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quotidien

Jeudi 15 octobre 2009
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Par Louloute - Publié dans : quotidien - Voir les 1 commentaires
Putain, ça caille sa mèèèèère !



Ainsi commencent mes journées en ce moment. Me lève j'ai froid, je m'habille j'ai froid, je déjeune j'ai froid, je pars j'ai froid, toute la journée au boulot il fait froid (on a tenté de transformer la clim en chauffage, on a pas du appuyer sur les bons boutons) et le soir chez moi j'ai froid.
Heureusement que le métro me berce de sa douce chaleur appaisante, lorsque corps contre corps, à vingt-huit par mètre carré nous nous serrons ! Vie de Merde !

Déjà j'ai pas eu d'été ! Non j'ai pas eu d'été ! Ca n'est pas une semaine en Bretagne sous la pluie qui s'appelle des vacances ! Même à Amsterdam il a plu ! Et puis comme ça, là, d'un coup ? Je mettais encore mes petites chaussures de pétasse la semaine dernière ! Et là, bing, un grand coup de froid dans tes dents !!!

Rhaaa, j'aime pas le froid !
De toute façon, en ce moment je râle ! J'ai pas de boulot, pas d'entretiens, à peine quelques réponses négatives par ci par là, bref, la vie m'angoisse et les gens m'eaxaspèrent !
Et puis j'ai froid ! Ca me donne envie de me rouler en boule sur moi-même, dans moi-même en fait ! Je bosse avec mon foulard sur les épaules et ma veste sur les jambes. Bientôt aller bosser avec un sac de couchage, je vous le dis moi !

Bon, sinon ce week-end je vais au salon de la photo... bon, voilà, vivement le week-end quoi.
Bon weeeeeek-end les gens ! Je vous aime quand même, même quand je râle !
Dimanche 20 septembre 2009
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Par Louloute - Publié dans : quotidien - Voir les commentaires
Dimanche soir dernier, tu te regardes dans la glace et tu te parles un peu à toi-même : tu te dis bon, j'ai un peu beaucoup bu ce week-end, j'ai peu dormi, il s'est passé plein de trucs zémotionnellement pas évidents, alors cette semaine sera sous le signe du sérieux ! (...)
Autant croire une anorexique qui te dit qu'elle ne glissera pas ses doigst au fond de la gorge après une soirée raclette (oui je sais, c'est classe, bon appétit bien sûr à ceux qui mangeraient devant leur PC - moi même je le fais, de manger devant le PC je veux dire, pas de me faire vomir... mais là je m'égare).

Lundi : alors chez Louloute, le lundi c'est précis ! Je rentre avec les courses (ouais je sais, se trainer les courses pendant une heure de RATP c'est un peu comme faire la Corse en camion mais le samedi je n'ai jamais le temps ni l'envie). Donc tu ranges tes petits produits bien frais, tu te prépares un repas très très équilibré en t'auto-congratulant pour la capacité que tu as à tenir le coup dans ton régime et tu réponds aux offres d'emploi en envoyant des dizaines de CV.
Tu discutes un peu avec l'homme vers 23 heures et tu te couche tôt. Bravo, congrats, ça c'est vraiment bien. C'est après que ça se gâte...

Mardi : devant l'incapacité chronique que nous avons eu Postite, Babiole et moi à nous voir sur Paris ces... ah bah ces 8 derniers mois, il était temps de déclencher l'opération d'urgence "picole à Montparnasse" sous risque de devoir se chanter dans 10 ans "t'as pas changé, qu'est'ce tu deviens, tu t'es mariée, t'as trois gamins". (Patrick, sors de ce corps)
Nous voilà donc réunies toutes les 4, miss FlickFlack étant également venue pour notre bonheur à toute, et nous partons pour un haut lieu de la grastronomie française : l'Hippopo ! Avec du recul, tu te dis qu'appeler une chaine de restaurant comme ça te laisse présager de ta tête le lendemain matin quand tu monteras sur la balance après avoir englouti un hamburger maison-sauce-roquefort-avec-des-frites-mais-aussi-des-haricots-parce-que-je-suis-une-fille-qui-fait-attention !
On a donc bien commencé à casser les bonbons au serveur avec nos histoires de haricots, qui n'avait au passage aucun humour, alors que la carte des vins collée en son milieu et la réflexion de Flick Flack "ouuuh, y'en a qui se sont excités" était quand même super drôle !
Drôle je pense que ce fut le vrai thème de la soirée. Entre chômage, crise, violence urbaine et autres déceptions sentimentales, nous avions un gros gros besoin de chaleur mutuelle, de déconnade puissance 10 et cela fut très réussi. Nous avons hurlé de rire lorsque Babiole nous a raconté qu'ayant appelé les pompiers pour une odeur suspecte venant de chez son voisin, elle avait répondu aux pompiers sus-nommés que "heu, mais j'ai pas rangé mon appart" lorsque ceux-ci avaient émis le souhait de passer par son balcon.
L'épisode de Thomas, Fred et les autres ou encore du godmiché de Mylène Farmer resteront des moments anthologiques qui ont créés chez nos voisins de table un très fort désir de meurtre, assorti au lancer de quelques corbeilles de pain ! Un très bon moment !

Mercredi : alors d'accord, on picole on picole, mais ça n'aide pas le régime tout ça ! Motivées comme de jeunes trouffions, nous nous sommes embarquées mutuellement, le Patapon et moi, pour aller nager. Oui oui, rien que pour la satisfaction de dire à ta boss "heu.. bah j'y vais, j'ai piscine ce soir !"
Et là j'en profite pour souligner pour une fois le coût peu onéreux de la chose : 1,70 € l'entrée, si t'es parisienne et que tu as moins de 25 ans. Youpiyo non ! Ca ne vaut vraiment pas le coup de s'en priver !
Alors d'accord, tu as le bonnet obligatoire qui te fait ressembler à un spermatozoïde géant, tu as un peu des boulets qui trainâssent et surtout tu craches tes cigarettes au bout de la cinquième longueur mais quand tu arrives à 40, eh bien tu es heureuse !
Tu rentres, boostée par les endorphines, et là tu tentes de réconforter l'homme et ses angoisses d'avenir et de travail - ce qui est un peu le lot de tout le monde en ce moment - mais un jour je vous parlerais du bonheur de partager sa vie avec un Artiste (toi aussi tu auras noté le grand A) !

Jeudi : boire ou manger, il faut choisir. Toi c'est simple, t'as tellement passé une journée de merde que deux verres de vin suffisent seulement à t'enlever la boule au ventre et l'envie de pleurer ! L'alcool n'est pas une solution, non non non ! Et puis tu retrouves toute ta market dream team et tu te souviens avoir dit "bon, après celui-là on va manger" et là tu t'es retrouvée dans un bar gay - sympa au demeurant mais rempli de jeunes et beaux hommes à qui la vue de tes seins créent autant d'excitation que toi devant la F1 ! Vers minuit tu as compris que tu n'allais pas manger.. du tout.. alors t'as encore un peu bu et t'es rentrée en essayant de ne pas penser aux mouvements du métro.

