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vie pro

Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 09:49
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Par Louloute - Publié dans : vie pro - Voir les 3 commentaires

 

espoir.jpg Quand j'ai débarqué à 20 ans à peine dans une grande entreprise pas organisée du tout, au sein d'un service pas organisé du tout et que j'ai eu l'immense chance de tomber sur mon Sage, elle m'a transmis comme premier conseil de ne pas me laisser manger par la machine.

La machine c'était le boulot, le stress, l'angoisse du dossier pas rendu ou de la deadline dépassée. Nous avions sous les yeux au quotidien trop de gens qui eux s'étaient fait avalés entièrement. Ce n'était pas très beau à voir, croyez moi, ça faisait même peur en fait. Comprendre à 20 ans que le travail si salué par une éducation au mérite, qui rejette l'oisiveté et la paresse, pouvait être source de (grande) souffrance : le choc!

Je me souviendrai toujours de son départ en vacances - une semaine, 15 jours au max - sans ses sages conseils justement et que j'appréhendais la boule au ventre, et elle qui me répétait sans cesse "visionne des échasses le matin et un gros boulet le soir". Prendre de la hauteur toute la journée et laisser tes soucis sur ta chaise en partant.

Les années ont passé, le monde professionnel m'a malmenée, de manière raisonnable j'imagine en écoutant le récit d'autres et aujourd'hui, je tente d'appliquer toujours et encore ces conseils pour garder la tête hors de l'eau.

Typiquement en ce moment, je les applique très mal et je n'ai besoin que de la vacuité des publications sur ce blog ce ces dernières semaines pour le prouver.

J'ai l'impression de vivre avec un tic tac permanent, les yeux rivés à l'heure, à tout moment de la journée ou de la nuit. Nuit où je me réveille en sursaut, persuadée qu'il est l'heure, l'heure d'y aller, de se lever alors que ma pauvre Louloute, il est à peine deux heures du matin.

Et je me fais grignoter, un peu, beaucoup, passionnément, sous prétexte qu'au fond "j'aime ça" et qu'un poste à responsabilités est un peu ce que j'ai toujours brigué. Ah ça, pour s'auto-convaincre qu'on est le créateur de ses soucis, on est extrêmement doués.

Il est facile de glisser, de tomber de l'autre côté du fil, d'annuler des dîners et des sorties, d'arrêter de pratiquer un sport ou de jouer aux jeux vidéos. Après tout, quel est l'intérêt, quelle est la plus-value ? On peut vivre sans jeu vidéo n'est ce pas ? Et constater peu à peu que le travail prend le pas sur d'autres choses.

On débattait avec ma meilleure amie sur ces dirigeants qui t'envoient des emails à 2 heures du matin le samedi soir, qui se cachent dans les toilettes pendant leurs vacances pour consulter leur BlackBerry, sans quoi leurs femmes leur tombent sur le râble. Avions-nous envie de terminer ainsi ? Avions-nous envie de finir complètement drogués du travail ?

Si au moins la reconnaissance était à hauteur de l'investissement. Mais que reste-t-il quand tu as pris ton carton sous le bras et ton chèque de départ (si tant est que tu ais un chèque) ? La machine t'a avalé et puis elle te vomit, mais tu es déjà digéré, écrasé… Vraiment, ça donne envie !

A mon petit niveau déjà, je me demande combien de temps cela peut encore durer. Je rate mes stations de métro, je range ma brosse dans le frigo et tout à l'heure j'ai manqué de me faire écraser par une moto. J'ai bloqué, au milieu de la route, le cerveau reptilien en mode erreur 404 - data not found. Avancer ? Reculer ? Aucune idée… j'ai mis 2 bonnes minutes à réagir au klaxon, à bredouiller des excuses et à monter sur le trottoir.

Ne pas céder aux sirènes du sur-investissement professionnel, de l'exigence toujours plus forte de la hiérarchie, car fondamentalement, tu pourrais y passer 24 heures d'affilée à ton bureau, il y aurait encore des choses à faire non ?

 

Je vais vous dire… c'est bien plus facile à dire qu'à faire.

Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 13:56
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Par Louloute - Publié dans : vie pro - Voir les 2 commentaires

 

entreprise.jpg Quand vous avez fait une école de comique, il y a peu de chances qu'on vous laisse vous en sortir comme ça. La plupart du temps, vous adhérez (ou on vous offre l'adhésion la première année) au réseau des anciens élèves.

Concrètement, après m'avoir amputée de 21000 euro pour me taper 4 mois de chômage à la sortie, je n'avais plus grand-chose à lui dire, moi, à cette école !  C'est donc un rien poussée-tirée par ma copine entrepreneuse formidable que je suis allée hier à la première réunion d'anciens, mais plus particulièrement d'anciennes puisque c'était une sorte d'atelier/afterwork organisé autour de la place des femmes dans le monde pro.

 

Ce que j'avais globalement compris que ce serait : un groupe de nanas, plus ou moins fraîchement diplômées, accueillies par une encore-plus- ancienne diplômée (c'est un peu comme chez les Miss, on a des années de promo qui suivent nos noms…) qui elle, a bien réussi, malgré le fait terrible qu'elle soit une femme.

Le thème était la couleur, notamment dans nos vêtements, la symbolique de l'uniforme, toussa toussa

 

Ce que j'avais peur que ce soit : déjà, OMG, un club spécial "femmes en entreprise". Mon âme de féministe a un peu vomi à l'intérieur de moi. Y'a-t-il un club spécial "hommes" ? Non ? Bon alors ! On va peut-être arrêter de se la jouer victimes non ?

Et puis que des gonzesses ensemble ? Ah mon dieu ! Au bout de 10 minutes on va se plaindre de nos méchants patrons hommes, bouh, et à la fin on en sera à s'échanger des recettes de cuisine !

En plus le thème prêtait méchamment à dévier sur des sujets "chiffons" (vêtement / mode : tu suis encore ou je t'ai perdu ?) et alors plus anti-shopping que moi tu meurs.

Pour conclure le tout, j'ai pleuré de joie toutes les larmes de mon corps lors de ma dernière soirée d'école, autant de dire que l'ambiance copains d'avant "corporate", ça allait me le faire moyen !

 

Ce que c'était vraiment : alors là, honte honte sur moi, parce que dieu merci, nous avons échapper à tous les clichés et les poncifs du genre ! Une petite dizaine de gonzesses réunies dans un atelier, effectivement de fringues, mais genre baba cool et surtout très rouges !

Notre interlocutrice nous a raconté comment elle avait envoyé le monde de l'entreprise se faire gentiment foutre après 2 ans comme chef-de-produit-trop-dans-le-moule, qu'elle avait épouser un musicos, qu'elle l'avait suivi dans le monde entier, qu'elle s'était pas mal cherchée (sculpture, danse, musique) et qu'elle avait décidé aujourd'hui de créer des vêtements et de préférence rouges pour crier un peu à la face du monde qu'elle était ce qu'elle était et tant pis pour les autres.

Ouais, elle aussi c'est un bisounours t'as vu (comme disent les jeunes).

Nous avons parlé d'énergie, de ressenti, de réflexion, un peu de méditation et de chakra même. J'avais plus l'impression d'être avec mon Sage qu'avec des anciennes d'open bar.

 

Pourquoi ça m'a fait un bien fou : parce qu'après des journées passées avec exclusivement des hommes, des geeks, qui n'en décrochent pas une, qui bossent sans lever les yeux de leurs ordi et qui surtout surtout, s'en branlent monstrueusement de ta vie, même si tu veux juste évoquer la série (de geek en plus!) que tu t'es matée la veille, c'était vraiment chaleureux.

Parler, même rien qu'un peu, de qui on est, de ce qu'on veut, de son artiste et de ses photos, mais aussi échanger avec celles qui sont passées par là, qui sont aujourd'hui des chefs, avec des bébés et qui te disent "eh oh, à 18h30 t'as le droit de considérer que ta journée est finie!", je sais pas, c'était un peu ce dont j'avais pile besoin !

