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Dimanche 2 août 2009 7 02 /08 /Août /2009 15:51
Ma vie m'énerve, ma vie me fatigue, ma vie m'ennuie !

Je n'ai pas envie de voir des gens et je ne veux pas rester seule.
Paris m'épuise, la province me déprime.

J'ai envie de couper mes cheveux, de découper ma peau, de m'arracher la tête.
J'ai tellement de kilos à perdre que je devrais seulement sucer des glaçons.

Et puis il fait pas beau, mais dans le métro il fait chaud.
Je comprends rien aux hommes, ils me le rendent bien.

L'avenir m'angoisse, le présent me pèse, le passé m'étouffe.

Je ne sais pas ce que j'ai
Je ne sais pas ce que je veux
Je ne sais pas où je vais

Je n'ai envie de rien et ne sais pas de quoi avoir envie...

Louloute est.... Caliméro !
Par Louloute - Publié dans : quotidien
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Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /Juil /2009 21:55
Ce soir, je ne m'arrête pas sur moi. Ce soir je m'ignore, ce soir je m'oublie. Telle une adolescente délaissée, je me retrouve à coucher ces mots que je ne peux te dire et qui te parviendront sans doute jamais.
Lorsque je t'ai vu et à chaque fois que je te revois, je sens une vague déferler en moi. Ton simple souvenir me coupe même parfois le souffle, j'ai mal au thorax, ma respiration s'arrête. J'aperçois toujours au fond de tes yeux une tristesse immense. Je devine tes blessures sans connaitre ton secret. J'ignore qui tu pleures, j'ignore ce que tu fuis, je sens juste ton coeur qui a mal et ne parvient à guérir.
Laisse-moi t'approcher, laisse-moi te serrer, laisse-moi te bercer.
Regarde, j'ai rangé ma haine, mes stratégies de femme, ma langue acerbe et mes griffes pointues. Regarde, j'ai arrêté de tricher, arrêter de mentir, arrêter de faire semblant. Je viens à toi sans fierté, sans défiance.
Fais-moi une place sur le canapé de ta vie, donne-moi une chance, même infime.
J'ai tant envie de te prendre dans mes bras, d'aspirer ta douleur et tes larmes. Vois, je suis sans malice, je ne te ferai pas de mal, jamais. On t'en a trop fait et moi aussi. Tes souffrances trouvent peut-être écho aux miennes, c'est peut-être pour cela que tu hantes chaque heure de chaque nuit, me laissant au matin exsangue et fiévreuse, en rage de ne pouvoir que te rêver sans jamais t'approcher.
Je ne demandrai rien, ne promettrai rien. Je te regarderai de loin. Tes yeux m'affolent, tes paroles me troublent. Qui es-tu, d'où viens-tu, mais surtout que caches-tu ? Dis moi...
Ouvre tes mains, ouvre tes yeux, vois comme je t'attends, calme et sereine, prête pour toi. N'aie plus peur, ni de la vie, ni de moi, ni de mes semblables. J'aimerais être la fin de ton chemin, de ton dur sentier de douleur, qu'enfin s'ouvre la paix et le calme pour toi.
Si tu me donnes ta main, je ne la lâcherais pas, si tu m'offres un morceau de ta vie, je ne te trahirais pas. Je promets de ne jamais t'envahir, ne jamais te haïr, ne jamais en rire. Donne-moi un rêve, un souffle, un instant de toi. Parle-moi de celui que tu étais avant, parle-moi d'elle, de celle qui t'a piétiné, te gâchant ainsi pour les années à venir et pour celles qui croiseraient ton chemin, comme moi, et qui tomberaient pour toi comme on trébuche...
Laisse-moi soigner tes blessures, lécher tes plaies ou les ignorer si c'est ce que tu souhaites. Je laisse ici mes chaînes, je me ferais nouvelle, je te créerai des rêves. Je plongerai mes racines au plus profond des tiennes pour t'aider à t'élever, à te relever, si tu as besoin de croire à nouveau qu'être deux c'est être mieux.
Je ne serai plus créature posséssive, vengeresse assoiffée, vampire exigeante. Ma haine s'est éteinte à ton contact, une autre flamme l'a remplacée.
Viens mon beau, viens mon ange, j'ai compris ma vie, j'ai saisi mes envies. Je te guiderai sur le chemin du bonheur, sans haine et sans attaches car je te veux libre, libéré de cette détresse. Elle résonne à mes oreilles, elle hurle son cri déchirant de toutes ses forces à mes tympans, elle me nargue, elle m'écrase de son mépris. J'ai si mal de te voir ainsi...
Ton image m'habite, jour et nuit, elle me poursuit. Mon esprit te convoque, inlassablement.
Si l'amour est une arme, j'ai peur de m'être laissée touchée, presque consciemment...
Par Louloute - Publié dans : Amour
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 17:06
Je l'ai souvent expliqué, je n'ai aucun talent pour juger les gens au premier abord. Je suis incapable de différencier le bon grain de l'ivraie et tombe la plupart du temps des nues après avoir côtoyé quelqu'un plusieurs temps. Ramené à la gente masculine, les dégâts sont désastreux. Il parait que l'on choisit en partie notre compagnon de vie en fonction des gènes qu'il possède et qui sont compatibles avec les nôtres. Il y a donc un je-ne-sais-quoi en chacun de nous qui doit nous prévenir lorsque nous tombons sur une autre moitié potentielle.

