Dire que je
ne publie pas souvent est un euphémisme ! On pourrait me mettre au tribunal pour abandon de blog ! J'avoue j'avoue.... C'est une drôle de période pour moi en ce moment : d'un côté je finis
bientôt mon stage, la mort dans l'âme de ne plus faire partie de cette petite start up pour qui j'ai tant donné cette année et l'avenir professionnel qui s'annonce... vide ! J'ai eu des périodes
d'extrême détresse ces derniers temps, d'angoise incontrôlable face à cette absence de boulot, à ce début de vie professionnelle qui s'annonce si mal... Et puis maintenant ça va mieux, je
relativise, je laisse la vie venir, il finira bien par se dessiner quelque chose. Et puis, en dehors de ça, le sentiment d'avoir une vie tellement parfaite depuis que je suis amoureuse. J'ai
retrouvé cet état de grâce, ce sentiment de flotter sur un nuage, d'être terriblement crétine et béate comme un bisounours que je suis toujours au fond de moi ! C'est marrant l'amour, c'est niais, c'est fort, c'est vrai, c'est violent, c'est boulversant, c'est imprévisible,
ça vous allie, ça vous sublime, ça vous pousse, ça met la tête à l'envers et le coeur par dessus... Je croyais que tout était fichu, je croyais que je ne vivrais plus jamais cela... et tout est à nouveau si beau !
(rien que d'écrire ça, je suis horrifiée de tant de mièvrerie... mais c'est plus fort que moi !)
On dit que les gens heureux n'ont pas d'histoire et que l'on n'écrit pas sur le bonheur. C'est vrai. Les heures
passées ensemble passent à une vitesse incroyable. Se séparer le dimanche soir m'arrache à chaque fois les tripes, moi l'indépendante, moi la femme libre ! Et puis il y a ces gestes, ces regards,
ces mots (rares) qui sont impossibles à décrire, qui les rendraient fades et peu réalistes. On ne sait que trop bien à quel point les êtres humains peuvent se détruire entre eux, se faire du mal, regorger
d'imagination pour se blesser, physiquement comme psychologiquement. On oublie trop souvent à quel point on peut faire du bien également. A quelle point la jouissance peut-être quotidienne, à
quel point on peut aimer l'autre, vouloir marcher avec lui main dans la main pour le restant de ces jours, avec quelle force on ne voit plus les autres hommes. L'amour dure-t-il trois ans ? Ou sept ? Tout ce bonheur va-t-il m'exploser au visage dans quelques années,
quelques mois ou peut-être quelques semaines ? Je ne sais pas. Rien ne dure, rien n'est éternel. J'ai déjà cru que l'amour que je partageais avec un homme était inexorable, j'ai déjà vécu tout
cela et pourtant tout s'est arrêté. Mais qu'importe ! J'aurai vécu d'avoir voulu sa peau contre la mienne à chaque instant, j'aurai rêvé d'avoir
trouvé enfin celui envers qui je n'aurai plus besoin de mentir, de tricher, de faire semblant. Il y a deux jours je me suis rendue compte que cela faisait des mois que je ne m'étais pas fixée sur mon poids,
sur mon physique, sur mon apparence. Il y a de plus en plus de jours où je me trouve belle, de plus en plus de fois où je ris à en perdre haleine. Ces instants passés ensemble me donnent un autre
regard sur la vie, ils me montrent une vie plus simple, dépourvue de haine et de violence. Je ne pense pas être différente, je pense au contraire ressentir ce que vous avez tous un jour ressenti, cet amour
est sans doute que le fruit d'une société consommatrice, ancré dans des principes de religion, de marketing, de culture propres à mon époque. Et bien qu'importe ! Je m'en fiche de ce que ça a l'air, je n'ai que faire d'être banale, d'être prévisible,
d'être tombée dans les clichés les plus honteux. Je suis heureuse, aujourd'hui, là, maintenant et pour cela, j'en remercie la vie d'avoir mis sur mon chemin un
homme comme lui.
J'ai illustré cet article avec Amélie Poulain car personne mieux qu'elle ne sait à quel point le bonheur se ramasse en petite monnaie !
Rien que le titre, tu sais que tu vas pas te marrer en lisant cet article ! Ca te donne envie hein ? Ouais je
sais, le marketing, la publicité, c'est mon métier.... Comme je n'en ai pas en ce moment - du boulot justement - ceci explique peut-être cela. Mais bon, ça n'est pas le thème du sujet de ce soir. Non le thème ça serait plutôt : "comment réussir à se pourrir la vie toute seule comme une grande et à saboter
soi-même le bonheur qui nous entoure". Ca fait pas titre de Psychologies-point-com franchement ? Au moins article de Marie-Claire ! Dieu merci, après deux ans de psychanalyse, j'arrive enfin à fermer ma gueule et j'évite de pourrir la vie dudit
conjoint avec mes angoisses à six francs soixante-huit et deux qui nous font huit.
T'es là, t'es bien, t'es heureuse, t'es amoureuse. Tu te sens tellement bien que tu t'en trouves presque conne. Non sérieusement, y'a une mini Louloute en toi, celle qui étais là y'a 6 mois, qui se marre en se foutant de ta
gueule et en te montrant du doigt genre "t'en a pas marre d'être aussi mièvre là ? Avec tes namour, bébé, chaton ?? Nan sans blague Louloute, tu pars pas un peu en vrille mode Barbie ? Tu t'es
faite lobotomisée le cerveau ou quoi ?"
Ben nan, t'es juste amoureuse. T'as résisté pourtant, t'as tout fait pour éviter ça. T'as biaisé, t'as triché, t'as menti, t'as couru, t'as fuis,
t'as fait demi-tour, double salto arrière et retombée en chandelle en tapant dans les mains, hop ! Mais ça n'a pas suffit ! C'est dimanche matin, y'a du soleil, t'es dans le lit couverte jusqu'au nez parce que ça caille dehors et t'es
juste contente comme une grosse niaise qu'il y ait un type qui dorme à côté de toi.
Attends, rappelle-moi un truc ? Fémi-quoi ? Féministe ? Humm, ben écoute, y'a la théorie et puis y'a la pratique
hein ! Parce qu'être toute fière de soi pour ça, faut quand même pas trop se la jouer ni-pute ni-soumise. Mais j'amalgame là !
Donc t'es heureuse. Bien, parfait, hourra, viva la vida, tralala poum poum. Tu te plains depuis des mois de ton célibat, et gnagnagna, et je veux rentrer au couvent, et les hommes sont tous
des cons, et blablabla.... Bon bah happy end là du coup ! Non ? Comment ça non ?