Alors évidemment, on a parlé de mariage, bébé, de weight watchers mais pas pendant des plombes non plus ! Je suis loin d'être girly, mais rien qu'un peu de ... ce truc que savent faire les femmes là… ah oui : écouter ! Et bien rien qu'un peu d'écoute, c'était déjà beaucoup !

 

Le bonus : j'ai mis très longtemps à comprendre l'importance d'un réseau, pourtant c'est à lui que je dois mes deux derniers jobs. Et bien hier soir, j'ai eu le sentiment d'en avoir trouvé un autre, un vrai, de femmes, de filles, qui sont certes passées par le même "blase" que toi mais qui en ont fait des choses extrêmement différentes.

Alors ok, dans ces conditions, je veux bien continuer à en rencontrer, des women dans le business !

Vendredi 10 septembre 2010 5 10 /09 /Sep /2010 00:53
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Par Louloute - Publié dans : vie pro - Voir les 2 commentaires

Rassurez-vous, ce n'est pas un article sur les Jedis, même si j'ai conscience d'avoir largement augmenté mon taux de geekitude depuis que je suis avec un geek pur et dur ! Si si, moi j'estime qu'au troisième marché médiéval, tu passes un cap, une sorte de hors classe, un high level quoi...


foule.jpg Non, c'est plutôt qu'en ce moment, l'ambiance tourne de manière répétée autour du monde pro. Avant tu stresses parce que tu cherches un boulot, pendant tu stresses parce que tu veux garder ton boulot et après tu stresses parce que tu commences un nouveau boulot. Bref, t'as jamais fini de te prendre la tête.

Mais ce qui me frappe, c'est quand même la difficulté que nous avons, certains de mes amis à moi, à rester stoïques devant le comportement des entreprises.

Issus d'écoles de comique, autant vous dire qu'on nous avait prévenu : les loulous, dehors c'est la jungle.

Ouais. La taille des tigres et la longueurs de leurs dents n'avaient pas du être bien précisés alors !

Non parce qu'on n'a pas avancé de dix pas qu'on a déjà les bras couverts de griffes et que nos machettes se sont cassées.

 

Alors la question qui se pose c'est... sommes-nous réellement faits pour ça ?

Peut-on se définir en dehors du système de l'entreprise privée, telle que nous l'idolâtrons depuis des années (et encore, moi je suis de gauche).

D'accord, on peut aller vendre des chèvres dans le Larzac, mais partez du principe qu'on a payé pour ça, qu'on l'a voulu, qu'on s'est battu et qu'on l'a eue cette formation ! Le truc bien ça serait de pouvoir en vivre non ?


Je vous avoue que ça m'ennuie de me plaindre alors que je vous ai rabattu les oreilles au début de l'année avec mon chômage mais heu.. sans blague là, vous nous avez pris pour des citrons ? Est-ce notre jeunesse qui pousse les patrons à nous pressuriser encore et encore, pour extraire le moindre jus de motivation qu'il peut nous rester ? Pourquoi nous humilier, nous rabaisser, nous recadrer, nous former et nous déformer à longueurs de journées ? C'est un rite de passage, c'est ça ? Genre tu as ton joli diplôme en main... mais mais mais, tu vas te faire quelques années de galère, bizut, histoire que le jour où tu seras en haut, tu marches à ton tour sur la tête des petits nouveaux, en souvenir du bon vieux temps quoi.

C'est quoi cette merde dont on nous couvre ?

L'humain on s'est assis dessus en fait ?

 

Ouais je sais ouais, on dirait que je débarque d'un monde où on coiffe des poneys en glissant sur des arcs-en-ciel. N'empêche que tous les matins, tu dois te tirer de ton lit, te sortir les doigts du cul (pardonnez l'expression mais plus imagée, tu meurs, j'adore!) et y aller, à ton petit job merdique où tu gagnes une misère à peine bonne à couvrir tes factures.

C'est quoi le secret pour garder la Foi, pour avoir La Force ?

Moi je me bats, tout le temps, à chaque instant, contre mon moi profond, qui reste comme deux ronds de flan devant tant d'absurdité. Il est là, le cul posé sur un canapé, en train de se dire "naaaan, mais c'est du délire là, vous voulez que moi je rentre dans ce système ?"

Mais comme il faut bien bouffer, ben les doigts, je me les tire et j'avance, un pied devant l'autre, un peu plus chaque jour.

 

C'est hard. C'est exténuant.

 

Sommes-nous tous ainsi ?

J'ai l'impression que d'autres ont été taillés dans une matière plus flexible, plus résistante, tels des imperméables capables de supporter intempéries et bourrasques. Qu'ils sont nés avec ce petit air satisfait, cette cravate au vent et l'attaché case dans l'autre.

La révolte des cadres c'est pas pour demain, vu la capacité formidable que nous développons pour nous auto-censurer et auto-étouffer.

Tu mouftes ? Oulàààà, t'es peut-être pas assez performant/pertinent/exigeant/motivant ! On va réfléchir à ton avenir mon ptit. En attendant, t'iras bien nous chercher un café ?

Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 16:07
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Par Louloute - Publié dans : vie pro - Voir les 1 commentaires

caxln9s9.jpg J’ai parfois le sentiment très précis que je suis exactement faite pour le boulot que je fais. Je sais, c’est bête à dire. Et en même temps c’est encourageant, ça prouve que je ne me suis pas trop trompée.


En réalité, j’ai souvent, mais alors très très souvent l’impression de ne pas savoir faire beaucoup de choses. Alors oui, bien sûr, je sais cuisiner, nouer mes lacets, faire tourner une maison ou rédiger un tableau excel, mais je n’ai pas vraiment de domaine dans lequel je sois très douée. Même ce blog me désespère parfois quand je lis ce que d’autres écrivent avec talent et justesse.

 

Mon copain il est hyper calé en photo. Normal, c’est son métier. Mais quand même, il est calé en technique, en lumière, en impact artistique, en couleur, bref, il maitrise son sujet à fond. Si je devais acheter un appareil photo ce serait bien entendu vers lui que je me tournerais. Si par contre j’ai besoin d’un ordinateur ou d’un smartphone, j’ai ma spécialiste en la matière, elle est super calée en hi-tech. Accessoirement, c’est aussi à elle que je fais appel pour me refaire ma garde robe.

 

Du coup, je compte beaucoup sur mes amis ou mon entourage pour leurs conseils « d’experts ». Mais moi, je ne suis pas experte en grand-chose. Même dans ma geekattitude j’ai d’énoooormes lacunes, comme celle d’être incapable de coder par exemple. Je me demandais donc quel métier exercer au vue de ce peu de qualités palpables.

 

Il y a pourtant un truc que je sais faire. Un truc que je fais tout le temps, qui fait partie de moi, et qui est sans doute l’une de mes plus grandes qualités pour faire le boulot que je fais, c’est que j’aime les gens, vraiment , beaucoup et de manière presque inconditionnelle. Et là vous me dites, à part te faire traiter de bisounours, à quoi ça t’avance concrètement dans la vie.
Je bosse dans un milieu un peu… sulfureux où la discrétion est de mise mais où quand même, les gens étant ce qu’ils sont, ils ont besoin d’avoir des réponses, ils exigent des solutions, ils râlent à longueur de temps sur tout et n’importe quoi.
Que croyez-vous qu’il se passe ?


Bien entendu, il y a toujours les incorrigibles connards, ceux qui vous insultent, vous et votre mère sur 10 générations. Il y a aussi des jours où vous avez l’impression de gérer une cours de maternelle et puis les jours où vous avez envie de leur dire « et moi ? Mes problèmes, ils t’intéressent ?»


Mais la plupart du temps j’ai l’impression de leur « faire du bien » avec toute cette gentillesse dégoulinante et cette patience. Oui, moi j’aurai pu être pute au grand cœur, baiser pour apaiser la vie, calme les peurs.
Je me dis souvent que je gère mes clients comme j’aimerais qu’on me gère, que j’aimerais tomber plus souvent sur des gens comme moi, chez les hotliner, dans les restaurants, lors de contrôles dans le métro. La pensée clichée serait de dire que quand on n’aime pas les gens, on évite de bosser au contact du grand public. Le problème c’est que souvent, être télévendeur ou hotliner, ça n’est pas franchement un choix de carrière.