Moi lorsque je te vois, j'ai les compteurs qui s'affolent. De grands panneaux lumineux s'allument en moi et hurlent leur alarme à plein poumons. Tu m'as longtemps hanté, à plusieurs reprises et je pensais avoir réussi à t'effacer mais il m'a fallu au moins quinze bonnes secondes pour retomber plus bas que terre, pour replonger cocaïnomane de ton sourire, pour sentir les flammes de la souffrance revenir lécher mes orteils.
Je te vois et je me dis que c'est toi. Que tu es le bon, que tu es le seul, que tu es l'unique. Et je sais aussi que je me trompe. Je ne sais pas pourquoi mon corps me ment, pourquoi mon esprit se fourvoie, pourquoi mon coeur s'acharne mois après mois à courir derrière une inexistance d'espoir. Comment mon intuition peut-elle autant m'induire en erreur ? Mon sixième sens a-t-il définitivement rendu l'âme ?
Je me hais pour tout ça, pour ce sentiment idiot et sans futur, pour en être des années, des mois après, encore là, au même point, pour retomber encore et toujours dans les mêmes schémas et les mêmes spirales.
J'ai le sentiment que tu rampes sous ma peau, que ton nom s'inscrit sur mes murs, que j'expire ton parfum à chaque bouffées et mes tripes se serrent lentement et douloureusement à chaque souvenir de toi.
J'ai envie d'arracher mon centre nerveux, de cautériser les chairs autour, d'inalher des essences pour t'oublier et te rayer de ma mémoire.
Il ne me reste plus qu'à tout recommencer, à tout remettre en mouvement.

Ta réapparition correspond à un moment plutôt perturbé, à des remises en question déjà difficiles, à une reconnexion lente et cahotique.
J'étais inquiète, je suis perdue. J'étais anxieuse, je suis bouleversée. J'étais hésitante, je suis figée.
J'aimerais n'avoir jamais croisé ton regard, ton chemin, ta vie.
J'aimerais ne pas avoir à refaire à nouveau le parcours du manque, de l'oubli et peut-être de la libération.
Par Louloute - Publié dans : Amour
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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 23:12