Vendredi : le réveil a sonné et là... t'as beau être matinal, t'as mal ! La gueule de bois en chêne massif, l'envie de tuer les gens dans le métro qui te poussent, le sentiment que ton collègue hurle dans tes oreilles et cette faim et cette soif tenace que rien ne semble pouvoir apaiser ! Aïe...
Dans l'après-midi tu te sens un peu mieux, ce qui n'est pas le cas de l'homme qui t'appelle pour te dire qu'il est malade et que ce soir, ben tu sortiras toute seule ma grande !
Tu décides de profiter de ta soirée quand même, bien profité, trop profité... A un moment, tu as changé de soirée et tu t'es retrouvée à scander des chansons paillardes sur un balcon en battant la mesure avec une bière à moitié remplie. Quelqu'un a lancé la bonne idée de deux heures du matin, quand le dernier métro vient juste de passer en disant : "ouais, vas gny... on sort, on va danser...". Vingt minutes de marche tanguante plus tard, tu redécouvres la joie de te frotter à des corps chauds, puant l'alcool et parfois le vomi ! C'est toujours à ce moment que tu te retrouves tirant sur une cigarette dehors, alors qu'il commence à pleuvoir, en train d'entamer une discussion sur l'incapacité de communication homme/femme et pourquoi la vie elle est trop compliquée quoi !
Voyant arriver le moment du mélodrame, tu prends un taxi et rentre dans un silence complet, rendant grâce au chauffeur de te laisser avec tes pensées.

Samedi : là, tu sens que tu as déconné ! Tu as peu dormi, mal au crâne, la faim et la soif habituelle te tenaille. Heureusement, tu n'as rien à faire, et tu peux faire ta loque jusqu'au moment où il va falloir te préparer. Tu as quand même été chercher du pain, cheveux gras et habillée avec les premiers vêtements trouvés et forcément tu as croisé tes voisins, lui en costard, elle en talons, qui partaient sans doute manger chez belle-maman ! VDM ! Tu arrives chez tes amis avec une envie de Co*ca et d'une petite sieste... Laisse tomber, te voilà déjà assise dans un bar à Invalides pour fêter les 30 ans de ton pote. Puis petit restau très sympa, situé en 2ème sous-sol, ce qui rend les expéditions cigarettes de plus en plus drôles au fur et à mesure que tu bois ! Cadeaux, discours, lynchage en règle du roi de la soirée, bref, nous étions bien motivés lorsqu'on a décidé "ouais, vas gny... on sort, on va danser..". Et re-sous sol ! Lieu éclairé, climatisé, gens encore un peu sobres, propice pour une longue conversation qui a un peu mal commencée et qui a mieux terminée, représenant l'aboutissement de presque un an de préparation ! Wahoo ! On n'osait plus espérer.
Re-taxi, pas très silencieux celui-là et retrouver son lit, immense, pour mieux rêver.

Pas de gueule de bois ce matin, juste le sentiment d'avoir passer une semaine de folie.
C'est décidé, cette semaine : je ne sors pas ! Y'a un moment, faut arrêter les conneries :-)
Jeudi 10 septembre 2009
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Par Louloute - Publié dans : quotidien - Voir les 4 commentaires
Le temps est à la peur. Une rentrée sous le signe de l'angoisse : crise, grippe, tel est l'avenir que chacun trempe dans son café le matin. Et puis la fin de l'été, le retour du quotidien, plus bronzé mais pas plus gai et déjà la tête dans les dossiers.
Impossible d'ignorer l'ambiance. Si je reste persuadée qu'on nous agite le fantôme de l'épidémie pour nous garder maléables et disciplinés, je ne peux nier que mon propre avenir s'obscurcit.
La peur vous glace, vous gèle sur place. Elle vous paralyse, vous domine, vous maitrise...
J'en ai assez d'avoir peur, j'ai l'impression d'avoir eu peur toute ma vie. De tomber, de me briser, de rater, d'échouer, de décevoir, de ne jamais être assez bien.
Il est temps de prendre sa vie à deux mains, le courage en bandouillière. De se lancer car finalement seul le premier pas coûte. Lorsqu'on laisse la terreur guider nos choix, ils sont forcément mauvais et amers.
Alors tant pis, je pousse les portes, je pense à voix haute, je laisse de l'espace, je fais de la place. Et si je chute, si je dois jeter avec rage cette brosse à dent que tu as laissé en gage de ton interêt, si je dois regretter d'avoir voulu cette vie, j'aurai vécu d'y avoir cru, de l'avoir voulu.
Si j'ai peur demain de vivre c'est que déjà je ne vis plus.
Alors je la saisis par le col cette peur, je la regarde droit dans les yeux, cette peur que je nourris, que j'ai eu le temps de couver et de bien examiner.
Elle biaise, sournoise, avec son sourire enjôleur de celle à qui on n'échappe pas. Mais je l'ignore et l'étouffe, la domine, la surplombe. Tel un phénix elle renait chaque jour à l'aube et chaque jour le combat reprend, infini et multiple.
Aucune faiblesse ni temps mort ne peut être toléré, au risque de la voir s'engouffrer dans la faille.

Ma vie sera celle qu'elle doit être et toutes les peurs du monde n'y changeront rien.
Dimanche 16 août 2009
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Par Louloute - Publié dans : quotidien - Voir les commentaires
Evidemment, l'an dernier j'étais en Corse, alors tu m'étonnes que je n'ai pas trop senti passer le creux du mois d'août ! Cette année, statut d'esclave moderne oblige (heu, de stagiaire), me voilà à Paris, à bosser pendant tous le mois d'août. Et bien ça n'est pas si désagréable que ça.


Bon il faut quand même avouer que :
- mon japonais a pris une semaine de vacances ! Et mon livreur un mois ! Mais qu'est devenu l'homme jaune dédié corps et âme au riz collant (cette blague contient bien évidemment des faux morceaux de racisme, vous l'aurez compris !). Résultat, je dois me rationner en sushis !
- pas de journaux gratuits le matin ! Et comment je reste au courant des agressions en banlieues ? :-)
- comment ça mon restau/coiffeur/libraire préféré est fermé ?? Argh mais je survis comment moi ? Même la boulangerie fait des travaux !
- il fait quand même de bonnes températures d'août et plus on plonge sous terre, plus il fait chaud. Pourquoi certains semblent donc considérer l'étape douche/Sanex facultative ?
- la ville semble s'être changée en chantier géant : échaffaudages, marteau-piqueur, tractopelles... merci le bruit et l'odeur ! Du coup, changement d'itinéraire du bus, un tram sur deux, le pied quoi.
- les blogs sont en stand by, les potes en vacances et j'en ai marre de recevoir des cartes postales de mes parents qui paufinent leur bronzage entre mer et montagne !

Mais quand même :
- les chefs sont eux aussi en vacances et qu'est-ce que c'est agréable de pouvoir travailler en paix !
- les transports se sont bien vidés, finit les trajets debout.
- il y a de la place dans les bars, on n'a plus besoin de réserver au restau, Paris prend presque des airs de villes humaines.
- on prend plus le temps de vivre de ce fait : expo, théâtre, on redécouvre sa capitale.
- comme les gens partent en vacances à des périodes décalées, ça permet de voir enfin tout le monde sans être obligé de prioriser.
- bronzer aux Tuileries c'est aussi une façon de bronzer :-)
- vu que les adresses habituelles sont fermées, c'est un bon moyen de découvrir de nouveaux coins...

