Par Louloute - Publié dans : quotidien - Voir les 1 commentaires
Il circule depuis plusieurs années sur le Net et sur la blogosphère, un certain nombre de
cordon-bleus sans précédent ! Les blogs cuisine fourmillent, le 'home made' est plus que jamais à la mode et je suis certaine que nombre d'entre vous en train de lire ces lignes sont de
talentueux cuisiniers et cuisinières qui ravissent leurs amis et leur famille !Moi-même, je ne suis pas complètement gauche avec une casserole dans les mains. J'adorais cusiner pour mon frère et mes différents collocs ces dernières années et toute personne passant ma porte à cette époque avait exclusivement le droit de poser ses fesses sur le canapé ! Et puis je suis devenue parisienne.
Apèrs 8h du boulot et 2h de transport par jour, vous avez désormais appris à enrichir les Hippopo, Bistrot Romain et autres excellents japonais qui pullulent à Paris. En clair, vous ne cuisinez plus des masses (oui alors je sais que certaines enchaînent boulot/métro/fourneaux/dodo... chapeau bas mesdames !)
Vous avez retrouvé vos bons vieux réflexes d'étudiante : pâtes-éclair, riz en sachet, tranche de jambon roulée sur une biscotte. Bref, le régime est une excuse géniale pour faire de moins en moins de vaisselle.
Mais l'autre soir, il vous est venue une idée, une envie plutôt.. Tel Marcel et sa Madeleine, vous avez eu une irrépressible envie.. d'un oeuf à la coque où tremper de petites mouillettes.
Rien de plus simple ! Justement, il vous en restait plein des oeufs (bio s'il vous plait !) dans le frigo, rapport à un projet de gâteau qui fut avorté, faute de courage, mais bref. Donc des oeufs à la coque ! Plus facile tu meurs.
Ouais ouais ouais. Tout ça tout ça.
Le problème c'est que votre mère, elle faisait super bien les oeufs à la coque. Et bizarrement, vous ne vous souvenez plus vraiment des temps de cuisson. Par contre, vous vous souvenez très bien de votre période ado rebelle où vous changiez de petit-déjeuner toutes les semaines et que vos derniers oeufs à la coque se sont révélés dégoulinants imangeables ou au contraire prêts à être faits en salade d'endives. Impossible d'atteindre le juste milieu.
Du coup, devant votre boîte de 6 ce soir, vous vous sentez.. un peu conne... très nulle en fait.
Que faire ? Décrocher le téléphone pour demander de l'aide à votre mère/grand-mère/tante ou autre représentante du corps féminin ? Oubliez !! Autant avouer carrément que vous ne repassez jamais vos vêtements ! (c'est vrai, vous n'avez même pas de fer chez vous. Vous faîtes juste super attention à la texture au moment d'acheter des fringues et étendre le linge vous prend 2 heures !).
Vous êtes donc toujours plantée comme un lampadaire devant votre casserole.
Une seule solution s'impose : internet ! Vous googlelisez donc la honteuse recherche "recette d'oeufs à la coque" et bing, vous trouvez ! Génial non ? Comme je suis une fille sympa, je la partage avec vous ce soir.
Donc prendre une casserole et faire bouillir de l'eau. Evident. Moi je laisse bien bouillir, genre grosses bubulles pour être sûr ! Ensuite déposer dé-li-ca-te-ment les oeufs dans la casserole à l'aide d'une cuillère à soupe. Important ! J'ai tenté de les mettre à la main un soir où je téléphonais en même temps : erreur ! Vu la température, vous serez obligé de les "lancer" et ce qui doit arriver arrive : ils se fendillent et le blanc commence à s'échapper. Loooooser !
On dépose donc délicatement les oeufs dans la casserole et on retire celle-ci du feu. On compte 15 secondes (un mississipi, deux mississipi,...) avant de remettre la casserole plein feu. Et là, 3 minutes montre en main : pas plus, pas moins !
On retire les oeufs, on les passe sous l'eau froide pour qu'ils arrêtent de cuire (c'est fourbe un oeuf, ça cuit même sorti de l'eau) et c'est prêt ! Il ne reste plus qu'à les poser sur un coquetier et à taper sur leur tête avec une cuillière. Bon, moi perso, je suis une grosse snob. En fait, je n'ai pas de coquetier (super mal équipée la fille quand même, j'ai pas de presse-purée non plus !) donc je mange mes oeufs posés sur une coupe de champagne.