Dam

Partir, partir, fuir, quitter Paris... un désir impétueux et vital qui grondait en moi ces derniers temps. Une violente et rare crise d'urticaire semblait être la dernière preuve du trop plein de stress, et d'autres évènements récents peut-être moins assumés que prévu. Le corps exigeait, l'esprit approuvait.
Partir donc. A l'aube de préférence. A l'heure où blanchissent les trottoirs de la capitale, déjà envahis par des barmans mal réveillés briquant les tables de marbre et servant les premiers café.
Un taxi taciturne, une première cigarette, qui brûle les poumons et tente de vous faire oublier le manque de sommeil. Une sorte d'urgence latente dans l'atmosphère.. vite vite, y aller ! Et puis le départ, en train, nous ballotant de droite à gauche, le sommeil entrecoupé jamais réparateur et causant des douleurs aux cervicales.
Dans cet état semi-comateux, débarquer à Amsterdam. La gare déversait son flot de touristes et nous y étions. Premières images, tellement calmes. Une ville à dimension humaine. Déjà le sentiment de ne plus devoir, vite vite, se presser. Que le Paris tonitruant semble loin déjà.
Hôtel sous le signe du luxe, du calme, du repos. Premières expéditions dans cette ville d'eau et de douceur où prendre le temps de vivre semble être une coutume. Bière et paix. Petites "bitterballen", boules fries fourrées de ragout et par ces simples amuse-bouche, le sentiment d'être en vacances, dépaysées.
Rencontre de Français. Bouh. Encore vous ? Drôle de couple mal assorti bien que drôle et assoiffé de voyage. Conseil échangés. L'immense bonheur ensuite de se glisser dans des draps étrangers, sentiment étrange de sécurité loin de la ville.
Lendemain culture. Réveil sous une pluie incessante, qui donne des aspects de vacances en Bretagne quand les parents vous traînent voir une grotte druidique, parce que bon quand même, on ne va pas passer la semaine à jouer aux cartes !
Enivrement des musées. Pas de maquillage, cheveux frisotants, habits dépareillés, quel bonheur de se sentir affranchi du regard des autres, comme si l'on avait laissé son déguisement au vestiaire et que personne ne nous demandait plus de paraitre mais seulement d'être. Rayon de soleil en fin de journée, refaire les photos en mieux, et rire encore et toujours de tout et de rien, parce qu'on se niche au creux d'une amitié sincère qui accompagne ce voyage avec délice. Se délecter le soir d'une fatigue propre, nette, vraie. Sommeil réparateur.
Soleil au réveil. Un an de plus. Déjà 23 ans sur cette terre et heureuse de vivre cette journée ici, enfin là-bas, bref, comme ça quoi ! Voir la ville par les canaux, constater de ses yeux ces lampes rouges offrant un contraste saisissant dans cette ville où culture et luxure se côtoient.
Essayer d'autres traditions et se laisse vivre. Regarder ces gens que rien n'affolent ni ne stress.
Repartir, rentrer, mais plus riche et plus vrai qu'avant.
Avoir fait une pause...
Par Louloute - Publié dans : Culture
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 22:26
J'ai pensé longuement à vous dans le métro tout à l'heure.
Enfin, à ceux qui sont encore derrière leur écran à me lire car j'ai la désagréable sensation que mes lecteurs finissent de se lasser de la vie de Louloute. Moi aussi ces derniers temps, j'ai l'impression d'avoir perdu mon modjo de l'écriture.
Fatigue, stress, manque de temps ? Je crois que c'est plus profond que ça. Ma chère et tendre mère est "tombée" sur mon blog et nous avons eu un débat plutôt houleux sur mon style et ma plume (maman si tu lis ces mots, du vennnnt !!! lol )
Elle m'a formulé ses critiques en mode "stylo rouge" comme je lui dit, à savoir de son ton professoral qui te donne envie d'aller refaire ta dissert dans ta chambre en écoutant les Spice Girls.
Oui je sais, à 23 ans, faut que j'arrête de me soucier de l'avis de ma mère.
Mais quand même... y'a peut-être pas que du faux dans ce qu'elle dit.

Elle m'accuse de cliché (hein ? moi ? jamais !!) et d'en faire des tonnes et des tonnes pour finalement ne pas dire grand chose. Il semblerait que je verse parfois dans le larmoyant en noyant le tout sous de la guimauve à deux balles.
Bon, bah, j'ai compris, la prochaine fois que je veux exprimer mes sentiments, je fais comme tout le monde, je changerai mon statut Facebook !
Des faits, il lui faut des faits ! Du descriptif, du net, pas de grands sentiments làlàlà et du drôle surtout !
Eh oh ! On n'écrit pas sur le bonheur, combien de fois vais-je devoir le répéter !