Finalement, c'est assez sympa de bosser quand les autres sont collés serviette contre serviette, coincés dans les embouteillage pour aller à la plage, un peu comme le reste de l'année en fait.
Mercredi 12 août 2009
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Par Louloute - Publié dans : quotidien - Voir les 2 commentaires
Il est 7h30, elle se tient en sous-vêtements devant la glace, l'air décidé. Elle fixe d'un oeil torve l'ennemi, la lippe tremblante mais le menton fier. L'adversaire est en ce moment incarné par une masse de cheveux informe, à laquelle il va falloir donner apparence humaine sans tarder.
Séchés, démêlés, les cheveux sus-nommés se balancent presque dans le vent, l'air moqueur et insouciant de ceux qui n'ignorent rien de leur pouvoir et qui se réjouissent de l'impuissance de ceux qu'ils dominent. Chaque jour, saison après saison, année après année, elle poursuit ce combat inexorable et parfois vain. Autant imaginer Sysiphe heureux...
Elle a tout essayé, sauf peut-être de tremper sa tête dans de l'huile d'olive, et après des tests innombrables et épuisants, seule cette solution s'avère la moins inefficace.
Elle prend une longue respiration et s'empare du fer. L'outil est de taille. Après des années de bons et loyaux services, son dernier s'est éteint, la laissant un matin perdue et esseulée, lançant un cri vers le ciel devant tant d'injustice. Elle a donc décidé de s'équiper du meilleur, du plus perfectionné, du plus développé des fers à lisser du marché. Il est rouge comme le sang de la victoire des justes, il souffle de longs jets de vapeur, s'active de ions négatifs, bref, à quelques détails près... il ferait le café ! Inutile de préciser son prix, les choses vitales n'ont pas de prix ! Paie-t-on l'air qu'on respire ?
Le voyant vert s'allume, tel les drapeaux noir et blanc d'une course de Formule 1 se mettant en branle. Ca y est, elle se lance. Elle attaque la première mèche, la plus terrible, celle de devant. Celle qui ne doit sous aucun prétexte se mettre à friser dans quelques heures, celle sur laquelle elle passera mainte et mainte fois les plaques pour tenter de repousser frisottis et ondulations, au moins jusqu'au soir, au moins jusqu'à midi, au moins le temps d'arriver au travail !
L'ennemi se fait fourbe, il a gardé quelques traces d'humidité à la racine qui font fumer le fer et rendent tout essai prompte à l'échec. Elle a une botte secrète pourtant : elle n'hésite pas à rebrancher le sèche cheveux et assigne de nouveau sa chevelure au terrible jugement des plaques. Il y a de la résistance ! Elle s'essouffle presque, s'acharne pourtant avec une rage non dissimulée. Ca y est, elle attaque le deuxième côté, déjà presque épuisée mais sentant un deuxième souffle en elle. Les boucles hurlent sous la torture et veulent laisser de leur passage une marque éternelle. Mais une seconde vague a raison de leur résistance.
Elle sent la victoire proche, ça y est, une dernière fois, l'épreuve finale de la brosse et l'ultime coup de fer et ça y est, enfin, elle est coiffée, ses cheveux sont lisses et soyeux.
L'homme a passé la tête dans l'encadrement de la porte depuis cinq bonnes minutes et comme chaque matin, se félicite de se lever une demie-heure plus tard parce que non, vraiment, elle ne serait jamais à l'heure pour partir au métro ensemble !
Dimanche 2 août 2009
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Par Louloute - Publié dans : quotidien - Voir les 2 commentaires
Ma vie m'énerve, ma vie me fatigue, ma vie m'ennuie !

Je n'ai pas envie de voir des gens et je ne veux pas rester seule.
Paris m'épuise, la province me déprime.

J'ai envie de couper mes cheveux, de découper ma peau, de m'arracher la tête.
J'ai tellement de kilos à perdre que je devrais seulement sucer des glaçons.

Et puis il fait pas beau, mais dans le métro il fait chaud.
Je comprends rien aux hommes, ils me le rendent bien.

L'avenir m'angoisse, le présent me pèse, le passé m'étouffe.

Je ne sais pas ce que j'ai
Je ne sais pas ce que je veux
Je ne sais pas où je vais

Je n'ai envie de rien et ne sais pas de quoi avoir envie...

Louloute est.... Caliméro !
Mardi 7 juillet 2009
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Par Louloute - Publié dans : quotidien - Voir les 7 commentaires
J'ai pensé longuement à vous dans le métro tout à l'heure.
Enfin, à ceux qui sont encore derrière leur écran à me lire car j'ai la désagréable sensation que mes lecteurs finissent de se lasser de la vie de Louloute. Moi aussi ces derniers temps, j'ai l'impression d'avoir perdu mon modjo de l'écriture.
Fatigue, stress, manque de temps ? Je crois que c'est plus profond que ça. Ma chère et tendre mère est "tombée" sur mon blog et nous avons eu un débat plutôt houleux sur mon style et ma plume (maman si tu lis ces mots, du vennnnt !!! lol )
Elle m'a formulé ses critiques en mode "stylo rouge" comme je lui dit, à savoir de son ton professoral qui te donne envie d'aller refaire ta dissert dans ta chambre en écoutant les Spice Girls.
Oui je sais, à 23 ans, faut que j'arrête de me soucier de l'avis de ma mère.
Mais quand même... y'a peut-être pas que du faux dans ce qu'elle dit.

Elle m'accuse de cliché (hein ? moi ? jamais !!) et d'en faire des tonnes et des tonnes pour finalement ne pas dire grand chose. Il semblerait que je verse parfois dans le larmoyant en noyant le tout sous de la guimauve à deux balles.
Bon, bah, j'ai compris, la prochaine fois que je veux exprimer mes sentiments, je fais comme tout le monde, je changerai mon statut Facebook !
Des faits, il lui faut des faits ! Du descriptif, du net, pas de grands sentiments làlàlà et du drôle surtout !
Eh oh ! On n'écrit pas sur le bonheur, combien de fois vais-je devoir le répéter !

Mais quand même... c'est vrai que mes récits de ces derniers mois sont exclusivement tournés sur moi. D'ailleurs c'est simple, je ne pense qu'à ça, moi, mes ptites émotions, mes grands désespoirs, mes simples joies. A force de me regarder le nombril, et bien ça donne une écriture complètement égoïste et franchement, j'imagine aisément qu'au bout d'un moment, la vie de Louloute, ben ça finit par gaver un peu !

Alors j'ai réfléchis dans le métro. Ben oui, une heure de métro ça aide. J'ai réfléchis à un sujet.
De quoi allais-je bien pouvoir vous parler ce soir ?
De mon nouveau copain ? Non, on n'écrit pas sur le bonheur on a dit !
De Michael Ja.... stttooooop ! Overdose is overdose !
De mon boulot ? Bougez pas, je vais me pendre et je reviens ! Ohhh, everybody deserves a break isnt'it ?