Alors peut-être que je ne suis pas la reine du marketing, sûrement que les réflexions business m’échappent mais animer, communiquer vers des gens qui ont besoin de conseils ou les aider dans ce qu’ils font, ça je sais faire. Et pour le moment, ça remplit plutôt bien le frigo !

Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 22:27
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Par Louloute - Publié dans : vie pro - Voir les 2 commentaires

double-pouce.jpg Des heures et des heures à se lamenter de ne pas avoir de boulot et bien évidemment, le jour où j'en trouve un, je mets environ deux semaines à vous prévenir.

Et sinon, la constance d'un blog, depuis 2007, tu sais encore ce que c'est ?


Ca y est, enfin, après 4 mois de chômage, j'ai fini par trouver un job, un vrai ! Presque pas pistonnée, presque bien payée, un boulot bien situé, complètement dans ce que je voulais faire, bref le bilan est assez positif.

Passer l'euphorie des premières heures "maman, papa, j'ai un boulot" et les projets de Pierrette et le pot au lait "wouhaaa mais attends, je commence à rembourser mon prêt puis je me fais augmenter et dans 20 ans je suis propriétaire avec des colliers de perles à plus savoir qu'en foutre", il faut bien y aller.

 

Premier jour, boule au ventre, rapport un peu au fait que la gastro a choisi la nuit précédente pour s'abattre sur toi. T'as un peu l'impression d'avoir à nouveau 10 ans, quand tu devais faire ta rentrée dans une école que tu ne connaissais pas, parce que vous aviez déménagé et que ta maman elle t'avait accompagnée jusqu'au portail mais bon après t'es grande.

Mais effectivement, là, t'es grande ! Alors tu commences à raconter deux trois conneries aux gens, à fumer des clopes et à offrir du coca et puis c'est comme si tu avais toujours bossée ici.

 

Je ne vais pas déblatérer pendant des heures sur la joie d'avoir retrouvé du boulot, sur la position sociale vers laquelle tu tends à nouveau, sur l'assurance financière qui reprend ses droits, bref sur le sentiment incomparable de retrouver enfin ta vie et l'estime de soi.

Bien que cette période n'ait pas durer longtemps, elle te laisse définitivement un goût de "plus jamais ça".

 

Alors il se peut que je ne sois pas confirmée, que je galère des semaines avant de trouver un appart, que tout cela s'écroule dans peu de temps mais enfin, à nouveau, la roue semble avoir tourner pour moi.

Merci à tous ceux qui m'ont soutenue, portée, tirée, poussée, parfois à bout de bras et souvent à grand coup de bières et surtout courage aux autres.

Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 18:40
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Par Louloute - Publié dans : vie pro - Voir les 0 commentaires
diplome.gif Week-end dernier : remise des diplômes. Après plus de 4 ans d'école de comiques, il était grand temps de nous mettre à la porte de manière officielle en nous donnant un bout de parchemin roulé dans un ruban. En plus c'est faux, on nous l'a donné sous verre dans un cadre, ce diplôme.
Motivée comme jamais, j'étais donc à deux doigts de prendre un avion pour la Chine plutôt que d'aller à cette remise de diplôme. J'ai quand même réussi à me coller des insomnies et un mal de bide terrible les deux jours précédants la cérémonie. Faut être jetée quand même.
Donc ce fut long, rempli de discours et de blablabla. Sentiment constant de n'être définitivement pas à ma place dans ce type de milieu.
Et puis toujours et encore l'odeur et le goût du chômage qui planait pour la plupart d'entre nous, pour nos géniteurs inquiets mais quand même sur leur 31 parce que bon, vu l'argent qu'ils y ont consacré à cette école, ça méritait bien de sortir la cravate pour le champagne et les petits fours, même si lundi on retournait pointer chez l'ami Pôle.
Personnellement, je me suis évitée la corvée des parents. Gérer ces deux associables gauchistes et révolutionnaires, prompts à tout critiquer et à tout juger, j'aurais sans doute frôler la crise de nerfs avant même de monter sur scène recevoir mon diplôme. Au lieu de cela, j'ai heureusement pu emmener mon sage, mon sage à moi, qui m'a entouré d'un nuage de zen et qui fut d'une patience à toute épreuve.
Et puis tout de même contente de revoir certaines personnes, certains visages, certains sourires, certains parents même, croisés lors de week-end familiaux en province. Et en découvrir de nouveaux, ceux des "nouveaux" amis et les trouver charmants, dispo, prêts à s'amuser et à sourire. Se dire que ouais, de l'extérieur en tout cas des parents normaux ça existe. Se féliciter à nouveau d'avoir épargner ça aux miens. Sont pas mondains les miens, sont pas rôdés au jeu des conventions sociales, viennent de trop loin...
Par contre on n'échappe pas à la froideur et à l'ignorance de certains, au dédain et au mépris depuis tant d'années. Lorsque terrassée par une nausée à 3 h du matin, sans avoir pourtant rien bu, je méditais assise sur mon canapé de discothèque gay. Les mêmes tête de crétins, les mêmes couples merdiques, tellement surfaits, tellements vides à l'intérieur que je pourrais entendre l'écho de ma propre voix si je leur hurlais aux oreilles. Mais une pensée m'est venue et m'a collé un sourire aux lèvres : c'était la dernière fois que je les voyais ainsi tous réunis, avec leur tronche de fils-de, avec leur démarche de pouffe déjà défraîchie, grossie par des années d'open bar et de bouffes étudiantes.
Vous l'aurez compris, j'ai planqué ma déception de ces derniers mois derrière un gros tas de cynisme et je suis rentrée avant l'heure, attendant un taxi pendant des plombes, gelée en robe de soirée et talons hauts, me faisant accoster par tout ce qui peut traîner à 5 heures du matin en centre ville.
Mais voilà, c'est fait, je suis diplômée et j'aurai des jolies photos avec chapeau à pompon à montrer à mes enfants plus tard. Quelle mascarade !
Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 00:50
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Par Louloute - Publié dans : vie pro - Voir les 4 commentaires
espoir.jpg Je ne sais pas ce que j'ai en ce moment, je rôde autour de ce blog avec l'air d'un chat qui aurait vu un canari en cage et qui ne saurait pas comment l'attraper. J'ai des idées d'articles, même des phrases entières prêtes à s'écrire et pourtant je recule, je louvoie, je biaise et je finis par me dire "mouarf, demain, j'écrirais demain".
Parfois je suis dans le train, dans mon lit, dans le métro et j'ai envie de poser ces mots, ces mots qui trottinent, ces mots qui tournent. J'ai pensé à un dictaphone, car rien que de sortir mon carnet, parfois ça me bloque l'inspiration.
Mais ce soir elle est là, l'Inspiration, alors je la saisie, je lui prends la main et je la guide jusqu'à moi, jusqu'à vous.

Je crois que je fuis un peu l'introspection en fait. J'ai tellement peur de rabâcher encore et toujours sur ma pauvre situation de fille sans emploi que je préfère me taire. Si vous saviez comme mon entourage en a marre. Si si, ils ne disent rien mais je le sais. Ils en ont marre de me payer le restaurant, marre de me soutenir, de me dire que ça va aller, marre de me dire de croire en moi, que eux y croient, que ça va aller, que ça va bouger.

Je vous parlais la dernière fois de la lutte contre le célibat et ses idées noires qu'il peut déclencher. Grande nouvelle, le chomâge, c'est pareil, c'est une lutte au quotidien.
Parfois je brûle de dynamisme, de vitalité, j'ai envie de renverser le monde, j'ai des fourmis dans les jambes et des idées plein la tête. Surtout le matin en fait, je me rends compte que je suis vraiment une fille du matin. Mais quand arrive 15-16h, je me foutrais en l'air, je me tailladerais les veines avec les bords de ma carte pôle emploi et je mettrais du sang partout sur mon CV imprimé en triple exemplaire ! Bouh !