Mais quand même... c'est vrai que mes récits de ces derniers mois sont exclusivement tournés sur moi. D'ailleurs c'est simple, je ne pense qu'à ça, moi, mes ptites émotions, mes grands désespoirs, mes simples joies. A force de me regarder le nombril, et bien ça donne une écriture complètement égoïste et franchement, j'imagine aisément qu'au bout d'un moment, la vie de Louloute, ben ça finit par gaver un peu !

Alors j'ai réfléchis dans le métro. Ben oui, une heure de métro ça aide. J'ai réfléchis à un sujet.
De quoi allais-je bien pouvoir vous parler ce soir ?
De mon nouveau copain ? Non, on n'écrit pas sur le bonheur on a dit !
De Michael Ja.... stttooooop ! Overdose is overdose !
De mon boulot ? Bougez pas, je vais me pendre et je reviens ! Ohhh, everybody deserves a break isnt'it ?

Je cherchais quelque chose de sympa, d'objectif, de drôle.
A une époque, je vivais toujours des trucs drôles, j'avais toujours une anecdote à raconter, il m'arrivait plein de conneries. Je contemplais les gens dans le bus, je leur inventais une vie.
Pinaise, je vis dans la plus grande ville de France et je ne trouve pas moyen d'avoir un truc à en raconter ??
Faut dire que les gens font la gueule, moi aussi, je ne regarde personne, je lis, parce que j'en ai marre de faire métro boulot dodo, parce qu'on en a tous marre en fait ! Elle te grignote cette ville, elle te grignote.

Je suis dans une phase "j'aime pas, je veux pas". Comme les enfants à 5 ans.
Je veux pas manger, je veux pas dormir, je veux pas aller bosser, je veux pas partir en week-end, je veux pas voir des gens, je veux pas rester seule, je veux pas rester chez moi, je veux pas sortir, je veux pas lire, je veux pas regarder un film, je veux pas je veux pas je veux pas.
Si... je veux bien manger japonais et aller au ciné.
Je crois que j'ai besoin de vacances ! Reconnecter avec le monde vrai, la nature, la planète.