Je cherchais quelque chose de sympa, d'objectif, de drôle.
A une époque, je vivais toujours des trucs drôles, j'avais toujours une anecdote à raconter, il m'arrivait plein de conneries. Je contemplais les gens dans le bus, je leur inventais une vie.
Pinaise, je vis dans la plus grande ville de France et je ne trouve pas moyen d'avoir un truc à en raconter ??
Faut dire que les gens font la gueule, moi aussi, je ne regarde personne, je lis, parce que j'en ai marre de faire métro boulot dodo, parce qu'on en a tous marre en fait ! Elle te grignote cette ville, elle te grignote.

Je suis dans une phase "j'aime pas, je veux pas". Comme les enfants à 5 ans.
Je veux pas manger, je veux pas dormir, je veux pas aller bosser, je veux pas partir en week-end, je veux pas voir des gens, je veux pas rester seule, je veux pas rester chez moi, je veux pas sortir, je veux pas lire, je veux pas regarder un film, je veux pas je veux pas je veux pas.
Si... je veux bien manger japonais et aller au ciné.
Je crois que j'ai besoin de vacances ! Reconnecter avec le monde vrai, la nature, la planète.

Je vais juste vous raconter que j'ai vu une vieille dame qui faisait du crochet dans le métro, super douée et tout. Moi ça m'apaise de voir les gens faire un truc de leur mains, ça m'impressionne. Me suis dit qu'elle allait attaquer un truc super beau et tout, et qu'une fois fini ça serait génial son truc, vu l'amour qu'elle semblait y mettre.
En partant, j'ai remarqué son gilet. Je pense qu'elle l'avait fait elle-même. Une sorte de napperon géant.
C'est nul le crochet.
Vendredi 5 juin 2009
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Par Louloute - Publié dans : quotidien - Voir les 2 commentaires
Rassurez-vous, ce n'est pas encore à ce blog que je mets un point final. C'est juste qu'hier matin, j'ai pris le train. Le coeur battant, semblant vouloir s'échapper de ma poitrine, je refaisais le chemin inverse, de Paris jusqu'à cette ville de Tours, pour la dernière fois avant un moment j'imagine.
Cela va faire 6 ans que j'ai eu mon bac, mon dieu que le temps passe et qu'est ce que je vieillis, mais j'ai enfin mis le point final à mes études en me rendant à ma soutenance de mémoire, ultime étape avant d'être diplômée.
Angoisse de cette épreuve, panique de l'oral, comme toujours, le trac, le vrai, le seul, qui me fait les noeuds dans l'estomac, qui semble remplir mes veines d'acide et qui fait trembler mes mains, comme avant d'entrer en scène, avant de passer un entretien, avant un rendez-vous galant. Mon anxiété adorée, mon stress familier, te revoilà mon tendre et cruel. S'il me fait souffrir, me coupant sommeil et appétit, pour rien au monde je ne prendrai des artifices chimiques car ce vieil ennemi/ami est la preuve que je suis toujours celle que j'étais et que tant qu'on a peur, faim, mal ou envie, c'est que l'on vit !
Avec un quart d'heure de retard, me voilà donc, débarquant dans mon ex Tourraine, cavalant jusqu'au bus, ce cher vieux bus n°5 comme le parfum, où j'ai du poser des milliers, voire des millions de fois mes fesses durant ces années estudiantines.
Je laissais mon regard assoiffé de souvenirs courir le long des façades de cette ville blanche, resplendissante sous le soleil, en pleine vitalité de son printemps. Je me suis gavée de sensations, revivant ces années d'espoir, de doute, de douleur, de joie, de rêves et de décision. Je suis plus grande aujourd'hui qu'hier et il me semblait apercevoir parfois, sur un banc ou roulant dans une voiture bruyante, la Louloute que je fus, celle qui commença à écrire ces mots.
Le coeur serré, la bouche sèche, je fis cependant mon show avec la force qui m'anime, appliquant comme toujours la vieille méthode qui veut que quoi que tu fasses, fais-le avec passion, ça rend toujours les choses plus vraies. Et puis sortir, m'échapper une dernière fois de cette école, de ces murs où j'ai tant ri, tant bu, tant couru, tant réfléchit, tant appris sur moi-même, sur les autres et sur la vie. Jeter un dernier regard, sourire à moitié, parce que les choses semblent tellement loin déjà.
Retourner sur les lieux de mon ancien stage, sur les lieux du crime, se sentir étrangère et en être heureuse. Ne plus faire partie de cette galère, être encore et toujours l'insolente adolescente qui débarqua un jour dans leur vie et continuer à leur donner ce sourire, qui se serait peut-être éteint à trop rester. Ressentir l'étouffement, la lassitude ambiante. Apercevoir de loin - de très loin même -  la silhouette d'une ancienne passion, ne même pas se retourner, ne pas chercher à créer le contact car tout ceci, eh oui, est bien fini.
Tisser inlassablement les liens de l'amitié, confirmer encore la sagesse de celle que j'appelle ma seconde mère, recevoir et donner cet amour, intact lui de tout malentendu, de tout jugement et de toute haine. S'endormir étrangement avec des restes d'angoisse, comme si la course de la journée n'avait pas été digérée, se sentir des ailes pousser à moitié et tomber dans les bras de Morphée, de manière bien méritée.
Le lendemain, se lever fraîche et sereine, dire aurevoir et jamais adieu et reprendre à nouveau le chemin de la gare. Et là, en avoir marre. Fin de la nostalgie. Constater que ce qui a été ne peut plus être, avoir la province qui vous colle à la peau, avoir de nouveau soif, soif de grande ville, soif de Paris. Vouloir s'injecter du métro par intraveineuse, frotter sa peau au béton brûlant, se mêler à cette foule d'anonymes qui constitue ma vie désormais, celle que j'ai choisie.
Si j'ai du mal à faire mon deuil, à lâcher prise, à abandonner, je crois qu'une fois que la messe est dite, on peut me rouler sur le corps avant que je revienne à avant.
Partir, vite, très vite, ne plus regarder en arrière, ne plus traîner dans un lieu où plus rien ni personne ne m'attend. Sentir se réveiller les choses douloureuses, les trahisons, les mensonges, le doute, l'immense et sempiternelle solitude qui fut la mienne, la haine de ceux qui m'entouraient.
Retourner à la ville lumière, retrouver son bruit, son odeur et son goût familier. Promettre de ne jamais la quitter, cette douce et exigeante amante. Apprécier le présent et ne garder que le meilleur du passé.
Mettre un point final.
Lundi 18 mai 2009
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Par Louloute - Publié dans : quotidien - Voir les 1 commentaires
Je sais que j'ai été pas mal absente ces derniers temps. Bon, y'a eu le côté professionnel qui m'a pas mal grignoté du temps mais il y a eu aussi... une sorte de grande vague qui emporte tout partout et qu'on appelle la vie. Il est facile de se laisser dépasser par elle. Et puis aussi, rien de grave, rien de transcendant, alors je ne ressents pas toujours le besoin de vous raconter le néant :-)
Ce soir, juste ces quelques lignes un peu au hasard. Je crois que je passe une période de transition. Un moi vers un autre moi.