Ben non. Sinon je ne vous en ferais pas un fromage depuis tout à l'heure et on se regarderait "Joséphine ange
gardien" peinard au lieu de trainer sur la vie de Louloute.
C'est suspect ce bonheur, c'est fragile cette stabilité. Ca t'inquiète. En fait, pour être honnête, tu te demandes à quel moment ça va te péter à la gueule... Tu te dis "oh oh" (si si, tu te dis oh oh, tu te prends un peu pour le Père Noël parfois... nan mais tu gobes des
pilules roses pour te calmer hein). Donc tu te dis "oh oh, c'est quand qu'il va se barrer en courant et m'écrabouiller le coeur contre le trottoir ?"
Là tu t'en veux. Parce que tu sais que ta méfiance elle vient du passé (wahaaa, t'as fait psycho toi non ?). Et
putain tu t'en veux de laisser le souvenir de deux/trois connards mal dégrossis agirent aujourd'hui encore sur ta vie et ton ressenti. Ouais... mais le truc c'est que là tu le sens bien. Et à l'époque aussi tu le sentais bien. T'as même cru que c'était bon, que c'était le bon. Tu t'es bien ramassée la gueule à l'époque, hein, Louloute ? Tu t'es bien faite eue !! T'as bien morflée aussi,
genre des mois après, quand t'as eu fini de faire ta grande !
Du coup là on fait quoi ? T'as beau tourner le problème dans tous les sens, y'a rien à faire. T'es juste accro d'un type,un type aussi banal que la Terre en porte des milliers, mais tu sais pas pourquoi,
quand tu le regardes ça fait tilt. Alors quoi ? Tu comptes te barrer avant qu'il ne se barre ? Tu vas tellement le harceler et lui mettre la pression
qu'il va se casser en courant en changeant de pays comme l'autre ? Non, pour une fois tu vas éviter d'être bête comme tes pieds, flippée comme une ado et empotée comme une poule qui
aurait trouvé un couteau à huitres.
Tu vas bien fermer ta grande bouche déjà pour m'éviter les phrases du genre de samedi soir sur le fait de dire ou
non les trois mots magiques et tu vas vivre cette histoire simplement et sans prise de tête.
Je te préviens Louloute, on fait le point dans une semaine, t'as intérêt d'être d'équerre !
Vous donnez un jour rendez-vous à un beau brun, plutôt sympa, plutôt marrant. C'est l'été, vous êtes dans un parc et vous pensiez que tout ceci n'était plus pour vous mais voilà que vous
craquez pour ce type avec un chapeau noir, qui a en lui une part de ténèbres qui vous attire inexorablement. Des mois plus tard, vous faites le constat que vous partagez désormais la vie d'un artiste. Non, un Artiste un fait ! Le grand A c'est vous qui le mettez, parce que vous apprenez vite que l'Artiste n'est
que rarement satisfait de lui et son travail et qu'il est plus fréquent de rencontrer des modesties exacerbées que des égo démeusurés. Perfectionniste jusqu'au bout des ongles, l'oeil du maitre
décèle oeuvre après oeuvre des défauts que personne ne voit.. sauf lui, bien entendu... Vous, vous êtes en exaste devant son travail, baba devant son talent, soufflée par ce don. Quand votre sensibilité
artisitique se cantonne à poser vaguement quelques mots dans un carnet miteux, il vous semble que vous êtes à l'âge de silex des strates de votre homme. Mais vous aimez ce qu'il fait, vous "trouvez ça beau" (sic). Les références, c'est net, vous en manquez un peu et
les mots techniques, clairement, ça vous échappent beaucoup ! Etre avec un artiste, c'est être sa première fan, son premier regard - ou le dernier parfois, car l'Artiste n'aime pas vraiment vous
montrer son travail brut donc vous êtes parfois la dernière à voir ce qu'il a finalisé. Aimer un Artiste, c'est également désirer inconsciemment être son inspiratrice, sa muse, voire son modèle unique..
Rien que d'écrire cela, vous ne pouvez pas vous empêcher de rire ! L'Artiste traine déjà derrière lui toute une collection de modèles, loin d'être moches ou farouches, prêtes elles-même à se
battre becs et ongles (manucurés) pour être la première dans ses représentations. La compétition risque d'être ardue. Ou alors il reste l'option sous-vêtements dans la boue et c'est une méthode
qui peut rapporter de l'argent... Mais l'Artiste n'a pas l'air d'y attacher beaucoup d'importance, les voyant surtout comme de belles choses, lui
permettant d'atteindre son Art à travers elles. L'Art semble être d'ailleurs une religion bien exigeante. Les données mercantiles ne semblent pas rentrer en ligne de compte. En effet, non, l'Artiste ne travaille pas pour
n'importe quoi ou n'importe qui. L'Artiste se refuse à ses considérations matérielles et basses. Tout ceci est bon pour nous, se prostituer pour un chèque à la fin du mois, céder aux sirènes du
système et vendre consciencieusement chaque jour un peu plus de son âme en cherchant comment, oui comment, les braves consommateurs pourraient payer des produits dont ils n'ont aucun
besoin. En attendant, l'Artiste est un peu déconnecté de la réalité et de ses exigences, même si elles se rappellent
parfois violemment à lui et l'oblige, tout de même, à aller prendre son métro comme les autres pour faire bouillir la marmite. Et cela, lorsque vous aimez un Artiste, eh bien tout ceci vous plante une dague dans le coeur à chaque instant.
Car lorsque vous vous projettez, vous imaginez ce qu'il sera, ce qu'il deviendra, ses futurs expo et son succès. Tout ce talent encore non reconnu, cela vous ronge, vous mange les entrailles jour
après jour, lorsque vous le voyez trimer pour ce qu'il n'est pas, pour avoir le droit, le temps, de vivre un jour peut-être de sa passion. Aimer un Artiste c'est aimer cette force, cette violence et cette noirceur qui vous fascinent. C'est Aimer son
sens du détail et par dessus tout, son imagination. C'est être lié à un homme pas comme les autres, qui vous emporte souvent dans des mondes différents. Mais c'est aussi le retenir lorsqu'il vacille et lorsqu'il doute. C'est être chaque jour émerveillée de ce don que
la vie lui donne, c'est accepter cette sensibilité dans ce qu'elle a de plus touchant et de plus effrayant. C'est calmer ses exigences, c'est renoncer à ses propres batailles intérieures car
c'est accepter que ce que l'autre a décidé de s'épargner, vous en êtes la seule responsable lorsque cela vous empêche vous d'avancer.
Je ne t'avais pas prévu, je ne t'avais pas prédit, je ne t'ai pas vu entrer dans ma vie et pourtant aujourd'hui tu
y es, moi qui croyait tout ceci perdu à jamais.