Je vais juste vous raconter que j'ai vu une vieille dame qui faisait du crochet dans le métro, super douée et tout. Moi ça m'apaise de voir les gens faire un truc de leur mains, ça m'impressionne. Me suis dit qu'elle allait attaquer un truc super beau et tout, et qu'une fois fini ça serait génial son truc, vu l'amour qu'elle semblait y mettre.
En partant, j'ai remarqué son gilet. Je pense qu'elle l'avait fait elle-même. Une sorte de napperon géant.
C'est nul le crochet.
Par Louloute - Publié dans : quotidien
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Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /Juil /2009 14:33
Michael Jackson nous a quitté et le monde semble porter un deuil général. Pourquoi une telle réaction ? Pourquoi ce sentiment général d'une perte immense ? Pourquoi moi-même ai-je été choquée, bouleversée, atterrée alors que je ne l'écoutais plus tant que ça ces derniers temps.
Certes, il était un artiste unique, qui a inventé une façon de bouger, de danser, de se produire et de vivre... Mais fondamentalement ? C'était une star, américaine de surcroit, que nous étions nombreux à n'avoir jamais croisé, même en concert. Il ignorait notre existence et vivait sans doute dans un quotidien très torturé.
Plus que la perte de l'homme, je crois que c'est la fin d'une époque qui nous marque.
Je zappais hier sur la boite à images, chose assez rare pour être signalée et j'étais frappée par cette sensation générationnelle qui veut qu'on a connu, vécu des choses que nos enfants ne connaitront jamais.
A quoi bon regarder Sex & the city lorsqu'on sait que Carry finit avec Big ? Nos enfants ne se demanderont pas si Rachel et Ross vont finalement rester ensemble, ni si Ally McBeal finit par trouver l'homme de sa vie.
Cette "culture" générationnelle qui a fait notre enfance, notre jeunesse, est par définition finie.
Et je crois que c'est ce même sentiment qui nous pousse à pleurer la mort du roi de la pop. Il n'y aura pas de grand retour, on ne fera jamais le jour sur les parties sombres de sa vie et la légende continuera de se nourir...
Ce qui a été n'est plus et inexorablement, ce type d'évènement nous rappelle que notre fin personnelle n'est pas un mythe. Le monde que nous avons connu disparait lentement, laissant la place à de nouvelles icônes, de nouvelles étoiles et de nouvelles générations de fans.
C'est donc sans tristesse mais avec un certain fatalisme que je constate la course du temps et que c'est à cela que j'attribue ces manifestations excessives à l'annonce de la mort de MJ.
Par Louloute - Publié dans : Culture
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Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /Juin /2009 11:55
Ce week-end a été dédié... à moi-même. Après une semaine extrêmement difficile, il était vital pour moi de recharger les batteries, sous peine d'exploser littéralement en plein vol. Moi la battante, moi jamais malade, j'ai pensé à me trainer chez un médecin car c'était devenu trop dur de se lever, d'aller bosser, de sourire, de retenir ses larmes, bref, le bon vieux passage à vide quoi.
Donc deux jours rien qu'à moi, du secret story à la télé, du ciné en solo, des soldes avec touuuute la capitale, banlieue comprise (sont fous ces parisiens) arrosés de fondant au chocolat Rians. Si si, pub gratuite, goûtez le fondant au chocolat Rians, c'est une tuerie, pas cher, vendu par deux, avec le petit pot de crème anglaise qui va bien pour remonter le moral des troupes. Les caloquoi ? Le maillot de quoi ? Moui bouaf, sachant que j'ai été cataloguée de "très décevante physiquement" cette semaine, je ne suis plus à ça près.
J'aurai du lui envoyer mon verre dans la gueule...
Mais bon, après une semaine sans trop de sommeil, des heures sous la couette en compagnie de Katy Pancol m'ont fait comprendre pas mal de trucs. D'ailleurs miss Pancol, pourquoi ai-je du attendre 20 ans pour te voir débarquer dans ma vie ? Pinaise mais si je t'avais lue plus tôt j'aurais compris plus de choses plus vite ! Excellente valse lente des tortues d'ailleurs, un vrai beau roman !
Alors finalement les blessures, les coups à l'âme, les mensonges et les trahisons, autant que ça serve ! Oui, autant que ça serve à ne plus jamais se reproduite. A la Hortense, à grand coup de ciment dans les veines, je promets mais un peu tard qu'on ne m'y reprendra pas.
Fini les rêves tout éveillée, fini les belles phrases, la guimauve, les sentiments et tutti quanti.
Le bisounours fut et il n'est plu. RIP bisounours, je t'aimais bien va, mais tu n'es pas fait pour ce monde, avec ta comédie musicale intérieure, avec tes grands bras de peluche.
Je me plaignais d'être un baba au rhum ? J'avais une grande bulle nommée amour dont je ne savais quoi faire ?
Je l'ai crevée, elle pendouille lamentablement et j'ai les mains pleines de crème d'avoir massacré la vitrine du pâtissier.
Désormais, les choses vont changer et ça ne sera plus jamais ça !

Et puis il y a des choses vraies, des choses pures, des choses qui sont encore intactes et sincères. Comme ma cousine m'offrant le plus beau des cadeaux en me demandant de devenir marraine de son bébé, petit Aaron dont je vous avais parlé à sa naissance. Petit ange tellement sage, l'amour que je te porte est le seul qui ne soit pas empreint de calcul et d'intérêt.
Alors que valent les hommes cruels et leurs paroles aiguisés face à tant d'immaculé ? Mais rien, poussière, peanuts, quantité négligeable et volatile. Désormais nous sommes liés. Je serai toujours là pour toi, je te guiderai, te protègerai, je te montrerai la vie, je t'expliquerai le coeur des filles, pour que jamais au grand jamais tu ne deviennes un des leurs.
Petit amour de bébé, ce sont de belles années qui t'attendent. Merci à tes parents de m'avoir donné cet espace dans ta vie.
Par Louloute - Publié dans : Amour
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Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 12:59
Vous avez pu le remarquer, j'ai brillé par mon absence cette semaine ! Ce fut une semaine terrible, comme on aimerait en vivre moins souvent, avec des horaires de malade, presque autant d'heures sup que de vraies, ma chef qui part au mariage de sa soeur en me lançant le projet à gérer... bref, notre nouveau site est lancé et c'est bien le principal ! Joli défi personnel réalisé !
Du coup, le vendredi soir est arrivé avec son envie de faire un truc pas chiant, drôle, un peu régressif quoi... ça tombait plutôt bien puisque nous avions prévu.. d'aller voir Mickey !

