manger du melon/jambon cru...
Les terrasses ont fleuri, les gens semblent plus détendus et plus heureux quand il fait beau. C'est terrible d'avoir le moral qui dépend à ce point du climat. Je ne pourrais jamais aller bosser en Norvège !
C'est décidé, demain je pars travailler avec mes lunettes de soleil !
Dimanche 8 juin 2008 7 08 /06 /2008 14:50
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Par Louloute - Publié dans : rêves - Voir les 9 commentaires
Il y a quelques semaines de ça, je suis tombée sur un reportage sur Arte, intitulé "à quoi rêvent les filles de l'Est?". Comme quoi il faut arrêter de dire qu'il n'y a jamais rien sur Arte et que seuls les intellos trouvent de quoi s'instruire! Ce reportage donc, pour ceux qui ne l'auraient pas vu, traitait de la déferlante des filles issues des républiques ex-communistes de l'Est qui remplit nos films pornos, nos photos de charme, voire nos trottoirs. Pourquoi ces jeunes filles se retrouvent-elles massivement en France dans l'industrie pornographique et qu'est-ce qui explique ce phénomène ?
Le reportage s'ouvre sur cette magnifique phrase qui en dit long : "pour comprendre ces filles, nous nous sommes tournés d'abord vers les hommes qui les font travailler". Toujours se rapprocher des macs en effet, ça permet de mieux cerner le problème. On avait donc l'interview d'un photographe et ensuite d'un producteur de film qui expliquaient que pour faire ces métiers il faut en premier lieu être profondément amoureux des femmes. C'est marrant, je ne savais pas qu'amoureux menait à proxénète... Le photographe soulignait ensuite que depuis la chute du mur et l'effondrement des républiques communistes de l'est, un nombre certain de filles débarquaient dans la profession. Elles sont accueillies les bras ouverts car elles sont belles, ne coûtent pas chères, sont prêtes à tout et à l'inverse des Françaises, ne discutent pas les contrats.
Mais la partie la plus intéressante de ce reportage était bien sûr d'aller à la rencontre de ces filles. Des Roumaines, des Tchécoslovaques, des Bulgares, si jeunes, si belles aussi, prêtes à se déshabiller pour quelques centaines d'euro. Pourquoi ? Parce qu'elles gagnent en une séance photo ce que leurs mères gagnent en trois mois, parce que pour elles la France c'était un rêve, un pays "où il fait toujours beau" (heu... pas toujours) et qu'elles rêvaient d'autre chose que de se marier à 19 ans, d'avoir un enfant à 20, un second à 22, de partir en vacances en Tchécoslovaquie à 24, d'acheter une voiture à 25 et de crever de faim toute leur vie.
D'ailleurs à quoi rêvaient-elles ? Entre deux prises de films X, l'une d'entre elles nous explique qu'elle n'avait pas de rêve de petite fille, que son enfance avait été cadrée par un gouvernement qui ne laissait que peu de place à l'espoir, que son peuple n'était pas un peuple fier et qu'elle n'avait pas confiance en elle. Ce qui revenait au cours des interview c'était cette sorte de dédoublement de personnalité. Sans doute était-ce pour tenir le coup et conserver un minimum d'amour-propre mais ces filles expliquaient toutes que ce n'était pas vraiment elles lorsqu'elles se déshabillaient, mimaient des fellations ou tournaient dans des films. Elles restaient timides et réservées une fois sorties de là, identiques à celles qu'elles étaient en quittant leur pays.
J'ai trouvé ce reportage assez fort. Pas de faux semblants, pas d'angles arrondis. Juste des filles, comme vous et moi, d'une vingaine d'années, qui n'ont pas eu énormement d'autres choix que celui là pour sortir de la misère, du communisme. Ce qui me percute toujours par contre c'est que cette industrie marche sur un principe simple et millénaire : des femmes qui travaillent pour des hommes. Je ne sais pas pourquoi je ne ressens pas cette même empathie ou cette même compassion pour les acteurs pornos hommes, mais j'ai toujours plus mal en pensant à la condition de ces filles.
Est-ce à jamais le plus vieux métier du monde ?

Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /2008 19:53
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Par Louloute - Publié dans : rêves - Voir les 2 commentaires
Le réveil m'a tiré ce matin d'un rêve horrible. Je n'ai jamais autant remercié le matin d'être arrivé. J'ai  d'un  en espérant que le rêve resterait au lit, mais il était toujours là. J'ai ensuite tenté de le noyer dans la douche, s'il avait pu disparaitre dans le siphon, étouffé par le shampooing. Quand j'ai allumé le sèche cheveux il était toujours là. Il tournait en rond, autour de ma tête, il chuchotait à mes oreilles, malgré le bruit de l'appareil. J'ai tenté de chantonner en me maquillant, de penser à mes dossiers que j'allais retrouvé, à mes collègues, à ce que j'allais manger à midi. Rien à faire. Je revoyais ces visages, je me demandais pourquoi le passé me collait comme ça à la peau, pourquoi il se pendait à mes basques au point de revenir encore et encore hanter mes nuits.
J'ai senti que les choses s'amélioraient devant mon bol. Etait-ce le craquement des céréales ou l'acidité du jus d'orange mais il a commencé à vaciller. Il n'arrivait plus que par intermittence. J'ai ouvert le journal de la veille (je le lis toujours avec un jour de décalage) et j'ai regardé les cours de la bourse, pensant l'ennuyer avec les fusions-acquisitions dans le monde de la sidérurgie. Il a montré des signes de faiblesse, il faisait moins le malin...
Je lui ai porté le coup final en sautant dans mes chaussures et en courant après le bus. De toute façon il n'avait aucune chance contre la musique qui déferlait dans mes oreilles, contre le soleil qui se levait au dessus de la Loire et la journée qui commençait. Chaque matin est un espoir nouveau...
Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /2008 19:48
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Par Louloute - Publié dans : rêves - Voir les 5 commentaires
Dans ce monde parfois rude à affronter, je vous propose pour ce dimanche soir un peu de douceur...