Et puis ce manque d'argent, qui t'angoisse, qui t'opprime, qui te bloque.
J'en ai marre de me regarder le nombril depuis deux mois, j'en ai marre de n'écouter que ma pauvre petite voix qui marmonne à l'intérieur. J'ai envie d'être surbookée à nouveau, de n'avoir le temps de rien, de me lever tous les matins avec un but.
C'est bon là, c'était cool deux mois de vacances mais je peux y retourner maintenant ?

J'ai le contre coup de mon année passée, la nostalgie de ma petite start up. Je pensais que la rupture s'était assez bien consommée, que j'avais dépassé tout ça assez facilement et je me prends à rêver que j'y retourne. Les gens me manquent et j'ai l'impression que la dizaine de mois qui vient de s'achever est passée comme un rêve.

Je me sens coincée à l'intérieur de moi, j'ai l'impression que rien de concret ne pourra sortir de mes mains et de mes tripes tant que je n'aurai pas remis le pied à l'étrier.
Je lis des polars à la pelle, tous plus nuls les uns que les autres, je m'envoie des séries et des émissions comme on pioche dans un paquet de chips, sans retenir ni l'odeur ni la couleur.
Parfois je me sens morte. Morte à l'intérieur mais pas comme quand j'avais mis mon coeur sous glace. Non là je sens que ma créativité est morte, que mon cerveau s'endort.
J'aurais envie pourtant, de faire des tonnes de choses, j'ai des projets qui me viennent mais je suis incapable de mettre les bouts du puzzle en place. Je me plaignais de n'avoir le temps de rien. Aujourd'hui je l'ai mais j'ai le sentiment que chaque minute consacrée à autre chose qu'à de la recherche de boulot est du temps perdu.
Sauf passer du temps avec les gens que j'aime. Ca, ça va, j'arrive à ne pas culpabiliser.

J'ai toujours fonctionner comme ça. En prépa pour préparer mes concours, en école pour réviser mes partiels et même dernièrement pour mon mémoire. Je suis une fille extrême, une fille qui a besoin de mettre son âme, son corps, ses tripes au service de ses objectifs, sans quoi elle aura le sentiment qu'elle aurait du faire mieux, qu'elle devrait faire mieux et vlan, un petit coup de fouet pour la peine.
Pas très constructif tout cela !

Et étrangement, je ne ressens plus cette détresse immense, ce gouffre impossible qui semblait s'ouvrir sous mes pieds à chaque fois que quelque chose d'important semblait m'arriver.
Comme je constatais l'autre fois que si l'amour fuyait ma vie, je m'en remettrais sûrement, et bien je reste convaincue au fond de moi que je suis plus forte que tout ça, plus forte que tout ce qui peut m'arriver à ce niveau.
Je vis une passade, une sorte de rêve éveillé. Un cauchemar parfois, mais finalement rien de plus difficile que la vie elle-même.
Je me tiédis avec l'âge. C'est bien, c'est plus reposant.

En fait, je fais des réserves de projets, des réserves d'idées pour l'avenir. Je monte des bouts de plan, des bouts de futur et tout se mettra en place quand j'aurais retrouvé ma place dans la société. Car oui oui, ne nous mentons pas, sans travail ni argent, l'exclusion du système est assez rapide.

Mais un jour, je reviendrais celle que j'étais et je me lancerais à nouveaux dans des millions de projets en me plaignant que je n'ai le temps de rien.
Vous verrez, je n'arrêterai jamais de râler :-)
Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 11:35
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Par Louloute - Publié dans : vie pro - Voir les 0 commentaires
anpe.JPG Puisqu'il semblerait que j'ai définitivement touché le fond, je me suis décidée à m'inscrire au Pôle Emploi, sortant de ma fierté à deux balles qui me faisait dire depuis 15 jours "oh mais attends, y'a peut-être un job qui va se débloquer". Que nenni.
Je m'inscris donc sur le superbe site qui ne te dirige même pas toutes les deux secondes sur une page d'erreur et apprends avec joie que l'on va me contacter d'ici 72 heures pour un rendez-vous. Léger flip car moi je rentre chez ma môman lundi donc faudrait que ça se fasse vite.
Les dieux de l'administration m'ont entendue, on me laisse un message sur répondeur pour me donner rendez-vous le lendemain à 10h avec mes papiers au bout-du-monde.
Concrètement pourquoi  le-bout-du-monde ? Ah oui parce que j'habite légèrement en dehors de Paris et que du coup je suis rattachée à une agence qui se trouve elle bien en banlieue ! Je consulte le superbe site de la RATP qui en ce moment affiche de merveilleux messages comme "trafic nul en dehors des heures de pointes sur le RER A" mais bref, passons. Je constate avec dépit qu'il me faudrait emprunter deux bus pour m'y rendre. Ce n'est pas que j'ai quelque chose en particulier contre les bus mais avec l'annonce de la neige, je vois déjà le bordel qui m'attend.
Effectivement, au réveil, il a bien neigé et je choisis donc la seconde option qui me fait remonter sur Paris et redescendre en banlieue. Durée de l'opération : 40 minutes.
Comme je suis une fille stressée, c'est avec une demie-heure d'avance que je me pointe au rendez-vous, après avoir lutté contre une tempête de neige et manqué de m'étaler dix fois. Je m'attendais à un truc bien glauque, j'avoue que ça va. Il y avait bien quelques personnes qui avaient l'air bien plus dans la m**** que moi, avec poussettes et enfants mais bon.
On me pointe, on me monte à l'étage et on me fait poireauter une petite dizaine de minutes. Premier passage pour l'inscription. Ca commence, la nana ne comprend pas pourquoi je suis noté comme "madame" et non comme "mademoiselle" et se bat avec son ordinateur pour faire le changement. Elle m'explique ensuite gentillement que je n'ai droit à rien, vu que je suis une jeunette (pardon, désolée d'avoir voulu commencer à travailler avant 25 ans) et conclut en me disant qu'avec mes diplômes, je ne devrais pas avoir de soucis à trouver. T'as raison copine, depuis fin août, tu ne peux pas savoir tout ce que j'ai trouvé !
Deuxième entretien avec un "conseiller-placeur". De manière générale, j'ai trouvé les gens très zen. Ca a un côté positif, à mon avis si tu n'es pas zen tu ne tiens pas longtemps mais tu ne peux pas t'empêcher de penser au fond de toi "punaise, vu comme ils ont l'air stressés, ils ne doivent pas bosser sous pression les mecs".
Un conseiller très sympa même si pas franchement l'air au courant de ce que je fais et de ce que je cherche. Il me ressort le coup des diplômes avec l'air de dire "ne vous plaignez pas, hein, pensez à ceux qui n'ont pas de qualification". Ah ouais, et mes 5 ans d'études après le bac qui m'ont coûté des milliers d'euro que je n'ai pas encore remboursés, c'est tombé du ciel sans doute ? Ok j'ai des qualifications mais je ne les dois qu'à moi-même et surtout ça n'est pas ça qui m'ouvre les portes des entreprises, merde !
Je crois que le ponpon a été lorsque tout fier de lui il m'a sorti une offre en me conseillant de contacter la personne en donnant son nom vu qu'il s'entend trèèèèès bien avec le directeur de cette boite. Si l'intitulé du poste avait l'air bien, je me suis demandé en voyant le salaire si c'était un mi-temps ou alors des indemnités de stage. Nan mais sans blague les copains là, c'est même pas un salaire décent ça ! Vous voulez que je fasse des extra à Boulogne le soir pour pouvoir payer mon loyer ?
Il m'a donc imprimé tout ça - 24 feuilles en tout - très développement durable le pôle emploi, vraiment !
Je suis repartie sous la neige, convaincue qu'une fois de plus, on ne peut compter que sur ses propres forces dans ce bas monde pour se sortir du tas de sable.
Merci l'ami Paul !
Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /Déc /2009 23:41
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Par Louloute - Publié dans : vie pro - Voir les 3 commentaires
pensive.JPGLa grande question "et tu fais quoi de tes journées ?" posée par la Brune m'a donné des idées.
Fin de stage il y a deux semaines maintenant (déjà!) et une grande perspective de rien-du-tout comme avenir devant moi, je pense bientôt pointer chez MacDo avec mon bac+5 sous le bras.
En attendant, pas de chômage bien entendu et la nécessité de devoir aller m'inscrire chez l'ami Paul Emploi et de mettre à jour ma situation face à la Sécu.
Bref, je suis passée de "étudiante" à "inactive" sans passer par la case départ et sans toucher 20 000 euro ni même le RMI.