De la
haine à l'amour, il n'y a qu'un pas
Qu'on franchit parfois sans savoir pourquoi
Je sens chaque jour en moi cette haine bouillir
Augmentant mon envie d'enfin te détruire
J'abhorre tes silences et tout ce que tu caches
Je rumine en silence sans que tu le saches
J'en viens à penser à de lentes tortures
Pour celle avec qui ton amitié dure
Appelle moi jalouse, appelle moi violente
Tu ignores à quel point sa mort sera lente
Et si jamais tu ne m'appartiens
Sois certain que tu ne seras jamais sien
Je ne supporte plus d'ignorer tes secrets
J'ai conscience d'être en train de saboter
Cette histoire naissante, ce début d'innocence
Mais qui rime encore avec l'inévitable souffrance
Je me hais d'être ainsi
Mais je n'ai pas choisi
D'être dévorée de colère
Sans pouvoir rien y faire
J'ai longtemps prié sans oser espérer
Qu'à nouveau j'allais pouvoir aimer
Mais de moi je ne me suis pas méfiée
Croyant que mes démons s'en étaient allés
J'hésite encore sur la conduite à tenir
J'entends hurler en moi une grande envie de fuir
Te laisser avec elle et avec tes mystères
Voir si plus loin, le ciel serait plus clair
Je m'étais bien promise que je ne serais plus
Celle qui souhaitait étrangler à mains nues
La première qui approcherait de toi
Mais on n'appartient jamais à d'autres que soi
Alors dans mon immense faiblesse
J'ai envie de te dire d'ignorer ma détresse
De reprendre ton envol, de suivre ton chemin
Et au bas de notre amour apposer le mot fin
Ce
soir, je ne m'arrête pas sur moi. Ce soir je m'ignore, ce soir je m'oublie. Telle une adolescente délaissée, je me retrouve à coucher ces mots que je ne peux te dire et qui te parviendront sans
doute jamais. Lorsque je t'ai vu et à chaque fois que je te revois, je sens une vague déferler en moi. Ton simple souvenir me
coupe même parfois le souffle, j'ai mal au thorax, ma respiration s'arrête. J'aperçois toujours au fond de tes yeux une tristesse immense. Je devine tes blessures sans connaitre ton secret.
J'ignore qui tu pleures, j'ignore ce que tu fuis, je sens juste ton coeur qui a mal et ne parvient à guérir. Laisse-moi t'approcher, laisse-moi te serrer, laisse-moi te bercer. Regarde, j'ai rangé ma haine, mes stratégies de femme, ma langue acerbe et mes griffes pointues. Regarde, j'ai
arrêté de tricher, arrêter de mentir, arrêter de faire semblant. Je viens à toi sans fierté, sans défiance. Fais-moi une place sur le canapé de ta vie, donne-moi une chance, même infime. J'ai tant envie de te prendre dans mes bras, d'aspirer ta douleur et tes larmes. Vois, je suis sans malice, je ne
te ferai pas de mal, jamais. On t'en a trop fait et moi aussi. Tes souffrances trouvent peut-être écho aux miennes, c'est peut-être pour cela que tu hantes chaque heure de chaque nuit, me
laissant au matin exsangue et fiévreuse, en rage de ne pouvoir que te rêver sans jamais t'approcher. Je ne demandrai rien, ne promettrai rien. Je te regarderai de loin. Tes yeux m'affolent, tes paroles me troublent.
Qui es-tu, d'où viens-tu, mais surtout que caches-tu ? Dis moi... Ouvre tes mains, ouvre tes yeux, vois comme je t'attends, calme et sereine, prête pour toi. N'aie plus peur, ni de
la vie, ni de moi, ni de mes semblables. J'aimerais être la fin de ton chemin, de ton dur sentier de douleur, qu'enfin s'ouvre la paix et le calme pour toi. Si tu me donnes ta main, je ne la lâcherais pas, si tu m'offres un morceau de ta vie, je ne te trahirais pas. Je
promets de ne jamais t'envahir, ne jamais te haïr, ne jamais en rire. Donne-moi un rêve, un souffle, un instant de toi. Parle-moi de celui que tu étais avant, parle-moi d'elle, de celle qui t'a
piétiné, te gâchant ainsi pour les années à venir et pour celles qui croiseraient ton chemin, comme moi, et qui tomberaient pour toi comme on trébuche... Laisse-moi soigner tes blessures, lécher tes plaies ou les ignorer si c'est ce que tu souhaites. Je laisse ici mes
chaînes, je me ferais nouvelle, je te créerai des rêves. Je plongerai mes racines au plus profond des tiennes pour t'aider à t'élever, à te relever, si tu as besoin de croire à nouveau qu'être
deux c'est être mieux. Je ne serai plus créature posséssive, vengeresse assoiffée, vampire exigeante. Ma haine s'est éteinte à ton
contact, une autre flamme l'a remplacée. Viens mon beau, viens mon ange, j'ai compris ma vie, j'ai saisi mes envies. Je te guiderai sur le chemin du
bonheur, sans haine et sans attaches car je te veux libre, libéré de cette détresse. Elle résonne à mes oreilles, elle hurle son cri déchirant de toutes ses forces à mes tympans, elle me nargue,
elle m'écrase de son mépris. J'ai si mal de te voir ainsi... Ton image m'habite, jour et nuit, elle me poursuit. Mon esprit te convoque, inlassablement. Si l'amour est une arme, j'ai peur de m'être laissée touchée, presque consciemment...
Je
l'ai souvent expliqué, je n'ai aucun talent pour juger les gens au premier abord. Je suis incapable de différencier le bon grain de l'ivraie et tombe la plupart du temps des nues après avoir
côtoyé quelqu'un plusieurs temps. Ramené à la gente masculine, les dégâts sont désastreux. Il parait que l'on choisit en partie notre compagnon de vie en fonction des gènes qu'il possède et qui
sont compatibles avec les nôtres. Il y a donc un je-ne-sais-quoi en chacun de nous qui doit nous prévenir lorsque nous tombons sur une autre moitié potentielle.