Si l'amour m'a déçu
C'est qu'l'amour ça déçoit
C'est vrai que j'y ai cru
C'est qu'l'amour on y croit
Bien sûr que j'ai connu
L'amour bien avant toi
Des fois l'amour ça tue
Et des fois pas
Si l'amour m'a secouée
C'est qu'l'amour ça secoue
C'est vrai que j'ai aimé
Que j'ai aimé beaucoup
Si j'ai été déjouée
C'est qu'lamour ça déjoue
ça peut se déchirer
Aussi vite que ça s'coud
J'sais plus à quoi rêver
quand il s'agit de nous
J'essaie d'me raisonner
Mais l'amour ça rend fou
J'voudrais t'téléphoner
Dès qu'tu t'éloignes de moi
J'me mets à rayonner
Dès que je t'aperçois
Dis-moi à quoi j'ai droit
Et puis je le prendrai
Dis-moi à quoi rêver
Et puis j'en rêverai
Je ne demanderai rien
Mais je ne fuirai pas
Chaque fois que ta main
Se posera sur mon bras
Moi qui avait l'coeur en grève
Tranquille à la maison
J'sens monter à mes lèvres
Cette fragile chanson
Je sens grimper cette fièvre
De mon ventre à mon front
Cette passion dont on crève
Ce si bel abandon
Si l'amour m'a déçue
C'est qu'l'amour ça déçoit
D'l'amour j'en voulais plus
Et bon sang te voilà
C'est vrai que j'ai la frousse
Mais si tu me la tends
Cette main qui est plus douce
Que toutes celles d'avant
Je m'y cramponnerai
Tant pis pour le naufrage
Tu seras ma bouée
Et je ferai bon voyage
Puisque l'amour c'est con
Et puisque ça déçoit
Alors j'veux que tu sois
Ma plus belle déception...

Linda Lemay
Mardi 22 avril 2008 2 22 /04 /2008 20:55
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Par Louloute - Publié dans : rêves - Voir les 7 commentaires
Vous n'avez jamais eu le sentiment de foncer dans le mur ? Vous vous tenez là, vous savez exactement ce que vous devez faire mais non. Vous êtes comme paralysé. Vous vous voyez en train de ne rien faire de ce qu'il faudrait faire, vous vous laissez envahir par une lente paralysie et vous regardez votre vie défiler devant vous. Ce n'est pas qu'elle ne vous plait pas, c'est juste que pour une fois vous vous dites que vous pourriez vraiment agir dessus en faisant justement ce qu'on n'attend pas de vous. Vous y prendriez presque goût, cette autodestruction a l'air douce, elle est comme une musique à vos oreilles, comme un plaisir un rien masochiste, laisser la situation pourrir pour mieux vous en mordre les doigs après.
C'est comme ne pas se lever un jour d'examen, rentrer avec le premier inconnu rencontré en boite, mettre à la poubelle un rappel de facture. Vous savez que c'est idiot mais vous le faites. Vous êtes là, presque comme à l'extérieur de vous, vous vous regardez et vous vous dites "il faut que je bouge, il faut que je fasse quelque chose pour moi-même, je dois réagir". Au lieu de ça vous éteignez le réveil, vous embrassez le tocard rencontré sur le dance floor et vous videz vos poubelles. Vous enfouissez ça bien profondément au fond de votre cerveau en continuant votre train train quotidien, presque étonné de pouvoir dompter à ce point votre conscience. Ferme là Jiminy criquet, va prendre un verre avec tes potes !
Finalement ce qui vous paralyse c'est la peur. La peur de votre propre vie, la peur d'agir, parce que ça demande bien trop d'énergie. Parce qu'il est plus facile et plus simple de laisser les choses telles qu'elles sont. C'est moins épuisant. Et puis on ne risque pas d'être déçu. Si vous ne tentez jamais rien, vous ne ratez jamais rien. Accessoirement vous ne réussissez rien non plus. Mais vous vous dîtes que c'est parce que vous le voulez bien, que si vous aviez joué vous auriez peut-être réussi.. Mais dans le doute, vous avez préféré vous abstenir. Et puis vous vous dîtes que de toute façon ça ne donnerait rien, vous êtes épuisé avant même d'avoir commencé quoi que ce soit.
Il est plus facile de piocher dans la boite de bonbons que d'aller courir, il est plus simple de végéter à un boulot de fonctionnaire que de postuler à des dizaines d'entretien. Le quotidien est épuisant et vous vous battez suffisamment pour garder la tête en dehors de l'eau, alors pitié qu'on ne vous demande pas de nager à contre courant. Qu'on vous oublie en fait, vous iriez bien vous planquez sous la couette pour le reste des jours à venir.
Après tout, c'est votre vie et il n'appartient qu'à vous de la foutre en l'air. Que ça au moins ça vous appartienne....
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