Donc j'ai mes journées pour moi et moi seule.
Ouais.
C'est fou ce qu'on se marre.

Pourquoi c'est chiant ?

- première et principale raison : t'as pas de tunes ! Rien, que dalle, des clopinettes, tes parents te paient encore le loyer pour les quelques mois à venir mais pour le reste ma brave dame, va falloir penser à aller vendre des Burger si tu veux avoir une chance de quoi survivre.
- t'as pas de perspective ! Non tu ne peux pas prévoir de vacances pour cet été, non tu ne peux pas te racheter un ordinateur alors que le tien est prêt à te lâcher à tout moment, non tu ne t'achètes pas de fringues, tu racommodes les trous et puis pour les cadeaux de Noël, à l'ancienne : un peu de papier crêpon et des paillettes.
- t'es tout le temps angoissée, ta première et dernière idée de la journée c'est : pourquoi je me retrouve avec que dalle après m'être tapée des années de prépa et une école qui m'a coûté un rein et que je vais  rembourser jusqu'en 2015 ! Ah bah avec un peu de chance, on sera mort en 2012 !
- tu te sens super hors du coup. Les gens ont tous l'air d'avoir un truc à faire, sont pressés, vont quelque part... toi pas. T'as le temps. Le temps de rien faire d'ailleurs mais t'as du temps quoi.
- tu as peur de devenir une no life, de te lever à midi, de devenir insomniaque, associale et obèse à force de tromper l'ennui avec la cuisine.
- ça va faire un trou sur ton CV. Ben ouais, en juin, une nouvelle fournée de jeunes diplômés va arriver sur le marché de l'emploi et qu'ils se rassurent, t'auras rien fait de plus qu'eux ces 6 derniers mois. Ramasseuse de poubelles, ça fait une expérience en plus ?
- tu rêves toutes les nuits que tu retournes en cours et dans ton rêve tu le vis vraiment comme un échec terrible. Tu te réveilles et tu constates que ta vie est effectivement un échec.
- t'oses plus appeler ta mère. En fait tu redoutes les fêtes de Noël et la perspective de rester une semaine chez tes parents qui vont te harceler parce que non, vraiment, ça n'est pas NORMAL que tu n'ais toujours pas de travail et est-ce que tu cherches assez, et assez bien et .... T'aimerais pour une fois dans ta vie n'avoir pas leur stress à porter en plus du tien.
- tu fermes bien ta gu**** quand tu rencontres de nouvelles personnes et évite de leur demander ce qu'ils font dans la vie, histoire de pas te retrouver l'air con quand ils te retourneront la question.
- tu passes tes journées sur Facebook, tu fais tous les tests possibles et imaginables et tu es au courant de la moindre publication d'un de tes amis.
- tu déprimes, tu déprimes tes amis, tes amis te dépriment et vous finissez par déprimer ensemble en picolant pour oublier mais le lendemain matin, t'as rien oublié du tout.
- tu calcules que l'achat d'un appartement ou la conception d'un bébé c'était déjà pas pour demain, mais alors là, c'est encore moins demain la veille.
- t'as l'impression d'être super égoïste parce que y'a des gens qui ont des soucis plus importants que toi , qui ont des vraies vies de merde, tu penses à l'Afrique, au cancer, à l'écologie... et puis tu pleures à nouveau sur ton sort parce que c'est plus fort que toi, tu ne vois que ton nombril et ta vie qui part en live.
- t'as plus de tickets restau et ta carte de transport tu la paies à nouveau plein pot... mince !
- depuis que tu ne prends plus le métro avant 10-11 heures, tu ne lis plus le journal et du coup t'es plus du tout au courant de la montée de la violence dans les banlieues et tu ne peux plus lire ton horoscope.
- t'as l'impression d'être une desperate housewive quand tu réalises que tu fais tes courses en même temps que toutes les mamies et les mères au foyer de ton quartier.
- tu as l'impression que ce Paris que tu as tant voulu, tant aimé, te rejette comme une malpropre.
- tu te demandes quand est-ce que tout ça va s'arrêter...

Mais par contre :

- tu es plus reposée, tu te sens libérée de toutes ces conneries qui te prenaient la tête, tu as l'impression d'avoir quand même récupérer ta vie.
- tu as l'impression d'être en vacances et l'impression encore plus grande que cela faisait des lustres que ça ne t'était pas arrivée.
- tu as le temps de plein de choses : aller à la poste, t'occuper de tes papiers, téléphoner à ta grand-mère, bref tu prends le temps de vivre !
- le métro est quand même beaucoup moins bondé à 10 heures qu'à 8.
- tu déjeunes avec des tas de gens, tu as le temps de recevoir chez toi, tu vas chercher tes potes à la sortie de leur boulot, bref, ta vie sociale va mieux.
- tu ne te sens pas vraiment seule dans ta galère car la plupart de tes potes de promo sont dans ce cas. Vous vous faites des après-midi de chômeurs où vous buvez du chocolat chaud en fulminant contre (dans le désordre) la société, le gouvernement, les entreprises et votre école.
- tu évites la foule dans les magasins, tu as déjà fait tous tes cadeaux Noël, tu as même fait les paquets toi-même, la grande classe quoi.
- tu profites enfin de ta carte illimitée pour le cinéma, tu as moins le sentiment de te faire avoir lorsque tes 20 euro mensuels sont retirés de ton compte.
- tu te sens plus ouverte sur le monde, tu regardes les gens, tu leur souris, parfois même tu leur parles. Tu te sens moins énervée par le genre humain et par la vie Parisienne en général.
- t'as plein d'idées professionnelles... que tu ne mets pas en place bien évidemment, mais au moins tu réfléchis à tout ça au lieu d'être la tête dans le guidon.
- tu prends le temps de faire ton petit marché et de cuisiner, tu ne râles plus quand il faut faire cuire trois poireaux, vu que tu n'as que ça à faire. Tu fais des cookies pour ta belle-maman, des crumbles pour tes amis, bref, tu partages.
- tu as le temps de t'occuper de ton blog (le pauvre, il était à l'abandon) et tu as de nouveau le temps de lire celui des autres.
- tu vis dans un appart nickel vu que tu peux passer des heures à le nettoyer et à le ranger, ça nourrit grandement ton délire de maniaque et il est content, le délire :-)
- tu as le temps de réfléchir à un tas de choses, tu analyses avec plus de recul ce qui peut t'arriver et ça te fait un bien fou.
- tu es plus zen dans ton couple, tu as plus de temps à consacrer à ton homme, tu n'es plus fatiguée pour faire des câlins et tu as plus d'attention à donner.
- tu trouves que tu vis une expérience intéressante, pas forcément gaie mais nouvelle en tout cas.
- tu sais que dans 6 mois (enfin t'espère de toute tes forces) tout ça sera derrière toi et que ce n'est qu'une situation temporaire.

Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /Août /2009 23:57
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Par Louloute - Publié dans : vie pro - Voir les 0 commentaires
Le prochain journaliste qui me parle de la difficulté des jeunes diplômés à trouver du travail....




Je lui fait bouffer sa carte de presse !!!!



Jeudi 15 janvier 2009 4 15 /01 /Jan /2009 20:09
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Par Louloute - Publié dans : vie pro - Voir les 6 commentaires

Sur le mode Facebook, je vous propose une petite liste pour vous dire comment j’adore vraiment mon boulot et pourquoi on se marre autant….