Moi lorsque je te vois, j'ai les compteurs qui s'affolent. De grands panneaux lumineux s'allument en moi et
hurlent leur alarme à plein poumons. Tu m'as longtemps hanté, à plusieurs reprises et je pensais avoir réussi à t'effacer mais il m'a fallu au moins quinze bonnes secondes pour retomber plus bas que terre, pour replonger cocaïnomane de ton sourire, pour sentir les flammes de la
souffrance revenir lécher mes orteils. Je te vois et je me dis que c'est toi. Que tu es le bon, que tu es le seul, que tu es l'unique. Et je sais aussi
que je me trompe. Je ne sais pas pourquoi mon corps me ment, pourquoi mon esprit se fourvoie, pourquoi mon coeur s'acharne mois après mois à courir derrière une inexistance d'espoir. Comment mon
intuition peut-elle autant m'induire en erreur ? Mon sixième sens a-t-il définitivement rendu l'âme ? Je me hais pour tout ça, pour ce sentiment idiot et sans futur, pour en être des années, des mois après, encore
là, au même point, pour retomber encore et toujours dans les mêmes schémas et les mêmes spirales. J'ai le sentiment que tu rampes sous ma peau, que ton nom s'inscrit sur mes murs, que j'expire ton parfum à chaque
bouffées et mes tripes se serrent lentement et douloureusement à chaque souvenir de toi. J'ai envie d'arracher mon centre nerveux, de cautériser les chairs autour, d'inalher des essences pour t'oublier
et te rayer de ma mémoire. Il ne me reste plus qu'à tout recommencer, à tout remettre en mouvement.
Ta réapparition correspond à un moment plutôt perturbé, à des remises en question déjà difficiles, à une
reconnexion lente et cahotique. J'étais inquiète, je suis perdue. J'étais anxieuse, je suis bouleversée. J'étais hésitante, je suis
figée. J'aimerais n'avoir jamais croisé ton regard, ton chemin, ta vie. J'aimerais ne pas avoir à refaire à nouveau le parcours du manque, de l'oubli et peut-être de la
libération.
Ce
week-end a été dédié... à moi-même. Après une semaine extrêmement difficile, il était vital pour moi de recharger les batteries, sous peine d'exploser littéralement en plein vol. Moi la battante,
moi jamais malade, j'ai pensé à me trainer chez un médecin car c'était devenu trop dur de se lever, d'aller bosser, de sourire, de retenir ses larmes, bref, le bon vieux passage à vide
quoi. Donc deux jours rien qu'à moi, du secret story à la télé, du ciné en solo, des soldes avec touuuute la capitale,
banlieue comprise (sont fous ces parisiens) arrosés de fondant au chocolat Rians. Si si, pub gratuite, goûtez le fondant au chocolat Rians, c'est une tuerie, pas cher, vendu par deux, avec le
petit pot de crème anglaise qui va bien pour remonter le moral des troupes. Les caloquoi ? Le maillot de quoi ? Moui bouaf, sachant que j'ai été cataloguée de "très décevante physiquement" cette
semaine, je ne suis plus à ça près. J'aurai du lui envoyer mon verre dans la gueule... Mais bon, après une semaine sans trop de sommeil, des heures sous la couette en compagnie de Katy Pancol m'ont
fait comprendre pas mal de trucs. D'ailleurs miss Pancol, pourquoi ai-je du attendre 20 ans pour te voir débarquer dans ma vie ? Pinaise mais si je t'avais lue plus tôt j'aurais compris plus de
choses plus vite ! Excellente valse lente des tortues d'ailleurs, un vrai beau roman ! Alors finalement les blessures, les coups à l'âme, les mensonges et les trahisons, autant que ça serve ! Oui,
autant que ça serve à ne plus jamais se reproduite. A la Hortense, à grand coup de ciment dans les veines, je promets mais un peu tard qu'on ne m'y reprendra pas. Fini les rêves tout éveillée, fini les belles phrases, la guimauve, les sentiments et tutti
quanti. Le bisounours fut et il n'est plu. RIP bisounours, je t'aimais bien va, mais tu n'es pas fait pour ce monde, avec
ta comédie musicale intérieure, avec tes grands bras de peluche. Je me plaignais d'être un baba au rhum ? J'avais une grande bulle nommée amour dont je ne savais quoi faire
? Je l'ai crevée, elle pendouille lamentablement et j'ai les mains pleines de crème d'avoir massacré la vitrine du
pâtissier. Désormais, les choses vont changer et ça ne sera plus jamais ça !
Et puis il y a des choses vraies, des choses pures, des choses qui sont encore intactes et sincères. Comme ma
cousine m'offrant le plus beau des cadeaux en me demandant de devenir marraine de son bébé, petit Aaron dont je
vous avais parlé à sa naissance. Petit ange tellement sage, l'amour que je te porte est le seul qui ne soit pas empreint de calcul et d'intérêt. Alors que valent les hommes cruels et leurs paroles aiguisés face à tant d'immaculé ? Mais rien, poussière,
peanuts, quantité négligeable et volatile. Désormais nous sommes liés. Je serai toujours là pour toi, je te guiderai, te protègerai, je te montrerai la vie, je t'expliquerai le coeur des filles,
pour que jamais au grand jamais tu ne deviennes un des leurs. Petit amour de bébé, ce sont de belles années qui t'attendent. Merci à tes parents de m'avoir donné cet espace
dans ta vie.