Je sais que j'y suis allée il a quelques années de cela, mais c'était toujours aussi sympa ! C'est vrai que ça serait un peu dommage de vivre sur Paris, de n'avoir qu'un RER à prendre (8 stations quand même!) et de ne pas en profiter ! En plus, grâce à des bonnes ventes privées nous avions pu avoir des billets à 25 euro pour les deux parcs ! L'occas où jamais non ?
Donc nous voilà partis, sac à dos dans le dos (...) à 8h30 à Châtelet, déterminés à ne pas laisser le couple d'à côté avec leur sac militaire nous piquer la place. Déjà qu'on a failli oublier que Disney c'était en région parisienne mais que notre pass Naviguo n'allait pas nous emmener jusque là et qu'il fallait déjà se fendre d'un joli ticket aller retour !
Bine évidemment, nous n'étions absolument pas les seuls à avoir eu cette idée donc le RER était blindé, c'est bien, ça change de la semaine :-) Puis nous avons recupérer nos places et avons enfin franchi les grilles du parc vers 10 heures.
Pour commencer, un tour d'Indiana Jones, histoire de se mettre en jambes ! Ca vous calme tout de suite ! Et puis, oh, lancés comme ça, autant enchaîner Space Mountain pour ne pas perdre la main. Si je hurle toute ma peur quand je n'ai pas trop peur en fait, je suis totalement muette de terreur quand ça va très très vite :-) Ressortis avec la coupe de Vivelle Dop et les genoux qui tremblent nous avons fait quelques attractions plus cool avant d'aller manger !
Et puis l'après-midi nous avons attaqué le second parc, un peu décevant ! Déjà la tour de la terreur était en panne, ils n'avaient plus de billets coupe-fil... super ! On a fait un truc sur les effets spéciaux d'Armageddon mais si vous êtes allés au Futuroscope, rien de tout cela ne vous impressionnera :-)
Donc on est retournés dans l'autre parc : les tasses, les pirates, le monde des poupées, la maison hantée, le carroussel (héhé), Pinocchio au lance-pierre ! On a hallucinés, ils nous ont fait faire le parcours en moins de 2 minutes, le temps de rien regarder !! Un peu l'usine quand même !
Bref, c'était un super samedi, il a fait un temps magnifique, j'ai pris de jolis coups de soleil et avec un peu moins de monde ça aurait été super !
Inutile de vous dire que je me suis gentillement écroulée dans mon lit en rentrant pour n'en émerger qu'à midi aujourd'hui... Heureusement qu'il y a la semaine pour récupérer du week-end !
Par Louloute - Publié dans : Amis
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Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /Juin /2009 19:19
Par Louloute - Publié dans : famille
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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /Juin /2009 23:56
Rassurez-vous, ce n'est pas encore à ce blog que je mets un point final. C'est juste qu'hier matin, j'ai pris le train. Le coeur battant, semblant vouloir s'échapper de ma poitrine, je refaisais le chemin inverse, de Paris jusqu'à cette ville de Tours, pour la dernière fois avant un moment j'imagine.
Cela va faire 6 ans que j'ai eu mon bac, mon dieu que le temps passe et qu'est ce que je vieillis, mais j'ai enfin mis le point final à mes études en me rendant à ma soutenance de mémoire, ultime étape avant d'être diplômée.
Angoisse de cette épreuve, panique de l'oral, comme toujours, le trac, le vrai, le seul, qui me fait les noeuds dans l'estomac, qui semble remplir mes veines d'acide et qui fait trembler mes mains, comme avant d'entrer en scène, avant de passer un entretien, avant un rendez-vous galant. Mon anxiété adorée, mon stress familier, te revoilà mon tendre et cruel. S'il me fait souffrir, me coupant sommeil et appétit, pour rien au monde je ne prendrai des artifices chimiques car ce vieil ennemi/ami est la preuve que je suis toujours celle que j'étais et que tant qu'on a peur, faim, mal ou envie, c'est que l'on vit !