Tu sais que tu bosses dans une start-up quand :

1 – Le big boss a à peine plus de trente ans et accessoirement tu le tutoies et tu lui fais la bise

2 – Il porte un jean, des baskets et un tee-shirt aux couleurs de la société. De toute façon c’est simple, tu n’as même pas tenté le tailleur le premier jour vu le dress code ambiant !

3 – La grosse blague consiste à changer les paramètres du PC de ton collègue, de mettre l’affichage de son écran à l’envers ou de lui inverser les couleurs…

4 – Tu parles des derniers gadgets que tu as vu sur le journal du geek et personne ne te regarde comme un martien !

5 – Le téléphone ne sonne pas, il y a un vague fax au fond et le rare courrier est timbré à la main. Internet oblige !

6 – A midi tout le monde mange ensemble, tout le monde tient autour de la table de réunion, normal vous êtes une dizaine !

7 – Après des années à apprendre comment communiquer en entreprise, tu apprends à parler de manière cool aux gens et à utiliser le smiley dans tous tes mails

8 – Le premier jour, on t’a demandé d’installer MSN. Si si ! C’est l’outil privilégié pour communiquer en interne ici

9 – Dans l’annonce de recrutement, ils demandaient quelqu’un de « sympa ». Tu confirmes, c’est un critère rédhibitoire aux entretiens

10 – Les inconvénients sont ceux des avantages : pour déménager tu prends tes bras et tu fais tes propres cartons !

Et le petit bonus : toi qui parlais déjà franglais, là tu as tes maitres : welcome mail, first run experience, time keeper, opt-in & opt-up ! Ils en truffent leurs phrases et toi tu perds toujours une seconde à traduire !

Mercredi 5 novembre 2008 3 05 /11 /Nov /2008 11:04
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Par Louloute - Publié dans : vie pro - Voir les 6 commentaires
La recherche de stage, c'est plutôt prenant !
Hier j'ai commencé par prendre un bus, puis j'ai pris la voiture, ensuite j'ai pris le train où j'ai pris une grande bouffée d'odeur de vieille pas lavée. Ensuite j'ai pris un sandwich, puis j'ai pris un numéro de portable qu'un jeune homme m'a donné avec insistance. Puis j'ai pris le métro, et là j'ai pris mon temps, car je suis toujours en avance. Ensuite j'ai pris mon courage à deux mains, et je suis allée à mon premier entretien. J'ai du prendre l'escalier, l'ascenceur était en panne. J'ai pris une grande inspiration, puis j'ai pris le taureau par les cornes. J'aurai presque pris mes rêves pour la réalité. Ensuite j'ai repris un métro, puis un autre et enfin un RER. De là j'ai repris un bus, avec un ticket exorbitant. J'ai attaqué mon second entretien. J'ai pris un air intéressé, un air béat de soeur sourire. Ensuite j'ai pris la poudre d'escampette, pour tenter de rentrer avant la nuit. C'est là que j'ai pris peur, dans cette banlieue paumée. J'ai tout de même réussi à reprendre le bus, puis j'ai repris le RER, puis j'ai repris le métro. J'ai pris mon mal en patience en attendant de prendre le train. J'ai pris des vessies pour des lanternes mais je me suis vite reprise. J'ai pris ensuite une petite navette et puis j'ai pris un taxi. Là et lasse, j'ai pris le courrier et me sentait prête à prendre le chemin du sommeil bien mérité. Mais j'ai repris mon sac à main et suis allée prendre quelques verres où j'ai tenté parfois de ne pas être prise pour une idiote et souvent d'apprendre des choses.
Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /Sep /2008 15:52
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Par Louloute - Publié dans : vie pro - Voir les 4 commentaires
Je n'avais pas dormi de la nuit, réveillée avant le réveil à 6 heure et des poussières. La rentrée, j'aurai aimé la faire avec des lunettes noires sur le nez. Pour qu'on ne me voit pas et que je ne vois personne. C'était sans compter qu'en France, le 3 septembre et bien il fait nuit à 6h du matin ! Oui, oui, nuit, comme un jour de novembre. Ah et puis il pleuvait ! Pas un léger crachin hein, non, non, la bonne averse qui caractérise nos longs et rigoureux hivers. Sauf qu'il y une semaine il faisait 30° et que mes jambes pèlent encore, rapport aux coups de soleil corses... Enfin, si c'est l'hiver, c'est l'hiver. Je ne voyais pas comment la journée pouvait être plus pourrie...
Reprendre le bus : bonheur ! Les poussettes, les vieux, les clodos qui puent, les coups de freins, les embouteillages... Et puis les gens, revoir des gens, partout, grouillante de gens cette école. Ah bah normal, c'est une école. Me sentais associable, mysanthrope, grrrr ! Renouer avec la bonne vieille hypocrisie caractérisant les rapports semi-professionnels. Discours d'accueil : ouais merci ouais. Du mal à avaler et à croire aux "relations fraternelles qui doivent lier les étudiants de cette école à travers le monde et le temps". Nous font encore le coup de la grande famille. Merci mais on sait ce que ça vaut ! Petite précision pédagogique, certes c'est toujours bon de remettre les pendules à l'heure. Et puis ces conneries d'enregistrement administratifs....
Retourner en cours, écouter, des heures durant... Rester sur une chaise, l'air intéressé, un stylo en main pour donner le change. Lutter contre le sommeil.. Ah les bonnes siestes que l'on pourrait se faire avec des conditions pareilles ! L'annonce de boulot, de tonnes de boulot, d'exploitation massive d'étudiants. Fini les soirées et les week-end devant le dernier épisode de HIMYM.
Et puis bon, un premier jour de passé et puis un autre et finalement les choses sont moins difficiles qu'elles n'y paraissent. C'est agréable de retrouver un peu la théorie, agréable de ne pas être obligé de lutter pour travailler, ne pas se soucier de chefs ou de projets de la vraie vie, de budget à respecter ou de communication à relire. Les choses prennenent un ton moins vital en fait, presque plus léger. Etre de nouveau étudiante, faire son ptit taf, penser tout de même à l'avenir si proche tout proche mais profiter quand même de ces quatre derniers mois.
Ca va le faire !
Dimanche 3 août 2008 7 03 /08 /Août /2008 15:36
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Par Louloute - Publié dans : vie pro - Voir les 3 commentaires
Une fois de plus, désolée pour le silence de ces derniers jours mais il faut avouer que la semaine a été plutôt remplie. Déménagement de mon coloc, état des lieux, préparation de ma fête de départ, transmission des dossiers aux collègues... très peu de temps pour bloguer donc !
Après plus de 14 mois au sein de cette société, je finis donc mon stage mercredi. Beaucoup de gens partaient en vacances, j'avais décidé de faire la fête jeudi soir, histoire de se dire au revoir de manière un peu plus "posée". Après concertation avec mon service, nous étions toutes d'accord pour une fête un peu sélective, vous avez beau avoir travaillé avec et même apprécié un certain nombre de personnes, ce n'est pas pour autant que vous avez envie d'inviter 40 personnes à manger ! C'est pour cela que nous étions partis sur une soirée à 8-10.
Depuis quelques jours je voyais bien qu'il se tramait quelque chose, des regards, des conversations interrompues, des déplacements étranges entre services, me suis dit qu'on me préparait une surprise. Je pensais à un cadeau en fait, tout simplement, je trouvais d'ailleurs que pour récolter 3 euro sur chaque bureau, c'était bien bruyant ! lol
Et puis le jeudi soir est arrivé, je devais partir en avance avec un collègue pour préparer l'apéro avant l'arrivée des autres...mais les filles avaient organisés en fait un pot de départ surprise où là plus de gens avaient été invités.
Me suis donc retrouvée comme une naïve avec tous ces gens autour de moi, qui prenaient des photos pour immortaliser le moment de surprise! J'ai été touchée par toute cette organisation, par tout ce monde également qui avait interrompu leur boulot (d'habitude pour les faire bouger on compte une bonne demie-heure de battement). J'ai reçu de beaux cadeaux : un sac Longchamps, mon premier, marquant définitivement mon adhésion au club des filles en école de comiques. Je ne comprends pas ce qu'on reprochait à mon sac acheté sur le marché à dix euro il y a 2 ans de cela ! J'ai eu également un collier assorti à un bracelet, là aussi très beau, très fille, très brillant ! Tout le monde m'avait écrit un petit mot dans une grande carte où mes collègues avaient réalisé un trombinoscope, pour que même plus tard je n'oublie pas leur bouilles ! 
J'avoue que j'ai été un peu submergée par l'émotion en lisant certains petits mots. Nous avons ensuite enchainé sur notre soirée prévue à l'origine. Là encore j'ai versé ma petite larme quand ils ont chanté "Elsa" de Didier Barbelivien, dont ils avaient retouché les paroles, pour rendre ça plus personnel, plus touchant quoi :-)
Couchée à deux heures du matin, j'ai du le lendemain dire de nouveau au revoir à des tas de gens qui partaient en vacances et avec qui j'avais travaillé pendant plus d'un an. Alors bien sûr je ne pars pas en Chine, je retourne en cours à deux arrêts de bus d'eux mais rien ne sera jamais comme avant quoi, c'est la fin de quelque chose et j'avoue que c'est beaucoup plus dur que ce que je le pensais de dire au revoir à tous ces gens, qui ont partagé 14 mois de ma vie, 8 heures par jour, 5 jours sur 7.... Encore un moment d'émotion, tout cet amour reçu d'un coup, en masse, par ces gens qui ont tant compté pour moi..