Je ne vous oublie pas, je trace quelques mots qui vous seront bientôt destinés...
 
Mardi 31 mars 2009
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Par Louloute - Publié dans : quotidien - Voir les 7 commentaires
Allez dites-le, ça vous emmerde le bonheur ? Mais si, dites-le, on gagnera du temps... Je vois bien que vous désertez la vie de Louloute, parce que ça devient chiant à mourir, que c'est gnagnan et guimauve. Que vous étiez d'accord pour le côté bisounours mais qu'il fallait que ça se plaigne et que ça chiale un peu quoi. Pas la peine de faire "l'apocrisie" comme dirait ma tante, je vois bien mes stats s'effrondrer et les commentaires se raréfier. Les chaussettes, le pape, la lecture et mes petits questionnaires à cinq balles, ça ne vous fait pas rêver hein... Et ben parfait, vous allez être servis! :-)

Aujourd'hui, la bonne journée, qu'on appelle typiquement "journée de merde". Si si, déjà le réveil sonne et tu as envie de t'ouvrir les veines. Comme ça là, sur le parquet, parce que rien que de penser qu'il va falloir t'habiller-te laver-partir bosser, t'as comme des envies suicidaires en masse. Bon, tu te lèves, bon tu déjeunes, ah bah non d'ailleurs, tu déjeunes pas parce que tu pratiques le régime "frigo vide" en ce moment ! Ca coute pas cher, ça marche et ça fait aussi des économies de vaisselle.
Tu prends ton métro, blindé comme toujours. Les gens font la gueule, te poussent, en plus tu ne sais pas pourquoi mais t'as pris le 20 minutes ce matin et tu commences ta journée en t'enfilant crise financière, prise d'otage, suicide et meurtres. Et là, y'a un couillon qui tire la sonnette d'alarme et tu restes bloquée pendant un quart d'heure dans ton fucking métro. La fille devant toi a mis un parfum, tu ne sais pas lequel, mais si tu croisais le type qui l'a mis au point, tu lui ouvrirais le bide en deux, tu lui arracherais boyaux et tripes et tu recoudrais le tout au fil barbelé. C'est doucereux, sucré, violent et acide à la fois, c'est simple, t'as envie de vomir ton petit-dej que tu n'as pas pris, rien qu'en respirtant cette nana. Qui a une sale gueule en plus, qui est maquillée à la truelle et qui t'écrase les pieds la connasse !! Mais oh ! C'est pas fini oui ?
Tu prends ton ptit bus, parce que ouais, t'as 3 transports différents, une heure aller, une heure retour, tu las kiffes bien là ta vie parisienne. Le bus est blindé, super !
Au boulot, tu vis un de ces grands moments dont tu as le secret : tu ouvres trop ta gueule et tu ruines trois semaines de décoletté pour amadouer ton collègue mal aimable mais dont tu as absolument besoin en lui faisant une réflexion qui sort malgré toi tellement il t'énerve. Après tu as envie de frapper deux ou trois clients qui t'envoient des mails où ils auraient pu écrire "tu es de la merde" qu'on aurait gagné du temps. Tes chefs croient aussi que tu t'appelles Pénélope aujourd'hui : tu défais ce que tu as fait une demie-journée avant pour le refaire. Mais allez-y, faites-vous plaisir, j'attends Ulysse de toute façon.
A midi, t'as une bande de branlos qui n'avançent pas dans la queue, à table c'est conversation niveau sous-sol. Bref, tu finis par te barrer assez tôt, vu que t'as envie de frapper tout le monde en cette fin de journée !
Le bus est re-blindé, tu balances une clope à moitié fumée, une fois encore, c'est vrai qu'avec tout le fric que tu gagnes, tu peux te permettre ! T'as envie de vomir parce que t'es à contre-sens, t'as des sacs de courses qui te scient les bras et un gamin se met à chialer. Ok, là c'est définitif, tu hais Paris, tu hais ta vie et tous les connards qui se sont mis ou se mettront sur ton chemin aujourd'hui ! Tu montes dans le métro, tu mates vaguement un grand brun aux yeux bleus qui a une alliance... next ! Tu en repères un autre qui a encore une alliance et qui ne te calcule même pas. Et là le mec, il a beau n'avoir rien fait de pire que de s'asseoir à côté de toi, t'as envie de lui demander si par hasard, tu es transparente ou si y'a un truc qui ne va pas chez toi, non parce que t'es peut-être pas assez bien pour lui tu vois. Tu rentres chez toi avec des envies de meutres pour (presque) tous les mecs de cette planète.
Ce soir tu vas te coucher en te disant que youpi, demain est un autre jour.
VDM !!!
Lundi 30 mars 2009
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Par Louloute - Publié dans : quotidien - Voir les 1 commentaires
Pinaise de nom d'une banane de mince alors ! Vous l'aurez compris, je vous la fais en soft ! Parce que je vous assure que ce sont d'autres mots qui me sont sortis de la bouche quand j'ai découvert samedi pour la première fois, un cheveu blanc en me regardant dans la glace. Il est biiieeen devant, tranquille Emile, il suit le mouvement de la mèche l'air de rien...
Je n'ai que 22 ans BORDEL (ah bah là c'est sorti, désolée..) !
Premier choc atroce d'une femme qui se voit vieillir...

Plusieurs questions terribles m'assaillent :
- Est-ce réellement le premier ? Ou alors ils sont déjà une bonne dizaine à se foutre de ma gueule et je ne les avais pas vu ? J'ai bien tenté de m'examiner dans la glace mais avec l'éclairage moisi de ma salle de bains, j'ai pas vu grand chose.
- Ca veut dire quoi un cheveu blanc si jeune ? C'est normal, c'est une poussée d'angoisse ou le signe que je vais mourir prématurément ? (décidemment, l'idée de ma propre mort revient souvent ces derniers temps)
- Il a poussé là l'air de rien ou c'est avant-coureur d'une arrivée par poignée ? En clair, vais-je avoir les cheveux grisonnants avant 30 ans ? Mais c'est possible ça ???? Intérieurement je pleure là :-)
- Je lui fais quoi au ptit ? Je l'arrache, je l'encadre, je le dépose dans un cierge au Sacré coeur ? Je l'ignore? (mince ça c'est loupé car je viens de lui faire un article dédié, bon bah vous ne lui dites rien hein !)
J'ai eu envie d'appeler ma mère à l'aide, mes meilleures amies, et puis de ne rien à dire à personne. Mes beaux cheveux en plus, je n'ai qu'eux pour sauver le rester, je leur consacre vingt minutes chaque matin, parfois plus, prête à sacrifier mon petit déjeuner même ! Et c'est comme ça qu'on est remerciée ? Ah bah merci hein ! Ingrats !

Je suppose qu'il va falloir commencer par refaire ma couleur déjà!