Avec un quart d'heure de retard, me voilà donc, débarquant dans mon ex Tourraine, cavalant jusqu'au bus, ce cher vieux bus n°5 comme le parfum, où j'ai du poser des milliers, voire des millions de fois mes fesses durant ces années estudiantines.
Je laissais mon regard assoiffé de souvenirs courir le long des façades de cette ville blanche, resplendissante sous le soleil, en pleine vitalité de son printemps. Je me suis gavée de sensations, revivant ces années d'espoir, de doute, de douleur, de joie, de rêves et de décision. Je suis plus grande aujourd'hui qu'hier et il me semblait apercevoir parfois, sur un banc ou roulant dans une voiture bruyante, la Louloute que je fus, celle qui commença à écrire ces mots.
Le coeur serré, la bouche sèche, je fis cependant mon show avec la force qui m'anime, appliquant comme toujours la vieille méthode qui veut que quoi que tu fasses, fais-le avec passion, ça rend toujours les choses plus vraies. Et puis sortir, m'échapper une dernière fois de cette école, de ces murs où j'ai tant ri, tant bu, tant couru, tant réfléchit, tant appris sur moi-même, sur les autres et sur la vie. Jeter un dernier regard, sourire à moitié, parce que les choses semblent tellement loin déjà.
Retourner sur les lieux de mon ancien stage, sur les lieux du crime, se sentir étrangère et en être heureuse. Ne plus faire partie de cette galère, être encore et toujours l'insolente adolescente qui débarqua un jour dans leur vie et continuer à leur donner ce sourire, qui se serait peut-être éteint à trop rester. Ressentir l'étouffement, la lassitude ambiante. Apercevoir de loin - de très loin même -  la silhouette d'une ancienne passion, ne même pas se retourner, ne pas chercher à créer le contact car tout ceci, eh oui, est bien fini.
Tisser inlassablement les liens de l'amitié, confirmer encore la sagesse de celle que j'appelle ma seconde mère, recevoir et donner cet amour, intact lui de tout malentendu, de tout jugement et de toute haine. S'endormir étrangement avec des restes d'angoisse, comme si la course de la journée n'avait pas été digérée, se sentir des ailes pousser à moitié et tomber dans les bras de Morphée, de manière bien méritée.
Le lendemain, se lever fraîche et sereine, dire aurevoir et jamais adieu et reprendre à nouveau le chemin de la gare. Et là, en avoir marre. Fin de la nostalgie. Constater que ce qui a été ne peut plus être, avoir la province qui vous colle à la peau, avoir de nouveau soif, soif de grande ville, soif de Paris. Vouloir s'injecter du métro par intraveineuse, frotter sa peau au béton brûlant, se mêler à cette foule d'anonymes qui constitue ma vie désormais, celle que j'ai choisie.
Si j'ai du mal à faire mon deuil, à lâcher prise, à abandonner, je crois qu'une fois que la messe est dite, on peut me rouler sur le corps avant que je revienne à avant.
Partir, vite, très vite, ne plus regarder en arrière, ne plus traîner dans un lieu où plus rien ni personne ne m'attend. Sentir se réveiller les choses douloureuses, les trahisons, les mensonges, le doute, l'immense et sempiternelle solitude qui fut la mienne, la haine de ceux qui m'entouraient.
Retourner à la ville lumière, retrouver son bruit, son odeur et son goût familier. Promettre de ne jamais la quitter, cette douce et exigeante amante. Apprécier le présent et ne garder que le meilleur du passé.
Mettre un point final.
Par Louloute - Publié dans : quotidien
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /Mai /2009 14:01