Comme dit ma mère, je suis comme le lierre, je m'attache.... 
Mardi 15 avril 2008 2 15 /04 /Avr /2008 18:51
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Par Louloute - Publié dans : vie pro - Voir les 2 commentaires
Ma collègue Karine a mis au monde une petite Louna dimanche soir. Elle pèse 2,560 Kg et mesure 49 cm et est vraiment trop mignonne ! Bienvenue à toi petite guenichette, que tu sois aussi belle et gentille que ta maman. Félicitations !!!


Une petite photo d'Ann Gedes pour l'occasion....
Samedi 19 janvier 2008 6 19 /01 /Jan /2008 11:02
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Par Louloute - Publié dans : vie pro - Voir les 6 commentaires
undefined - Après ton entretien tu avais dit à ton entourage que ça s'était bien passé mais que tu refuserais, ne serait-ce que pour l'emplacement des locaux et la tronche des informaticiens.
- Avant, tu ne savais pas différencier une Peugeot d'une Renault. Maintenant si. T'as bien progressé.
- Quand tu es arrivé, tu as mis une semaine pour avoir un poste. Pour une boite d'informatique, t'aurais du te méfier...
- Tu zappes les pages de ventes de voitures dans le journal, ça te rappelle vraiment trop le boulot. Ou au contraire, tu jettes un coup d'oeil au "marché".
- Les seules nanas de ta boite ben c'est le marketing et la compta. Pour le reste, que de mecs.
- Tu ne comptes même plus le nombre de fois où tu as entendu le proverbe "femme au volant, mort au tournant"
- Tu ne comprends pas, à n'importe quelle heure de la journée, t'as toujours un développeur pour fumer sa clope devant la boite.
- D'ailleurs tu rends les développeurs responsables de la plupart des réclamations clients.
- On prend ton service marketing pour un service facultatif, mais bon y'a une cafetière chez vous alors...
- Depuis que tu bosses là, t'as encore plus la honte de ne pas avoir ton permis
- D'ailleurs t'aurais vraiment du fermer ta gu*** le jour où tu as dit à un commercial combien de fois tu l'avais loupé. Ca a fait le tour de la boite en moins de deux, et maintenant on ne te rate pas avec ça :-)
- Tu savais que les commerciaux c'était des vendeurs de tapis, mais à ce point je crois que t'as jamais imaginé. D'ailleurs tu envisages sérieusement de faire engager un styliste parce que les vestes jaune moutarde c'est juste pas possible.
- Tu étais au courant avant tout le monde de la sortie de la nouvelle Laguna. Même que tout le monde s'en fichait royalement de ton scoop.
- Il y a des jours où tu trouves que les garagistes sont des gens super sympas. Il y a des jours où tu trouves que les garagistes sont vraiment des cons.
- Au moment des émeutes de Villliers le Bel, tes collègues t'ont appelé pour que tu mettes les infos car le pauvre garagiste qui faisait le constat des dégats et bien il avait le stylo de la société dans la main ! Si si ! C'est un client ! Pas de bol quand même, il devait signer un nouveau contrat de 40 000 euros !
- Tu as une copine qui bosse dans les lubrifiants et vous étiez au même salon de l'auto des professionnels. Là c'est sur, c'est pas "tu le vaux bien".
- Justement tu te dis que tu ne pourrais pas aller vendre des cosmétiques maintenant, ça te semblerait un rien superficiel.
- Tu te dit au moins cinq fois par jour que t'aurais vraiment du aller bosser chez Playmobil !
- Ton slogan préféré que tu répètes à tout bout de champ c'est que ici "tout est possible" et que surtout "rien n'est simple, rien".
- Tu te prépares limite à une guerre à chaque fois que vous lancez une nouvelle version
- Tu ne comprends pas que certains ne se soit pas encore fait pété la gueule par des clients, voire crâmer leur caisse...
- Tu met des visages sur les grands noms de la direction Peugeot ou Citroen
- T'as des discutions plus intéressantes avec ton père, ton frère, ton coloc ou ton ex, vu que tu comprends enfin de quoi ils parlent quand ils évoquent les litres au cent, les soupapes ou les cylindres.
- L'info essentielle de la semaine c'est quand même l'ouverture d'un garage exclusivement composé de filles dans le sud de France. Y'en a que ça a fait marrer d'ailleurs.
- Enfin, même si parfois tu râles, tu aimes vraiment ton boulot et tu ne t'attendais pas à trouver ce secteur intéressant..
Samedi 8 décembre 2007 6 08 /12 /Déc /2007 16:01
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Par Louloute - Publié dans : vie pro - Voir les 2 commentaires
[Pas de post hier pour cause de pot d'entreprise de fin d'années laaarrrgement arrosé. C'est un manque total de professionnalisme et de tenue que de boire dans un milieu pro. En même temps, dans ma boite ça donne plutôt un côté "corporate". Et la soiréee fut excellente. Je ne regrette rien, si ce n'est d'être rentrée trop tôt...]

