Women to women

Publié le par Louloute

 

entreprise.jpgQuand vous avez fait une école de comique, il y a peu de chances qu'on vous laisse vous en sortir comme ça. La plupart du temps, vous adhérez (ou on vous offre l'adhésion la première année) au réseau des anciens élèves.

Concrètement, après m'avoir amputée de 21000 euro pour me taper 4 mois de chômage à la sortie, je n'avais plus grand-chose à lui dire, moi, à cette école !  C'est donc un rien poussée-tirée par ma copine entrepreneuse formidable que je suis allée hier à la première réunion d'anciens, mais plus particulièrement d'anciennes puisque c'était une sorte d'atelier/afterwork organisé autour de la place des femmes dans le monde pro.

 

Ce que j'avais globalement compris que ce serait : un groupe de nanas, plus ou moins fraîchement diplômées, accueillies par une encore-plus- ancienne diplômée (c'est un peu comme chez les Miss, on a des années de promo qui suivent nos noms…) qui elle, a bien réussi, malgré le fait terrible qu'elle soit une femme.

Le thème était la couleur, notamment dans nos vêtements, la symbolique de l'uniforme, toussa toussa

 

Ce que j'avais peur que ce soit : déjà, OMG, un club spécial "femmes en entreprise". Mon âme de féministe a un peu vomi à l'intérieur de moi. Y'a-t-il un club spécial "hommes" ? Non ? Bon alors ! On va peut-être arrêter de se la jouer victimes non ?

Et puis que des gonzesses ensemble ? Ah mon dieu ! Au bout de 10 minutes on va se plaindre de nos méchants patrons hommes, bouh, et à la fin on en sera à s'échanger des recettes de cuisine !

En plus le thème prêtait méchamment à dévier sur des sujets "chiffons" (vêtement / mode : tu suis encore ou je t'ai perdu ?) et alors plus anti-shopping que moi tu meurs.

Pour conclure le tout, j'ai pleuré de joie toutes les larmes de mon corps lors de ma dernière soirée d'école, autant de dire que l'ambiance copains d'avant "corporate", ça allait me le faire moyen !

 

Ce que c'était vraiment : alors là, honte honte sur moi, parce que dieu merci, nous avons échapper à tous les clichés et les poncifs du genre ! Une petite dizaine de gonzesses réunies dans un atelier, effectivement de fringues, mais genre baba cool et surtout très rouges !

Notre interlocutrice nous a raconté comment elle avait envoyé le monde de l'entreprise se faire gentiment foutre après 2 ans comme chef-de-produit-trop-dans-le-moule, qu'elle avait épouser un musicos, qu'elle l'avait suivi dans le monde entier, qu'elle s'était pas mal cherchée (sculpture, danse, musique) et qu'elle avait décidé aujourd'hui de créer des vêtements et de préférence rouges pour crier un peu à la face du monde qu'elle était ce qu'elle était et tant pis pour les autres.

Ouais, elle aussi c'est un bisounours t'as vu (comme disent les jeunes).

Nous avons parlé d'énergie, de ressenti, de réflexion, un peu de méditation et de chakra même. J'avais plus l'impression d'être avec mon Sage qu'avec des anciennes d'open bar.

 

Pourquoi ça m'a fait un bien fou : parce qu'après des journées passées avec exclusivement des hommes, des geeks, qui n'en décrochent pas une, qui bossent sans lever les yeux de leurs ordi et qui surtout surtout, s'en branlent monstrueusement de ta vie, même si tu veux juste évoquer la série (de geek en plus!) que tu t'es matée la veille, c'était vraiment chaleureux.

Parler, même rien qu'un peu, de qui on est, de ce qu'on veut, de son artiste et de ses photos, mais aussi échanger avec celles qui sont passées par là, qui sont aujourd'hui des chefs, avec des bébés et qui te disent "eh oh, à 18h30 t'as le droit de considérer que ta journée est finie!", je sais pas, c'était un peu ce dont j'avais pile besoin !

Alors évidemment, on a parlé de mariage, bébé, de weight watchers mais pas pendant des plombes non plus ! Je suis loin d'être girly, mais rien qu'un peu de ... ce truc que savent faire les femmes là… ah oui : écouter ! Et bien rien qu'un peu d'écoute, c'était déjà beaucoup !