Katherine
Pancol dit qu'on aime comme notre mère nous a aimé. Moi la mienne, elle a du trop m'aimer, elle a du trop me donner, comme ça, sans retenue ni barrière, elle a du laisser son amour déferler
pendant des années pour avoir fait de moi ce que je suis. Aujourd'hui j'ai compris. Ronde et épaisse, dégoulinante d'amour et de naïveté, je suis un baba au rhum, un
paris-brest, une religieuse. Un truc qui vous écoeure rien qu'à le regarder. Les hommes me regardent (quand ils me regardent), ils sont souvent attirés par ces choses contre lesquelles ils
aimeraient se coller mais lorsqu'ils voient l'ensemble, ils savent qu'ils ne vont pas pouvoir finir leur assiette. Que leur petite cuillère va rester en suspend, au-dessus de cette pâtisserie
trop sucrée et trop grasse. C'est trop pour eux, c'est trop pour tout le monde. Trop de mollesse ! Il faudrait que je m'injecte du ciment en intraveineuse, que je devienne dure, blindée, solide,
que j'arrête de rêver ma vie, de marcher dans mes songes, de m'imaginer que l'honnêteté et la gentillesse mène quelque part. C'est faux, les gentils ne réussissent rien. Prenez les 50 personnes
de cette Terre qui ont le mieux réussi, pensez-vous un quart de seconde que ce soient des gentils ? Je vais vous dire où ils sont les gentils, ils sont planqués derrière des murs qu'ils ont fini
par monter, les mains vides de s'être tout fait prendre, le coeur au bord des lèvres de n'avoir rien compris à la vie. Je n'ai aucun code, je n'ai aucune stratégie. J'ai une amie qui mène les hommes à la baguette. Pire que ça, ils
lui mangent dans la main, ils sont fous amoureux, prêts à lui décrocher la lune, les étoiles qui vont avec et lui promettre mariage, enfants et richesse pour un simple regard d'elle. Je lui dis
souvent, mais que leur fais-tu ? Quel langage as-tu appris, quelle technique utilises-tu ? Elle ne leur fait rien justement, elle les méprise, les ignore, les rejette. Elle ne daigne même pas
leur adresser la parole, elle les traite comme des chiens et ils en redemandent. Moi non. Moi quand je souris, je souris. Quand je dis oui, je dis oui. Et puis je donne, je donne, je donne. Mon
coeur, mon corps, mon âme, mon temps, mes blessures et mes forces. J'ai passé ma vie à me faire piller par les hommes, à laisser exploiter mon coeur et mes sentiments comme s'ils n'avaient rien
d'uniques, rien de précieux. Je ne sais pas mentir, tricher, jouer, faire attendre ou monter des plans. Moi je suis une, entière, un gros mille-feuilles en quelque sorte, un de ces gâteaux
recouverts de crème qui vous donnent la nausée rien qu'à les regarder. Un jour, je me suis promise qu'on ne me traiterait plus comme ça, un jour où l'on m'avait traîné trop bas, trop
foulée au pied, trop piétinée. On avait lentement mais méthodiquement écraser mon coeur et mon amour-propre en me faisant croire que je ne valais rien, que je n'étais rien. J'ai une âme d'esclave, de soumise, de pute peut-être. Une mendiante de l'amour, une chercheuse d'émotions. Ca
lasse. Ca lasse très vite. Je suis même étonnée d'avoir eu tant d'hommes d'ailleurs, la méprise du premier sourire peut-être. Alors si l'un d'entre ceux qui m'ignorent m'accordent de l'attention,
je lui voue alors une reconnaissance sans borne, comme un chien qui lèche la main de celui qui le nourrit. Sans me demander si vraiment, moi, oui moi, sincèrement, je veux ce genre
d'homme. Je me les invente mes hommes parfaits, je les pare de mille atours et de mille qualités. C'est pour cela que je
préfère ne pas les connaître, c'est pour cela que je les aime de loin, éperdument, totalement. Et puis je m'en rapproche et plus ils me déçoivent, leur image s'étiolant et mes rêves devenant fine
poussière de sable dispersée aux quatre vents.
Imaginez un
amour. Un amour complet, un amour total. Un amour qui peut résister aux temps, un amour qui peut s'accomoder de l'éloignement. Imaginez que l'on puisse vous aimer comme jamais on ne vous a aimé
et comme jamais on ne vous aimera. Imaginez que cet amour soit éternel, soit sincère et unique. Imaginez aussi que même si vous ne rendiez jamais rien, cet amour continue d'exister. Parce qu'il
est pur, parce qu'il est vrai et parce que la personne qui vous porte cet amour n'attend finalement rien en retour. Imaginez cet amour comme une grosse boule de coton, légère au début, puis de plus en plus lourde. Imaginez ce que
cela peut faire de ressentir un amour pareil, un amour immense. Au début cela vous transcende et vous porte. L'amour que vous ressentez abat toutes les barrières et bien au delà des
considérations matérielle, cet amour vous illumine et vous soulève de terre. Puis la grosse boule de coton commence à se faire moins aisée à transporter. Que faire d'une si grande chose ?
Votre amour gêne, encombre, rebute, attire compassion et moqueries. Mais ma pauvre, que veux-tu faire d'une chose pareil ? Le monde se dit à la recherche perpétuel de l'amour et lorsqu'il le trouve, il le rejette. Trop gros, trop entier,
trop parfait, trop présent. Ce n'est pas l'amour qu'il veut, ce sont des touches éparpillées, qui le feront haleter d'impatience, le garderont sous manque et surtout, ne seront pas trop
envahissantes.
Et moi, avec mon amour, mon amour complet, mon amour total, mon amour éternel et mon amour sincère, je me retrouve
bien embarrassée. Ce que je prenais pour extraordinaire devient honteux. On me dit de le cacher, de le taire, de ne jamais au grand jamais le laisser s'exprimer, surtout de cette
manière. Alors lentemement j'étouffe, je commence à respirer des lambeaux de cette boule d'amour, qui partent au fil du
vent et je me retrouve à serrer cet amour qui s'étiole doucement. Tel des grains de sable entre les doigts, je vois que la luminosité de cet amour vacille. A quel être humain, à quelle religion, à quelle cause, à quelle espèce animale ou végétale pourrais-je donner cet
amour ? Toutes les solutions qui me viennent attirent à la fin la destruction d'une des deux parties. Mais cet amour, s'il ne trouve pas vite où se nicher, va finir par exploser et se déversera à l'intérieur de moi
comme un poison violent ou bien il se détruira de lui-même, entrainant là aussi, des dégâts irréversibles, rayant à jamais les termes d'empathie et de compassion.
Il suffirait d'un mot, d'une pensée, d'une image telle un nuage s'étiolant dans le ciel pour que je me sente prête à basculer, à plonger vers toi. Je te sens plapiter sous ma peau, j'ai
envie de m'envoyer dans le sang ce qu'il faut pour t'oublier. Car je m'efforce, chaque jour, plus que jamais, de ne pas penser à toi, de ne pas chercher ton visage dans cette foule anonyme, de ne
pas imaginer où tu es, ce que tu fais et à quoi tu penses. Je laisse dangereusement mon imagination prendre le contrôle et donne toute largeur à ma névrose. Je me sens sur le fil, sur le fil d'un
rasoir auquel je rêve pour pouvoir l'enfoncer dans mes chairs, pour que la douleur physique supplante celle d'un vide fantasmé. Car c'est la place de l'imaginaire qui est la plus
dangereuse. Il me faudrait toi au quotidien pour tuer l'oeuf de mon désir, il me faudrait te respirer, t'aspirer, te digérer.
Il me faudrait te connaître sur le bout de mes doigts. Ma raison hurle de toutes ses forces et je sais que mon cerveau enregistre ses vociférations et comprend ses arguments. Mais mon coeur s'en
balance et parfois, comme un ex-fumeur qui s'envoie une petite taf, comme une nana à la diète qui lèche un carré de chocolat, je t'invite dans mon esprit, te convoque et te dissèque. Tel un
shoot, je m'explose les yeux pendant de longues minutes sur ces représentations de toi, jusqu'à en avoir les globules qui tremblent, jusqu'à ce que ma rétine sèche implore pitié. Alors je
m'enfonçe encore et toujours les ongles dans les paumes pour t'allier à la douleur, pour m'empêcher d'imaginer même une seconde ton sourire ou tes yeux. Plus honteux qu'un fantasme de chair, je m'autorise un fantasme d'amour, je crois en une réalité que j'ai quittée
depuis longtemps. Je fais comme si tout était possible et que tu allais débouler là, me sauver de tous ces gens, poser ta main sur mon épaule, rajuster ta cravate et me sourire, m'emmener loin
des absurdités de ce monde. Alors ma folie n'a plus de mesures et j'échaffaude mille scénarios destinés à te sauver de toi-même, à te révéler
à cette vie que tu as toi aussi oubliée et j'espère en enfonçant mes racines au plus profond des entrailles de cette terre et en les liant aux tiennes, te rendre plus fort, te rendre plus
droit.