Bah voilà, ça et le fait d'avoir découvert que je n'entendais pas les sonneries de portables à ultra-sons, que seuls les moins de 25 ans sont censés entendre, je peux vous dire que je me sens jeune comme au premier jour ! Mes copines se foutent de ma gueule avec mon anti-ride depuis l'âge de 20 ans mais qui est-ce qui avait raison hein ?
Olàlà, je sens déjà la canne, la maison de retraite, la sénilité et le dentier !
Vous viendrez me faire de la soupe ? ;-)

Allez, je laisse le mot de la fin à miss Amélie, car personne d'autre qu'elle ne pouvait aussi bien parler de cette épreuve terrible.
Samedi 28 mars 2009
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Par Louloute - Publié dans : quotidien - Voir les 1 commentaires
Cette ville finit par avoir votre peau, les os qui vont par dessus et la graisse entre. Je crois que mon corps m'envoie des signaux d'alerte...
Passionnant : aujourd'hui Louloute vous raconte qu'elle est fatiguée ! Ah bah il aurait été dommage que vous loupiez ça ! Ce qui est à peu près le cas de 95% des Français j'imagine et donc de vous qui me lisez. Et ce fucking changement d'heure dimanche...
Trois mois à la capitale et voilà que courir du matin au soir devient plus difficile. La douleur du début de semaine m'a rappelée l'épée de Damoclès qui se baladait au-dessus de ma tête et que tu peux toujours essayer de tromper la mort avec la vie, elle se rappelle à toi, insidieusement... Je le savais de toute façon, que je vivrais toujours dans la peur du réveil de la chose. Mais peut-on passer la vie à avoir peur ? Tant pis donc, je vis jusqu'à ce qu'on me stoppe :-)
Et puis à cause de mon métier de geek, j'ai mon index qui hurle dès qu'on lui en demande trop et puis un nouveau truc qui vient d'arriver quand je marche trop et que je trouve moyennement drôle. Pour couronner le tout, je crois que j'ai choppé la crève de mon boss.
Pour une fille qui n'est jamais malade, je crois que tout ça signifie qu'il faudrait un peu lever le pied !
Ouaiiiis mais non en fait  ! Déjà y'a les obligations professionnelles - bosser 11 heures par jour, ça n'aide pas - puis mon mémoire qui commence à devenir urgent, et puis mes cours de Pilates qui sont une vraie tuerie. Il faudrait aussi que j'aille voir l'expo sur les primitifs italiens et aussi la pièce "faim d'année" de Stéphanie from Big Beauty. Sans parler des amis, des hommes, de la famille et tout autre squatteur qui a décidé que venir à Paris était vachement plus simple depuis qu'il n'y a plus d'hôtel à payer (je suis de mauvaise foi en plus, c'est moi qui n'arrête pas d'inviter tout le monde!).
Bref, je n'ai pas réellement envie d'une pause, j'ai envie d'être en forme, d'avoir de l'énergie à revendre pour pouvoir faire tout ce que je veux. C'est terrible de constater à 22 ans que le corps ne vous suit déjà plus dans tout ce que vous voulez faire...
Sur ce je vous souhaite un bon week-end, je m'en vais faire une petite sieste... ou pas !
Lundi 23 mars 2009
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Par Louloute - Publié dans : quotidien - Voir les 2 commentaires
Ce soir, le coup de gueule pas très original : mais comment peut-on être Pape et dire et faire des choses pareilles ? Non mais sans déconner, il fait un concours avec lui-même cet homme ces derniers temps ? Alors, non content d'avoir excommunié une mère ayant autorisé sa fille de 9 ans enceinte après un viol à avorter, il nous sort des inepties sur les préservatifs et les homosexuels.
Un message de soutien à Act'up d'ailleurs qui a mené une belle action devant Notre-Dame hier, bien que ça se soit fini dans le grand n'importe quoi bien entendu... Sortez couverts, toujours !!
Je veux bien être tolérante, je veux bien qu'on ait peut-être exagéré ses propos, n'empêche que les faits sont là non ? On a fait quoi là ? Un saut de 200 ans en arrière ??

C'est bien que les gens croient, que les gens aient de l'espoir c'est essentiel et j'encourage toute forme de spiritualité, mais qu'on respecte un peu l'être humain mince ! Quel message croit-il envoyer avec ce type de paroles et d'action ? Non parce que moi, personnellement, je m'en tape pas mal de ce que peut raconter le Pape, on ne m'obligera jamais à croire un discours juste parce qu'il est prononcé par un homme saint et puis pas de chance pour lui, ma religion est autre. Seulement voilà, il semble oublier qu'il est écouté par des millions et des millions de gens, dont certains prennent sa parole pour sentence bénie !
Et pitié, que certains évitent de monter au créneau parce que sans vouloir tirer sur l'ambulance, il est parfois bon de reconnaitre quand même lorsque les grands de ce monde font des boulettes !
Alors oui, révoltons-nous, soyons outrés, choqués parce que c'est l'inverse qui serait terrible !
Non aux réactionnaires, non à la condamnation de modes de vies différents et non à la toute puissance de ce genre de personnes !
Lundi 9 mars 2009
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Par Louloute - Publié dans : quotidien - Voir les 2 commentaires
Après avoir allègrement squatté le blog de Postite et Babiole, je vous mets mon petit article spécial guest qu'elles m'ont autorisée à héberger chez elle depuis samedi. Allez les lire, c'est dôle, déjanté, intelligent et vrai : comme elles quoi ! Cliquez vite ! Et en attendant, mes péripéties de vingtenaire parisienne !

Poussées par la faim mais aussi par le froid, nous entrâmes, ma meilleure amie et moi, dans une charmante petite brasserie parisienne (à prononcer avec l’accent, celui du 16° of course) un samedi à 14 heures ! La bienséance aurait voulue que l’on mange à midi, mais que voulez-vous, quand on a commencé à faire du tourisme à Paris, il est dur de s’arrêter, une fois l’élan lancé (non, pas l’animal, ça fait mal à ses bois voyons !).

Nous voilà donc attablées devant une table de la taille d’un mouchoir, parce que forcément chez Tartines et Vin, pour ne pas les citer (c’est excellent, allez-y !), tout le monde semblait avoir eu la même idée, à savoir de manger à 14 heures et des brouettes.

Je jette un œil autour de moi et vois que nous sommes voisines avec un groupe de trois charmants petits papis en train de manger avec appétit leur saumon béarnaise. Je leur jette un regard attendrit et commence déjà à me faire mon petit film, comme un bon bisounours que je suis. Je les imagine déjà, vieux potes de chantier ou d’usine, ayant gardé des liens forts et indestructibles malgré la retraite, consacrant ce samedi midi aux retrouvailles entre hommes, pour mieux se souvenir du temps passé et attendre avec patience la fin des jours heureux. Je les vois parlant de leurs enfants et petits-enfants, du temps qui part et ne revient jamais, de la vacuité de la vie des jeunes d’aujourd’hui parce que eux, à leur époque… Ah si jeunesse savait, ah si vieillesse pouvait…

« Au fait, vous savez que j’ai changé mon Mac ? J’ai pris un I-mac Core 2 duo 2.16 Ghz »

« Ah oui ? Tu as pu adapter ton disque dur externe ? » « Penses-tu, simple comme bonjour, j’ai montré à mon petit fils comment faire »

« D’ailleurs, vous avez lu le dernier post du blog de Machin ? » « Tiens non, je vais configurer le flux RSS sur mon Ipod »

Et le petit vieux de sortir son Ipod, et les deux autres de sortir les leurs, et les voilà partis dans une discussion à bâtons rompus sur les dernières applications possibles, le matériel en provenance de Chine et la technologie Ajax !