La classe non ?


Dimanche soir dernier, tu te regardes dans la glace et tu te parles un peu à toi-même : tu te dis bon, j'ai un peu beaucoup bu ce week-end, j'ai peu dormi, il s'est passé plein de trucs
zémotionnellement pas évidents, alors cette semaine sera sous le signe du sérieux ! (...)
Le temps
est à la peur. Une rentrée sous le signe de l'angoisse : crise, grippe, tel est l'avenir que chacun trempe dans son café le matin. Et puis la fin de l'été, le retour du quotidien, plus bronzé
mais pas plus gai et déjà la tête dans les dossiers.
Evidemment,
l'an dernier j'étais en Corse, alors tu m'étonnes que je n'ai pas trop senti passer le creux du mois d'août ! Cette année, statut d'esclave moderne oblige (heu, de stagiaire), me voilà à Paris, à
bosser pendant tous le mois d'août. Et bien ça n'est pas si désagréable que ça.
Il est 7h30, elle se tient en sous-vêtements devant la glace, l'air décidé. Elle fixe d'un oeil torve l'ennemi, la lippe tremblante mais le menton fier. L'adversaire est en ce moment
incarné par une masse de cheveux informe, à laquelle il va falloir donner apparence humaine sans tarder.
J'ai pensé longuement à vous dans le métro tout à l'heure.
Rassurez-vous, ce n'est pas encore à ce blog que je mets un point final. C'est juste qu'hier matin, j'ai pris le train. Le coeur battant, semblant vouloir s'échapper de ma poitrine, je
refaisais le chemin inverse, de Paris jusqu'à cette ville de Tours, pour la dernière fois avant un moment j'imagine.
Aujourd'hui, la bonne journée, qu'on appelle typiquement "journée de merde". Si si, déjà le réveil sonne et tu as envie de t'ouvrir les veines. Comme ça là, sur le parquet, parce que rien
que de penser qu'il va falloir t'habiller-te laver-partir bosser, t'as comme des envies suicidaires en masse. Bon, tu te lèves, bon tu déjeunes, ah bah non d'ailleurs, tu déjeunes pas parce que
tu pratiques le régime "frigo vide" en ce moment ! Ca coute pas cher, ça marche et ça fait aussi des économies de vaisselle.
Pinaise de nom d'une banane de mince alors ! Vous l'aurez compris, je vous la fais en soft ! Parce que je vous assure que ce sont d'autres mots qui me sont sortis de la bouche quand j'ai
découvert samedi pour la première fois, un cheveu blanc en me regardant dans la glace. Il est biiieeen devant, tranquille Emile, il suit le mouvement de la mèche l'air de rien...
Cette ville finit par avoir votre peau, les os qui vont par dessus et la graisse entre.
Ce
soir, le coup de gueule pas très original : mais comment peut-on être Pape et dire et faire des choses pareilles ? Non mais sans déconner, il fait un concours avec lui-même cet homme ces derniers
temps ? Alors, non content d'avoir excommunié une mère ayant autorisé sa fille de 9 ans enceinte après un viol à avorter, il nous sort des inepties sur les préservatifs et les
homosexuels.
Après avoir allègrement squatté le blog de
Paris est une femme, aimante et capricieuse.
Paris est mystérieuse et banale. Comme toutes les femmes, cette ville est plusieurs à la fois. C'est la vierge et la putain, c'est ce dont j'avais toujours rêvé et ce que j'exècre le plus. C'est
une maitresse indomptable que nous croyons tous posséder mais qui se glisse sous notre peau sans prévenir. Elle finit par tenir les rênes de nos vies. Nous sommes comme des amants empressés, à la
vouloir pour nous seuls et acceptant de la partager si cela nous permet de passer quelques heures avec elle. Paris est insaisissable et à portée de toutes les mains.
Donne-moi ta main et prends la mienne, l'heure a sonné, ça signifie, mais oui mais oui, l'école est finie !