Mais j'éteinds l'écran de mes chimères, je coupe la musique de notre histoire, je range sous clé ton sourire
enjôleur et efface ton image. Je suis restée du bon côté du fil... mais jusqu'à quand ?
Je
t'emporte comme un souvenir, je t'emporte pour aujourd'hui. Je t'emporte temporellement, je t'emporte sans lendemain. J'ai laissé mes yeux errer sur ta bouche et je n'en emporte pas le goût, j'ai
laisser mon regard s'aventurer sur ton cou et je n'en emporte pas l'odeur. Je n'emporte pas de regret, pas de remord, pas de tristesse, je n'emporte que ton regard et ton rire, celui
d'aujourd'hui qui dura quelques minutes. J'emporte ces moments rares et précieux comme on emporte son coeur chaque matin. Je ne m'emporte pas, je ne m'emporte plus. Je t'emporte au fond de mon coeur, je t'emporte au plus profond de mon esprit, je t'emporte là où tu ne
t'échapperas pas mais là où tu ne feras pas de mal. J'emporte la sensation d'un peut-être, j'emporte la possibilité d'un espoir. Je pourrais emporter tes chagrins et les noyer de mes mains, je pourrais emporter ta douleur et lui faire vivre sa
dernière heure, je pourrais emporter ton passé et pour toujours l'enfermer.
Mais je t'emporte juste pour ce soir, je t'emporte sans trop y croire, je t'emporte pour que demain, je me
souvienne de ce chemin !
La vidéo du soir... Juste pour la douceur et la beauté de la chose, parce qu'il est bon de s'en entourer parfois
pour mieux affronter le monde demain matin...
Ce matin, le ciel est clair et limpide comme un ciel d’Italie au mois d’aout. Il me semble que je n’ai pas ressenti cette émotion depuis un long moment. Ca me rassure ce bout d’été en plein
milieu de l’hiver. Ca me réconforte surtout car je me suis réveillée de force ce matin. Je me suis tirée de ce rêve absurde et sans suite. Mon obsession lutte pour survivre. Pourtant je tente de
l’étouffer, de m’asseoir sur son torse, de lui plaquer un oreiller sur la figure mais non, elle est là, elle se balade dans ma vie. Elle m’envoie des flash de ce garçon quand je m’y attends le
moins, elle l’emmène avec elle dans mes rêves et elle se rit de moi et de mes tentatives désespérées pour l’oublier.
Le temps n’est pas mon allié. Déjà plusieurs semaines et au lien de s'effacer, j'ai l'impression que son image se
précise, que les contours de son visage se font plus nets. Je peux me souvenir clairement de ses yeux, de son rire. Je me fait l'effet d'être une camée, qui se plonge avec délice l'aiguille sous
la peau. Je sais comment tout ça va se finir, je lutte de toutes mes forces contre moi-même pour ne pas retomber dans ce schéma mais mon autre moi a l'air de prendre le dessus. Saleté
d'inconscient.... J'aimerai me conditionner en opposition, me faire mal à chaque fois que je pense à lui, m'infliger des douches froides pour effacer mes stupides rêveries et mes espoirs sans
lendemain. Je m'en veux d'être ainsi, je m'en veux d'être aussi faible, aussi naïve et aussi bête. Je ne supporte pas de sentir la carapace se fissurer. J'ai envie de noyer tout ça sous un flot
de mépris et d'indifférence.
D'ailleurs j'entrevois un espoir au bout du chemin car j'ai l'impression que la crise est moins violente que
d'habitude. Malgré mes échecs dans cette entreprise, précédemment décrits, je continue de croire que le temps et ma volonté auront raison de cette obsession passagère mais récurrente chez moi. Je
ne sais par contre pas quelle stratégie adopter. J'aurai tendance à penser qu'il faut taire son nom, ne jamais parler de lui, ne plus l'évoquer devant d'autres gens. Cet article même, est certes
un exutoire, mais il n'est peut-être pas une très bonne étape sur la route de l'oubli. Je m'abreuve de mouvement, d'occupations et d'autre gens pour ne plus lui laisser le temps de s'introduire
dans mon esprit.
La meilleure solution serait encore... de trouver une nouvelle fixation...Eternel recommencement
Les mecs écorchés vifs, les timides, ceux qui ne savent pas parler, c'est pour moi. Les fragiles, les mystérieux, les abimés, c'est mon lot. Ca devient un peu problématique d'être
systématiquement attirée par le même genre... Donnez-moi un pas-sûr-de-lui, un grand blessé, avec un sourire d'ange et un regard profond et c'est foutu. Je dois voir une sorte de défi à ne
m'intéresser qu'à ceux que la vie a bousillé, qui ne croient plus en personne ni en rien, qui se sont fait piétiner le coeur par une fille, qui traînent des casseroles et un passif
douloureux... Je voudrais les sauver, les guérir, je voudrais leur prouver qu'ils ont tort, que je suis différente, que je peux
insuffler la vie et l'amour au quotidien. Je voudrais les serrer contre mon corps et avoir cette présence réparatrice et entière. Je voudrais être celle qui sait et celle qui peut. Je voudrais
remporter toutes les victoires face aux fantômes d'ex hargneuses et destructrices. Je voudrais prouver qu'être deux c'est être mieux et en définitive qu'ils me soient éternellement reconnaissants
pour ça ! Et concrètement, comment croyez-vous que cela se déroule ? Je deviens complètement obsédée par ce but, je ne pense
qu'à ça, j'échafaude des plans incroyables pour arriver à mes fins et une fois sur deux, je me ramasse monumentalement :-) J'ai perdu un temps fou, je suis déçue, je remets tout en question, je
me jure de ne plus recommencer, je promets que la prochaine fois je regarderai les hommes sûrs d'eux et que j'en trouverai un que je ne veux pas aider et porter à bout de bras. Et puis ? Et bien je recommence, avec la même passion, la même ardeur ! Avec une dévotion presque religieuse, qui
relève de la vocation, je pars à l'assaut des hommes qui ne croient plus en l'amour et je tente d'être la femme qui saura les faire changer d'avis ! On ne se refait pas, n'est ce pas ? Et bien si ! Fini ce genre de bêtises ! J'arrête avec mon côté saint-bernard, j'arrête de vouloir tout donner sans
avoir rien commencé à recevoir ! Alors je l'écris, je vous l'écris, ça m'épargne de le vivre vraiment et ça me permet de constater à quoi j'ai échappé.