Des vieux geeks, voilà ce que c’était ! Vous jeunes boutonneux aux cheveux gras et au corps maigre caché derrière de grands tee-shirt informes aux messages plus imaginatifs les uns que les autres (Geek inside, Feed me, No future no bug,…), sachez que votre époque est révolue ! Les vieux prennent le pouvoir et commencent à nous battre sur nos propres terrains ! Ils avancent, l’air masqué sous leur masque à oxygène, la démarche hésitante d’un déambulateur bancal et BING ! Un double appli dans ton IP et tu iras pleurer sur AIM que c’est un senior qui t’as hacké ton flash disk !

De mon temps, ils jouaient au scrabble, aux boules, ils regardaient question pour un champion et avaient du mal à faire marcher leur répondeur. Aujourd’hui, le vieux de 2009 drague sur Meetic, retrouve ses vieux (haha) amis sur Facebook et c’est toi le ringard ! Quelle époque… Pour me consoler, j’ai pris une verveine menthe, avec une touche de lait, s’il vous plait, ça m’aide à digérer…

Vendredi 13 février 2009
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Par Louloute - Publié dans : quotidien - Voir les 4 commentaires
Hey guys :-)

Je voulais juste faire un point "vie du blog" avec vous ce soir car vous avez sans doute remarqué les changements de design qui ont eu lieu et surtout la présence de la publicité.
Pour tout avouer, cette publicité est présente depuis bientôt un an mais jusqu'à présent elle était plutôt cachée. Afin de respecter le contrat pour toucher mes droits d'auteurs, il faut qu'elle soit plus visible !
Je vais jouer la transparence avec vous, j'avais beaucoup hésité à mettre de la publicité, ce blog étant mon espace, je ne voulais pas le "pourrir" en cédant aux sirènes du capitalisme. Mais j'avais la possibilité de planquer cette pub à l'époque. Pour être totalement honnête, elle m'a rapporté environ 50 euro en 8 mois... pas de quoi pavoiser.
Du coup, je me demande aujourd'hui si ça vaut vraiment le coup.
Je suis lucide, je pense que la vie de Louloute n'aura jamais des milliers de visiteurs uniques par jour, je ne deviendrai donc pas riche grâce à ce blog mais ça tombe bien, ce n'était pas le but.
Aujourd'hui par contre, c'est vous qui comptez, que vous soyez une petite centaine ou moins selon les jours...
Cette pub vous gâche-t-elle le plaisir et la lecture ? Vous préfèreriez sans ?
La paroles est à vous !

 
Lundi 26 janvier 2009
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Par Louloute - Publié dans : quotidien - Voir les commentaires
Paris est une femme, aimante et capricieuse. Paris est mystérieuse et banale. Comme toutes les femmes, cette ville est plusieurs à la fois. C'est la vierge et la putain, c'est ce dont j'avais toujours rêvé et ce que j'exècre le plus. C'est une maitresse indomptable que nous croyons tous posséder mais qui se glisse sous notre peau sans prévenir. Elle finit par tenir les rênes de nos vies. Nous sommes comme des amants empressés, à la vouloir pour nous seuls et acceptant de la partager si cela nous permet de passer quelques heures avec elle. Paris est insaisissable et à portée de toutes les mains.
La semaine elle est triste, pressée, fatiguée et sale. On se demande ce qu'on fait là, ce qui peut bien nous pousser à ramper sous terre pendant des heures pour aller s'enferme le reste de la journée dans une tour de plomb où jamais un rayon ne passe. Embrumée, polluée, saturée, barbouillée, Paris ne fait pas rêver. Elle affûte les nerfs, elle est tranchante et cynique, elle vous suce l'énergie jusqu'à la moëlle et vous offre ses couloirs de béton comme seul espace de vie. On peut se sentir seul, déraciné ou même abandonné. On se sent petit, on ne sent plus le courage, on n'a plus la force d'avancer.
Et puis doucement la semaine s'éteint, le vendredi apporte avec lui son air d'allégresse. La course semble se ralentir. Et Paris se révèle enfin, telle que nous l'avions gardé dans nos souvenirs. Elle se fait câline, elle devient tendre. Elle nous dévoile ses plus beaux atours, elle nous ouvre ses bars, ses théâtres, ses jolis garçons. Elle laisse apparaître ses monuments au détour de rue, elle nous abreuve de liesse et d'alcool. Elle est comme apaisée. Soudain nous sentons des bouffées d'affection monter en nous pour cette mégère redevenue charmeuse. Elle se rappelle à nous comme une amante oubliée. Paris se laisse alors aimer, elle nous invite à la caresser et à se perdre en elle.
Nous sommes alors les mêmes amants que la semaine mais heureux et satisfaits de l'amour qu'elle daigne enfin nous donner et de l'attention qu'elle nous accorde. Elle est plus accessible et plus douce.
Nous emportons alors avec nous des morceaux de musée, des couleurs de parc, des sensations de nuits animées pour pouvoir repartir chaque matin, à l'assaut de celle qui se dérobe toujours et encore à nous...
Dimanche 4 janvier 2009
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Par Louloute - Publié dans : quotidien - Voir les 4 commentaires

Je vous souhaite une très très bonne année 2009 !!
J'espère que vous rencontrerez du bonheur pour accompagner vos pas, du courage pour chaque jour, de la joie dans vos vies et vos envies et surtout de l'amour car l'amour des gens est une force inépuisable !

Moi je commence comme annoncé ma petite vie à Paris et je n'en reviens toujours pas d'être dans cette ville ! Le boulot c'est demain, ça aussi c'est tout nouveau !
Dès que je serai dans mon chez moi et plus en squat chez les potes comme c'est le cas pour l'instant, je vous promets des articles comme vous les aimez !