cocktail-5.gif On m'a dit et je l'ai répété souvent ici que ce n'était pas au bureau qu'on se trouvait des amis. C'est vrai. Y'a un tas de gens qui sont insupportables dès que vous bossez avec eux. M. est une fille qui est arrivée dans la boite il y a deux mois. C'est l'assistante de Big Boss. On était assez curieux face à son arrivée, il faut bien l'avouer. Pas évident de bosser pour Big Boss : Big Boss il a un égo démeusuré, Big Boss il adore qu'on l'écoute, Big Boss nous a fait faire 22 heures sup la semaine du 15 août parce qu'il avait décidé de reprendre un dossier en main. Mais Big Boss il redevient tout gentil dès qu'on lui tient tête, il a toujours une oreille de dispo et il m'appelle la stagiaire de l'année, donc Big Boss, c'est un sacré personnage, mais pas déplaisant !
Quoi qu'il en soit, M. c'est quand même son assistante. Donc il faut pas tout lui dire. Moi j'ai tendance à trop parler. Donc je me surveille. Du coup je ne savais pas trop comment être avec cette fille. Et puis lors du décès de Laurent, je rentrais de Paris du salon et l'ambiance n'était pas vraiment au boulot... J'ai passé la journée dans le bureau de M. à parler de tout et de rien.
Je ne veux pas trop m'emballer, mais M. c'est vraiment une fille que j'adore. Elle a 15 ans de plus que moi, elle est mariée, elle a un petit garçon et moi j'ai l'impression de m'être trouvée une pote. Les gens ne comprennent pas tous notre amitié. Elle m'en a parlé la dernière fois. Elle m'a dit qu'elle s'en tapait de ce que les gens pensaient, qu'on s'entendait bien et basta.
M. elle a un peu la vie que je veux, un peu celle que j'aimerais avoir. Elle n'a pas son permis, elle roule en scooter au péril de sa vie, c'est une parisienne pure souche, elle a un adorable petit garçon, un immense appart, de longs cheveux blonds, un sens de l'humour complètement débridé, un mari beau gosse, une passion pour les sports mécaniques (ça je lui laisse).
Pour moi M. elle a réussie. Elle a été adoptée à 9 mois. Elle ne connait rien de ses parents biologiques et elle s'en tape. Juste qu'elle voudrait connaitre ses antécédents médicaux et qu'elle ne comprend pas comment on peut abandonner un enfant.
Après le boulot, on prend le bus ensemble. On critique allègrement les vieux qui puent, on râle contre les virages, la pluie, le conducteur. Ensuite je l'accompagne parfois chercher son fils à la crèche. Il me connait maintenant, il dit à son papa le soir que "Elsa, eh bien elle est venue dans ma maison". Il est beau ce gosse. Je donnerais un rein pour un fils aussi beau que le sien. Et puis on rentre chez elle, on fume des clopes en buvant du jus de tomates et en mangeant des saloperies. Elle adore la bouffe M. mais surtout ce qui est gras et sucré. Elle est comme une gosse parfois. Elle me montre ses photos de mariage, on parle du boulot, de la vie, des femmes, des hommes. Elle parle de moi à sa mère. Je parle d'elle à ma mère.
Peut-être qu'un jour je trouverais qu'elle est trop bavarde pour une assistante de chef, peut-être qu'elle en aura assez de se taper des délires avec une stagiaire de 20 ans.
En attendant.. je l'aime bien. On s'appelle le soir, on papote. Hier elle avait autant bue que moi, on rigolait comme des ado au téléphone. Elle me donne l'impression de rajeunir parfois, c'est paradoxal. J'aime ses idées, sa manière de pensée, son coeur gros comme ça, son côté miss potin comme moi. On se ressemble sur beaucoup de points, c'est assez marrant...
Je ne sais pas ce que c'est que cette amitié. C'est juste bien.
Mardi 27 novembre 2007 2 27 /11 /Nov /2007 23:09
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Par Louloute - Publié dans : vie pro - Voir les 3 commentaires
Mes ptits Loups, je ne vous oublie pas.
J'ai deux super articles en préparation : "l'infidélité n'a-t-elle donc aucun tabou" et "sommes-nous plus pervers qu'avant ?" Ahhh bah c'est un peu du racolage je l'avoue, ça vous poussera à repasser par ici demain j'espère :-)
Mais là, ce soir je suis morte de fatigue, j'ai mal au dos (ça faisait longtemps) et je dois bosser sur un site que je crée pour une collègue de boulot.
Je vous embrasse tous foooort !

PS : Sinon ma collègue m'a indiqué le père des mes futurs enfants... je devrais peut-être lui parler désormais ! lol ! On croit rêver....
(Heu, elle ne me parlait pas de Brad, ça c'est juste pour le plaisir des yeux)

bp.jpg
Jeudi 15 novembre 2007 4 15 /11 /Nov /2007 23:29
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Par Louloute - Publié dans : vie pro - Voir les 2 commentaires
dc8-grandmathieu.gif Aujourd'hui la Louloute a réussi à fuir le bureau et son ordinateur chéri en participant à un forum d'entreprises organisé par mon école. Comme je n'allais pas laisser ma RH seule et abandonnée, je l'ai accompagnée parce que bon, c'est quand même un peu mon école hein.
Quoi qu'il y a des jours où je ne m'en vante pas....
Alors oui, c'était sympa, déjà de changer d'air. Et puis j'ai revu plein de gens que je n'avais pas vu depuis longtemps et que même ça m'a fait plaisir de les voir. J'ai remis à jour mes potins du gratin, tout ça... J'ai juste eu un peu l'impression de rate mille fois ma vie, genre c'est intéressant.
Alors il y a ceux que je n'avais pas vu depuis une éternité... "nan nan, célibataire... oui oui, mis les voiles en Finlande... nan nan, on est restés potes... oui oui j'ai tourné la page.... nan nan je cherche pas...." C'est quoi ces questions indiscrètes franchement ? (je déconne, jsuis la première à les poser)
Ceux que je n'avais pas vu depuis quelques temps "oui, fiancés, installation, changement de colocataire, recherche, autrichienne, caution, voiture, charges". Sinon le boulot ça va, merci, impec.
Mais le pire du pire c'est de voir toutes les têtes de cons qui ne m'ont pas manquée pendant 6 mois, même si je les vois dans le bus. Mais c'est quoi ces gens ? Ils sont vraiment à part. Si t'as pas fait une école de comiques, tu ne peux pas comprendre. Hypocrites, imbus d'eux mêmes, puants, des vraies têtes à beignes, y'a pas d'autre mot.
J'ai ressenti de fortes montées de mépris, il n'y a que du mépris à avoir pour ces gens de toute façon.... Entre ceux qui  ne te lachaient jamais un mot et là qui font genre grand sourire parce que tu représentes une boite qui peut leur proposer un stage ou un emploi, ceux qui au contraire te disaient bonjour et qui là font genre qu'ils ne t'ont pas vus... Mais bien sur, y'a pas un pequenot dans l'allée mais ils regardent ailleurs.
Je ne suis pas comme ces gens !!!! Définitivement !!!  Grrrr !
Enfin, demain, c'est Thalassa, en plus c'est le jour du pacte donc j'ai envie (l'envie d'avoir enviiiiieeeee) de retourner au bureau !  Le retour en cours sera difficile...  Pitin, déjà 6 mois que je bosse :-)
Dimanche 14 octobre 2007 7 14 /10 /Oct /2007 10:42
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Par Louloute - Publié dans : vie pro - Voir les 2 commentaires
Deux mois qu'on organise ce fucking salon, deux semaines qu'on court de partout, qu'on stresse, qu'on négocie, qu'on met des emplâtres sur des jambes de bois. La stagiaire que je suis a dû négocier pour y participer quand même à ce salon, parce que bon, si il se déroule c'est aussi un peu grâce à moi, non mais ! Du coup je suis à Paris lundi et mardi. Et forcément....

- le départ est fixé à 6 heures du mat' à la gare, à cette heure-ci je suis bonne pour marcher une demie-heure dans le froid.
- j'ai oublié ma veste de tailleur chez ma cousine le week-end dernier
- j'ai le choix entre "chaussures à talons qui vont me ruiner les pieds et que je vais surement me péter une cheville en courant de partout avec" ou "chaussures plates que je respire pas dedans et que mes pieds ils s'expriment après !!"
- les anglaises qu'on attendait depuis deux mois ont fini par débarquer ce matin !! Si si, ce matin ! Ah les puuuu***
- la ligne précédente expliquant que deux boutons merveilleux (comme dans merveilleusement gros) sont apparus sur mon menton pendant la nuit, ça me donne comme un air d'ado de 15 ans !
- j'ai limite la crève, je me suis mouchée toute la soirée d'hier, alors que je ne suis JAMAIS malade, j'ai pas vu un médecin depuis des années
- je suis fatiguée mais fatiguée, je dors mal, je cauchemarde, je remue des histoires à la con dans ma tête, bref le top de la forme !

Et je vous passe évidemment les détails plus "techniques" comme le pressing à gérer à l'hôtel pour messieurs ces commerciaux, les chambres à répartir, l'absence de navette pour relier l'hôtel au salon et de ce fait une heure et demi de bouchon à prévoir le matin, les démo pas prêtes, les discours flottants, les badges pas arrivés et la grève des transports jeudi !
C'est pas gagnnéééé !


Allez, comme c'est facile d'être méchante je vais dire que ah bah tiens on a perdu le match hier ! Hihihi ! Et je vous met une belle photo tirée de Rue89, un site de gens qui n'ont pas peur de dire ce qu'ils ont à dire ! Et dieu sait que ça manque ça ! On est baillonnés !
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