Aux
dernières vacances, séjour entre filles à Bruxelles. Trois jours de conversations quasiment non stop, quasiment jour et nuit. J'en viens à parler d'un garçon de qui je fus très proche et je
raconte à quel point il était gentil, adorable, serviable, etc. On en vient alors à me spécifier que c'est sans doute pour ça que je l'ai envoyé balader car je n'aime que les bad boys. Quoi donc
?? Moi ? Les bad boys ? Je ne crois pas non. Au contraire, je cherche des types qui me traiteraient comme une princesse, qui m'adulerait et m'adorerait. Heu... en fait, c'est pas sûr! Voyons
voyons. Alors le dernier qui m'a traitée comme une reine, bon bah je me faisais un peu chier quoi. Et d'un autre côté je suis restée raide d'un mec pendant des années qui me traitait comme je
n'accepterais plus jamais qu'on me traite aujourd'hui. Mais n'empêche que les faits sont là... C'est quoi déjà un bad boy ? C'est pas un gentil. Un mec un peu rebelle, contre pas grand chose au final mais bon
qui donne l'impression de ne pas être accessible. Si vraiment les bad boys m'attirent c'est plutôt ceux qui ont l'air trop occupés à mettre le bordel pour voir que t'existes. Ceux qui pourraient
avoir l'air de branleurs finis et qui te font un sourire à tomber. Je pense qu'il y a un rapport avec le symptôme groupie. Le mec a l'air tellement entouré, il a une telle vie que lorsqu'il
t'accorde ne serait-ce qu'un regard, c'est déjà beaucoup. Tu te sentirais (en théorie) prête à faire n'importe quoi pour lui, puisqu'il remplit les trois conditions nécessaires : il
t'impressionne, tu l'admires et il te fait rêver! Pour informations ces trois conditions ont été déterminées après de nombreuses discussions filles-mecs entre minuit et quatre heure du matin,
donc leur légitimité n'est pas très avérée ! Bref, je ne suis pas en réelle cohérence avec cette histoire de bad boy. Peut-être que cette attirance relève plus
du fantasme que de la réalité. Comme pour se donner un peu le frisson, comme pour se faire croire qu'on est une vilaine fille et finir par rentrer avec un garçon gentil et attentionné qui
pourrait faire un beau mariage. Le summum serait d'amadouer un bad boy. On en connait qui ont fait ça. Bon on en connait aussi qui ont échoué, car les bad boy c'est pas facile
facile. Mais ça vaudrait peut-être le coup de se brûler un peu les ailes, de sortir des schémas actuels !
Avoir tout oublié comme si cela faisait des années. Ne plus savoir ce qu'est le corps d'un autre. Se souvenir de gestes, de sensations, d'émotions... Avoir un
autre que soi à portée de main. Tenter de se remémorer ce que c'était que de toucher la peau d'un homme, de glisser la main dans ses cheveux, de sentir son odeur au bout des doigts. S'être crue
débarrassée de tout ça, avoir pensé n'être plus concernée par ces considérations. S'être imaginée plus forte peut-être ou alors pire, plus maligne que le reste des pauvres pêcheurs, esclaves de
leurs émotions. Avoir mis son coeur dans de la glace en sectionnant les terminaisons nerveuses pour se sentir vide de tout ressentiment, en dehors de toute passion. Et puis avoir laissé la glace fondre, pour un regard ardent, pour le frôlement d'une main et prendre le passé en
pleine figure, comme une bouffée d'air glacée. Replonger dans des souvenirs sensuels, souvenirs de corps à corps, de coeur à coeur. Se détester pour ça, avoir envie de se frotter à la pierre
ponce des pieds à la tête à chacune de ces pensées. Croire pouvoir oublier de nouveau et puis y revenir. Avoir envie de sentir un corps lourd sur soi, lorsque le souffle est court et la nuit profonde. Etre tentée de
recommencer, de reconstruire, avoir peur de souffrir de nouveau mais savoir que la vie est un jeu, qui en vaut le coup, puisque tous les gagnants étaient des joueurs... Le corps n'oublie jamais... il retrouve le chemin du plaisir aussi vite qu'il s'était empressé de le
quitter...
Nous les femmes, nous le charme, nous les larmes... Notre sexe est-il prédestiné aux pleurs et autres rigoles qui glissent le long de nos joues? Nous pleurons de
joie, de tristesse, de fatigue, de haine. Souvent signe de faiblesse, certaines tentent de combattre ces larmes, trop faciles, trop rapides, trop présentes. Nous rêvons parfois de colères
froides, celles que les hommes semblent si bien connaitre. Quand pleurent-ils ? Rarement, jamais, occasionnallement? Et nous ? Toujours, le jour, la nuit... Nous pleurons pour le départ de ceux qu'on aime, pour l'arrivée de ceux que l'on va aimer, pour des héros de
fiction qui nous émeuvent, pour une chanson nous ressemble, pour deux personnes se trouvent, pour deux personnes se déchirent. Nous pleurons sans cesse, comme si notre carapace était plus fine,
plus facile à briser. Et les hommes ? Pourquoi ne pleurent-ils pas ? Qu'ont-ils à prouver que nous n'avons pas ? Comment sont-ils
tristes ? Pourquoi cachent-ils toujours leurs sentiments au plus profond d'eux ? Faut-il leur briser le coeur pour escompter quelques larmes volées ? Et même dans ce cas, ne font-ils pas toujours
les forts, les virils, les blasés ? Que leur a-t-on confiés petits pour qu'ils semblent si bien maitriser leur émotion ? Ils semblent connaitre une
recette secrète, un plan de secours qui leur permet de froncer les sourcils, de serrer les poings, de crier bien fort sans jamais laisser les grandes eaux déborder... Ou bien les garçons se cachent pour pleurer... le soir, dans le silence de la nuit, masquant le bruit par un
oreiller... Cette fierté toujours revendiquée, comme un signe de force. Et si pour une fois on échangeait les rôles, si pour une fois on se parlait de vous ? Laisser tomber le masque,
juste une fois, laisser fondre la glace. Ne sommes-nous pas capables de vous protéger nous aussi, de vous consoler, de vous porter, de vous guider ? Discrètement, sans en avoir l'air, nous le
faisons au quotidien. Mais il est épuisant de guetter et de quêter sans cesse chez vous des indices d'humanité. Il est injuste de se sentir toujours plus faibles à cause de ces stupides larmes.