 

Le bonus : j'ai mis très longtemps à comprendre l'importance d'un réseau, pourtant c'est à lui que je dois mes deux derniers jobs. Et bien hier soir, j'ai eu le sentiment d'en avoir trouvé un autre, un vrai, de femmes, de filles, qui sont certes passées par le même "blase" que toi mais qui en ont fait des choses extrêmement différentes.

Alors ok, dans ces conditions, je veux bien continuer à en rencontrer, des women dans le business !

Publié dans vie pro

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rose 12/01/2011 23:24



Bonjour Louloute,


J'étais très amie avec Anna ,  excuse moi d'amener  ce sujet après tout ce temps,c'est dingue de voir comme sa mort nous a toutes traumatisées, en tous les cas, meme si ce qui a
été perpetré est horrible, rien n'arrive au hasard et sans raison.avec le recul , quand je vois défiler le film de notre amitié, je vois deux petites filles déjà vieilles, qui se repaissent des
nourritures du monde que le diable de ce siècle leur a tendu, bien trop tot, (pourquoi? c'est une autre question), en tout cas 2 merdeuses qui avaient peur d'etre pas aimées, qui auraient fait
n'importe quoi pour qu'un "vrai mec" (en apparences, NDLR+ de 20 ans) s'interresse à elles, et qui avaient bien compris que le moyen le plus simple de donner matière à tout ca, c'était de
leur donner leur cul. C'est comme ca qu'avec Anna, on est sorties plusieurs fois en ville pour trouver des mecs mignons...En échange ca  nous faisait plein de trucs délire à nous
raconter et pas une seule fois on a remercié le seigneur d'être tombées sur des "gentils étudiants", on était complètement inconscientes, sans aucune protection psychologique, ni physique. Le
problème avec Anna, c'est aussi qu'elle avait une attirance pour les mecs "méchants", les"voyous", plus ils avaient un sourire de connard en coin comme elle le disait elle-même, plus elle
craquait. C'était plutot un dégoût du mec gentil bien propre sur lui: "j'ai été élevée come une petite fille sage, avec neuneu dans les cheveux et chemise blanche, mais je ne suis pas ça!!",
voilà ce qu'elle aurait voulu gueuler, c'est sur que ce complexe-là l'amenait a faire n'importe quoi pour montrer qu'elle était  "cool" (piercing,tatoo...). En plus elle compléxait 
grave sur des parties de son corps (son visage, ses jambes...), et on le sait ça nous pousse à mettre le reste en avant, cela éxecuté avec toute l'énergie de l'adolescence l'avait
poussée comme moi à aller trop loin pour que ça reste un jeu. On a construit nos putains de PERSONNALITES avec ces éléments, et avec la "maturité" sexuelle comme repère, bien étudiée au fil de
films et séries lourdingues qui louent la perversion et rebute l'amour vrai au rang de hochet pour gogols. Voilà ce qu'on a vécu et voilà en partie pourquoi une fille belle comme ça, avec les
yeux qui petillent, avec un humour fin et ravageur, et si COOL, a pas pu voir qu'elle avait ça, fragile elle a cru qu'elle l'avait pas et à force de mettre sa foi là-dedans elle a mis les pieds
dans des histoires qu'elle a pas pu maitriser, à force d'avancer y'a un moment ou on peut plus reculer, ou plutot elle a nourri efficacement une "entité" malsaine pendant des années
sans réaliser ce qui se passait jusqu'au jour ou cette bete plus grosse qu'elle et bien puissante sur cette terre l'a bouffé.


Il faut etre conscient des conscéquences de nos actes, et meme si nous ne nous voyons pas " porté haut comme le jade",que nous devons etre "foulé au pied comme la boue", seul le
coeur a une valeur, qu'on ne dois pas oublier.


 



AL 16/12/2010 10:18



Finalement... on est tous victime de ses propres préjugés, nan ? :)


 



Louloute 17/12/2010 09:33



Absolument ! Et surtout moi qui est incapable d'avoir la bonne "première impression".


Moi la première impression, elle est toujours fausse ! :-D
Remarque c'est pratique, je n'ai qu'à prendre le contre pied de ce que je crois voir des gens