par Louloute publié dans : Amour commentaires (2)
J'ai longtemps cru que l'amour c'était ça: les cris, les larmes, les coups de téléphone jusqu'à 5 heures du mat' pour s'engueuler sur des détails, la peur que l'autre se barre, les reproches de ne pas s'aimer assez, pas assez fort...Je pensais que la passion, celle qui dévaste, qui détruit, il n'y avait que ça de vrai. Qu'on ne devait pas vivre à moitié, qu'on devait tout vivre à fond, rien que pour se sentir vivant justement... Alors l'amour ça me rendait malheureuse, dépendante, ça m'empechait de dormir, de bosser, parfois de manger, ça me créer plein de symptomes, ça m'occupait trop le cerveau. Je croyais que tout le monde vivait ça, le chantage, les déchirements, les ruptures qui ne durent jamais mais qui se répètent...
Mais non, un jour j'ai compris que tout cela était faux. Un jour j'ai rencontré un mec gentil, mignon, un qui me prenait plus la tête, qui me faisait plus rire que pleurer. Et là j'ai compris que l'amour ça pouvait être aussi la stabilité, le quotidien, le calme, la complicité, la simplicité finalement... Les relations fusionnelles et passionnelles sont intenses mais ne mènent nulle part, je crois que non, la vie ce n'était pas ça.... On ne construit pas quelque chose sur le chantage, la menace ou la suspicion.
On peut aimer vraiment, on peut aimer très fort et sincèrement sans hurler, sans pleurer, sans s'envoyer des insultes à la figure, sans se persuader que l'autre est tout et que la vie va s'écrouler si demain il part. La vie à deux c'est autre chose, c'est laisser à l'autre l'espace dont il a besoin pour vivre, ne pas faire un scandale parce qu'il va à une soirée et qu'il nous expédit au téléphone par un "jte rappelle demain, j'aurai plus le temps", parce que moi aussi j'ai une vie, des soirées, des amis...
Je le préfère aussi libre que moi (dans une certaine mesure hein, c'est pas la fête du slip, nan plus), mais j'ai un amoureux, pas un bourreau ni un boulet :-)
Comme dit toujours mon père "le jour où l'amour ça te prend plus la tête que ça ne te fait plaisir... c'est mort" ! La vie est déjà compliquée, alors si être deux ça ne sert pas à s'épauler, à s'aider, autant se porter seulement soi-même !

Si je retrouve enfin le calme et les pseudo-vacances (on arrête jamais de bosser dans cette école de comiques ou quoi ?) le début de la semaine a été plutôt agitée ! Etant en pleine semaine d'élection des listes du bureau des rigolos (j'évite les mots clès trop directs hein) nous avons enchainé deux OB (comprendre soirée où la piocle est gratuite, venez vous plaindre que les jeunes soient alcooliques après).
La vie c'est vraiment n'importe quoi ! Un jour on erre dans son lit, déprimée et solitaire, on croit que la vie ne vaut rien, il pleut dehors, on voudrait mourir tellement on a voulu croire à des choses qui s'avèrent fausses.... Et le lendemain, il fait beau, on a de nouveau des tas de projets en tête, on apprend à faire un site web, on a enfin une réponse pour des stages, on mange gratuit à l'école car c'est la semaine de campagnes des listes.
Je dois vivre le contre-coup. Celui de la fatigue, du stress, du boulot. Cette période où l'on se dit que ça ne vaut plus vraiment le coup d'avancer, que c'est lassant de toujours retomber dans les mêmes spirales. Je sens doucement le sol qui se dérobe sous mes pieds. Ce que je pensais de vrai, de sûr, commence à se flouer.
La vengeance est-elle un plat à manger froid ? On nous a tous fait du tort, un jour, plus ou moins selon les gens. On aurait tous quelques vérités à assener, quelques reproches bien sentis à faire. Mais la vengeance... est-ce libérateur ? Si un jour celui ou celle à qui vous pouvez reprocher quelque chose venait vers vous, vous demander un service ou autre. Peut-on tout pardonner ? Oui certes, l'erreur est humaine et le pardon divin, mais quand même. Moi il y aurait certaines choses que je voudrais faire payer, j'avoue, des choses que je trouve injustes, des situations où je me suis sentie baffouée et non, même des années après, je n'ai pas digéré, du moins pas au point de me tourner pleine de grâce et d'amabilité vers les personnes.
Comme promis, voici le récit de mes aventures normandes de ce week-end. Pour info je précise que nous étions invités par Sarah afin de fêter son anniversaire ainsi que celui de son chéri Thomas.


Nous sommes tous névrosés. Si, si ! Vous, moi, votre concierge, vos profs, votre mec... Mais comme il existe des plats plus ou moins épicés, nous sommes des gens plus ou moins névrosés. Aujourd'hui je fais une petite liste, de tout ce qui va prouver que depuis des mois vous lisez les mots d'une fille vraiment, mais vraiment pas très nette.
Etre petite je trouvais ça nul, ben je vous rassure, en grandissant c'est pas mieux. Mais quelle époque de m* franchement. Je vous préviens ce soir, c'est coup de gueule.
Et oui et oui, comme beaucoup d'entre vous j'ai poussé la porte du cinéma pour aller voir 