Ne vous sentez pas toujours obligés de faire semblant, de faire comme si, d'être des piliers inamovibles...
Olàlà, les gens de l'Internet, j'ai honte, j'ai honte! Ce blog est littéralement à l'abandon depuis bientôt deux semaines, si c'était un appart' il serait couvert de poussière!
Justement le problème il est là : même dans mon appart je n'ai pas le temps de faire la poussière. Alors j'ai fait le minimum vital cette semaine, heureusement que je vis seule et que je ne mets
pas trop le souk. Bref, en un mot comme en cent, vous aurez compris qu'en ce moment je suis débordée ! Je cours partout, je bosse tout le temps, je n'ai pas le temps de faire le ménage/les courses/la lessive, j'ai oublié de manger deux
soirs d'affilés, bref, c'est vraiment n'importe quoi. Enfin, je pense que les choses iront mieux dès début octobre. Ce soir je vous passe sous silence mes multiples angoisses sur ma vie passée, présente et future parce que franchement même moi je me
lasse de m'entendre me plaindre ! Je vais plutôt rebondir sur un sujet de conversation qui revient ces derniers temps, à savoir le pourquoi du comment des relations humaines et qu'est ce qui fait
qu'on est attiré par un rigolo du sexe opposé. Je n'ai jamais autant parlé de sentiments et de relations que depuis que j'ai décidé que tout ça ça n'était plus pour moi ! C'te blague ! Donc nous partions d'un constat simple cette semaine avec les gens de mon quotidien : il existe un certain nombre de personnes biens
sous tout rapport qui à priori devraient nous attirer. Exemple simple, nous les filles (j'adore faire des petits appartés entre girls ! Hi hi hi) nous avons tous dans notre entourage... un gars
bien ! Le genre gentil, intelligent, sympa, serviable, pas moche en plus ! Un mec qui, en toute objectivité, pourrait nous plaire et serait une figure solide dans notre vie. Oui mais non.
Pourquoi ?? Parce qu'il ne nous fait pas rêver, ne nous fait pas vibrer. Et voilà ! Alors que le bad boy de l'autre soir qui va sûrement te tromper avec la première venue, et bien là ça te fait des trucs et
des machins à l'intérieur du ventre quand tu le vois ! Là tu vibres ! Je schématise un peu bien sûr, mais tout ça pour dire que voilà pourquoi certains couples nous semble de l'extérieur assez mal
assortis et voilà pourquoi on s'intéresse à certains et pas à d'autres. Et j'ai envie de dire que malheureusement pour les autres, si vous ne nous faîtes pas rêver, ben c'est un peu comme ça et
pas autrement. Faut qu'un mec il t'intrigue pour qu'il t'attire non ? Faut qu'il est ce truc qui fait qu'on se dit qu'on irait bien voir plus loin et voir plus longtemps ! C'est tout sauf rationnel tout ça, et c'est ça qui est bon ! Imaginez si l'on devait choisir son partenaire en fonction de critère
très rationnels, ça ne marcherait jamais ! Quelle chance de vivre à une époque où l'on peut laisser notre feeling s'exprimer !
Le problème c'est d'avoir un feeling réciproque... Ah bah on a pas dit que c'était simple non plus !
Voilà un titre
d'article qui va rameuter tous les informaticiens et autres programmateurs en mal d'amour. Eh bien, les mecs, la roue a enfin
tourné ! Si la plupart des filles admirent les garçons doués en sport, les forts, les musclés, moi ce sont les geeks ! Tu as au moins deux PC chez toi dont un toujours à moitié démonté ? Tu
vérifies tes mails lorsque tu prends ton café le matin et la dernière chose que tu fais le soir est souvent liée à l'ordinateur ? Tu fais un boulot que personne ne comprend, qui contient au moins
un des mots suivants : analyseur, réseaux, informatique, architecture, programmation ? Tu as parfois craqué des sommes folles dans des figurines de manga/fantasy ? Tu te définis toi-même comme un
geek ? Cherche pas, je ne m'intéresse qu'à des mecs comme toi ! (ne pas confondre amour et intérêt, l'amour je m'assois un peu dessus en ce moment). Pourquoi me direz-vous ? Tout d'abord parce que je suis moi-même une
geekette. Bon, à un petit niveau puisque j'appelle encore mon ex à mon secours pour formater mon PC. Mais je ne pourrais pas m'entendre avec un mec qui ne comprendrait pas que je passe autant de
temps sur mon ordinateur et sur Internet. J'ai un besoin minimum par jour. Ce n'est pas pour rien si je fais mon mémoire de recherche sur le Web 2.0... Donnez-moi un footeux et je ne
saurais qu'en faire.. Si, lui devant ses match et moi devant mon ordinateur ! En plus, je n'ai pas de voiture, donc un mec qui patauge dans le cambouis c'est super, y'en a qui doivent trouver ça pratique mais pas moi, je
n'ai pas de pelouse à tondre, je sais changer mes ampoules, je démonte et remonte mon lit en 3/4 d'heure chrono si vous me donnez un bon cruciforme. Mais présentez-moi quelqu'un capable de me
sauver mes données, de me citer de bons sites de torrents, de protéger mon PC contre les virus et de me créer de nouveaux raccourcis de clavier et là je dis bingo! Deuxièmement, on passe à côté de mecs vraiment géniaux en laissant de côté
les timides, les renfermés, ceux qui ont passé leur enfance planqués derrière leurs lunettes. Généralement un peu "associal", le geek se révèle souvent être un mec en or, passionnant (si vous
aimez ça bien sûr), dévoué, fidèle. Je serais toujours du genre à m'intéresser au meilleur ami du héros, celui qui brille moins, qui se met moins en avant, qui préfère se mater des séries
récemment téléchargées que d'aller picoler jusqu'à vomir... Peut-être parce que je me considère moi aussi comme la meilleure amie de l'héroïne et que je ne veux pas passer à côté des
"seconds rôles" comme j'aimerais qu'on prenne le temps pour me découvrir, au-delà du physique.
Le geek gagne à être connu, à être "mis en lumière" même si je ne peux pas vous garantir que ça sera facile. Je vous conseille un très bon site : copine de Geek, malheureusement qui n'est plus mis à jour mais toujours très drôle.
Et pour voir de vrais geeks en action et mourir de rire, je vous conseille l'excellente série The Big Bang Theorie qui nous compte l'histoire de 4 copains geeks totalement inadaptés à la
vie sociale des gens comme vous et moi. Et bien, pour ceux qui connaissent, sachez que c'est pour Sheldon que je craque le plus...
C'est dire...