Vendredi 12 décembre 2008
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Par Louloute - Publié dans : quotidien - Voir les 3 commentaires
Donne-moi ta main et prends la mienne, l'heure a sonné, ça signifie, mais oui mais oui, l'école est finie !
Ca y est, c'est dit, c'est fait, j'ai officiellement fini de traîner mes fesses sur les bancs de l'école. Bon en même temps, après 5 ans post-bac, il est peut-être temps d'aller travailler plus pour gagner moins non ?
Ce fut et c'est toujours une période très très étrange ces derniers temps. En ce moment d'ailleurs, je ne me sens pas entière. Me sens par morceaux, des bouts de moi. Il  y a moi et un autre moi. Je suis beaucoup centrée sur moi je trouve. Mais il a fallu et il faut encore que je me prenne par la main, il faut que je me porte, que je me supporte, que je me pousse à bout de bras. Parfois je me lâche la main, parfois je m’éloigne de moi, parfois je me perds. Alors je me cherche.
Tout est bousculé en ce moment. Je suis de celles qui ne parviennent pas à faire facilement leur deuil, la fin m’angoisse et m’attriste. Je suis nostalgique de ce qui ne sera plus mais pour rien au monde je ne voudrais que ça soit encore !
En réalité, il y a une immense fatigue qui plane sur tout ça. Vous avez vu que ce blog est honteusement délaissé, croyez-moi, tout le reste est comme ça. Je n'ai eu le temps de rien ces 3 derniers mois. Et pourtant j'aimais cette course, ce mouvement perpétuel. J'ai eu mille vies en une alors je ne vais pas me plaindre. De plus, une nouvelle période va commencer, je vais enfin réaliser mon rêve d'être une parisienne, je vais bosser dans un endroit super (enfin je le crois) donc ce n'est pas l'avenir qui m'ennuie.
Non, ça serait plutôt la période de transition là. Je cherche un appart sur Paris soit autant chercher un bel hétéro dans la foule un jour de gay pride ! Et puis les adieux que j'ai du faire, bon les aurevoirs plutôt mais je suis un lierre moi, je m'attache, et puis les cartons à faire. Tous ces problèmes techniques et matériels qui me font dire que la vie est quand même devenue un sacré bordel.
Même pas le temps de penser à Noël. Pourtant j'ai une envie maladive de rentrer chez moi, de me mettre devant la cheminée, sur le canapé, sous le plaid et écouter le silence... Pas vu mon père depuis 4 mois, pas mis les pieds dans ma campagne depuis autant de temps. Je me sens exténuée, j'ai des tremblements de paupières, j'ai juste besoin de repos, d'être un peu soulagée de toutes ces angoisses.
 Papa Noël, cette année, envoie-moi juste cette semaine un appartement parisien, pas trop cher, pas trop mal situé que je puisse passer des vacances en famille et l'esprit libre :-)
Vendredi 28 novembre 2008
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Par Louloute - Publié dans : quotidien - Voir les 8 commentaires

Je ne suis pas maniaque mais :




- je ne supporte pas que ma table basse soit sale ! Les traces de doigts sur le verre, cela m'horripile !

- j'aime rentrer chez moi et que mon regard puisse courir dans l'appartement sans rencontrer des choses qui le heurtent telles des chaussures en vrac ou un manteau négligemment jeté.

- je fais toujours la vaisselle à la fin d'une soirée chez moi, ainsi que de passer un coup de balai, parfois même lorsque les derniers invités s'éternisent.

- un panier de linge sale trop plein ça me dérange...

- c'est sans doute pour cela je suis capable de mettre une lessive en marche à peu près à n'importe quelle heure du jour et de la nuit !

- le pot pourri est centré sur la table qui est elle-même centrée sur le tapis qui est parfaitement parallèle aux deux canapés.

- d'aillleurs les coussins du canapé doivent être bien remis à leur place avant que j'aille me coucher

- je range toujours mon appartement avant de sortir, on ne sait jamais si vous rentrerez accompagné ou non !

- tous les cinq jours je change mes 4 tapis de sol de la salle de bains : deux autour de la douche, un sous la balance, un sous la corbeille.

- j'aime également disposer une serviette pour les mains côté broderie.

- avant de partir le matin, je prends une vue d'ensemble de ma chambre et il m'arrive d'y rentrer de nouveau pour rectifier la fermeture d'un tiroir.

- ce qui est chiant avec la viande c'est que ça sent vraiment dès qu'on la cuisine ! J'ai tendance à laver la poêle le soir même, à bien aérer, voir à mettre un coup de Fé*brèze sur les rideaux.

- étendre le linge se fait d'une manière bien précise, il faut bien tirer et espacer les vêtements. J'aime commencer ma journée en ramassant et en rangeant le linge sec.

- même rentrée à deux heures du matin, je déballe toujours ma valise en triant le linge, défaisant ma trousse de toilette et rangeant bien la valise vide à son emplacement.

- finir trois heures de ménage par la contemplation du sol propre en train de sécher me remplit d'une satisfaction totale !

- J'ai beaucoup d'affection pour le personnage de Bree Van de Kamp dans Desperate Housewives, parfois même je l'admire...


Vous avez un peu peur là quand même ?

:-)


Dimanche 26 octobre 2008
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Par Louloute - Publié dans : quotidien - Voir les 15 commentaires
Les minces ignorent la douleur des gros. Qui peut la comprendre ? A part les gros eux-mêmes. Etre gros c'est être gros tout le temps : le matin, le soir, le midi. Et puis on est gros toute l'année. L'été est certes horrible, avec ses maillots de bain et ses chaleurs étouffantes mais le gros a également chaud l'hiver. Dès qu'il court après le bus, dès qu'il danse, dès qu'il fait le ménage. Etre gros, c'est trainer un corps, son corps. Comme un cadavre, comme un boulet. Il faut le lever, le tirer, le pousser. Il y a des jours où on l'abandonnerait bien dans le coffre d'une voiture.
Et puis, tout le monde sait que vous êtes gros. A la limite, quand vous êtes homo, mère célibataire ou même adepte des colliers de chiens, ça ne se lit par sur votre visage. Mais gros tout le monde le voit, tout le monde le sait.
Si vous êtes en retard le matin, pas le temps de déjeuner, que vous arrivez au bureau en mangeant un croissant vos collègues se disent que vous êtes déjà en train de vous empiffrer, et dès le matin ! Et si pour tout déjeuner vous vous contentez d'un sandwich dans la rue, les gens se disent que vous n'avez pas besoin de ça. Ah oui ? Pas besoin de manger ? Bah tiens...
Alors quand on est gros, on vit avec cette idée, tout le temps. En  dehors des lieux publics, il y a les "épreuves" de la vie. Un entretien d'embauche,  un premier rendez-vous amoureux, c'est stressant pour tout le monde non ? Mais quand on est gros et qu'on transpire sous le coup de l'émotion, quel spectacle coyez-vous qu'on offre ? Cela entame la confiance. Alors vous rentrez le ventre pour les photos, vous laissez votre serviette proche du bord.
Et puis un jour, de manière régulière d'ailleurs, vous en avez marre d'être gros. Vous essayez de moins manger. Vous attaquez un énième combat contre la faim, la vraie, aussi intense que la peur, aussi puissante que la haine. La haine de soi en fait... La faim vous colle les parois de l'intestin, vous creuse, vous obsède, vous fait tourner la tête et vous donne mal aux doigts. L'imagination prend le relais, mettant des images sur vos envies...
Rassasier cette faim est comme un shoot, une ultime injection, un dernier rail. La plaisir, presque jouissif qui s'accompagne presque immédiatement de la culpabilité. Aussi forte que que la faim elle-même finalement.
Mais la nourriture ne vous juge pas, elle est toujours là pour vous. Elle console, elle réconforte, elle comble. Elle ne demande rien en échange, elle est fidèle, à la hauteur, elle ne déçoit pas, elle est facile d'accès, ne demande qu'à être partagée.
Et même si demain vous mourriez étouffés sous les kilos, il y en aurait encore pour penser devant un aussi grand et large cerceuil que vous vous êtes vraiment laissé aller.
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