Nous vivons tous de grands moments de solitude, de ceux où l'on se sent mais alors très très con. J'ai eu l'immense bonheur de vivre un moment de ce genre et je ne résiste pas à l'envie de me taper de nouveau l'affiche en vous le racontant.

 

Jeudi dernier, comme je vis dans la plus belle ville du monde qui en plus a des magasins ouverts le jour de l'ascension, j'en ai profité pour aller acheter le cadeau d'anniversaire de ma môman chez nos amis de la Fnac. Je prends donc mon achat et part en caisse, l'air joyeux, presque en sifflotant si je savais siffloter, comme quoi y'a bien que les filles que ça rend heureuses d'entendre leur CB se faire délester de quelques centaines d'euro.

J'arrive devant la ptite caissière toute mignonne, on discute un peu parce qu'il n'y avait pas trop de monde, on dit que justement, y'a pas trop de monde et puis je me ravise et lui demande si je peux lui faire un chèque. Elle me dit qu'il n'y a pas de problème, qu'il faut juste que son boss le valide.

Du coup me voilà partie à farfouiller dans mon sac de fille, rempli de bordel en tout genre (j'ai quand même 3 clés USB dans mon sac à main ! Why but why me demandez-vous ! Ah bah on ne sait jamais, si Jack Bauer me tombe dessus et qu'il a besoin de copier des données ultra-confidentielles ! Geek un jour, geek toujours).

Je sors mon étui à chéquier et lui demande si je dois le remplir ou juste le signer.

Là, la caissière, elle n'a ses yeux posés que sur moi, normal, je la fais poireauter depuis 10 minutes. J'ouvre donc mon étui pour faire mon chèque, dans un geste ample alliant la précipitation et la magnificience (oui, tu ne sais pas pourquoi, mais c'est toujours magnifique de faire un gros chèque).

Et là… sous mes yeux ébahis, que même pas j'ose le croire que tellement que j'ai pas de bol que trop j'ai la honte…. Un préservatif, heureux comme un canari dont on aurait ouvert la cage, qui s'envole avec grâce de mon chéquier et qui va atterrir sur le comptoir de la Fnac.

Un ange passe, il a de grosses ailes et il se fout de ma gueule.

Je tente de ne rien perdre de ma superbe, je récupère le petit opportun et le remet dare-dare dans mon sac à main, tandis que la caissière tente tant bien que mal de ne pas s'étouffer de rire.

Quand je vous dis que j'ai tout et n'importe quoi dans ce sac ! En plus il avait un peu souffert d'être trimballé dans le sac, l'emballage s'était à moitié ouvert et il a laissé une jolie trace poisseuse de latex sur le comptoir ! Aaaaaahhhh !

Je n'ai qu'une chose à dire… vie de merde ! :-D

Par Louloute - Publié dans : blagounette
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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /Mai /2009 22:24
Ton absence est la plus douce des douleurs et ta vision écorche chaque fois un peu plus profondément mes blessures que je lèche avec soin le soir venu. Tu réveilles au fond de mes tripes des sentiments enfouis, sans le savoir, sans avoir conscience une seconde qu'un regard de toi suffit à m'embraser.
Moi qui me croyait morte, moi qui pensait que tout n'était que désolation et vide à l'intérieur, je me surprends à sentir mon pouls s'accélerer lorsque tu me souris, de ce sourire si doux qu'il achève mes dernières résistances. Quand par jeu ou par simple amitié tu me prends dans tes bras ou que tu m'embrasses dans le cou, je me sens me raidir. Mon centre de contrôle s'affole, mes repèrent se floutent et je n'ai qu'une envie, que cela cesse, tant mon coeur menace d'exploser en plein vol. As-tu seulement conscience de jeter une allumette sur un fétu de bois mort, dans un geste de pyromane dédaigeux ?
Non, tout simplement parce que tu appartiens à une autre et ça depuis des années maintenant. Je n'aurai jamais du m'intéresser à toi qui n'étais pas libre et me retrouve maintenant captive de mon propre piège. Je pense presque autant à elle que je pense à toi. Où est-elle, que fait-elle, que te dit-elle ? Es-tu heureux avec elle ? Je ne devrai même pas me poser ce genre de questions, ne pas convoiter l'homme d'une autre, premier des commandements de Sainte-femme actuelle non ?
Alors je rêve, j'imagine, j'espère presque, que ce soit elle qui parte, qu'elle te laisse, te blesse, je me vois comme toujours le rocher, le pansement, celle qui réparerait là où c'est cassé, celle qui porterait ta peine, tes souffrances. Mais la réalité se rappelle à moi. Si je ne devais avoir qu'une seule certitude, ce serait celle-ci : que tu ne seras jamais à moi, ni pour une heure, ni pour la vie.
On dirait que je m'entête, que j'appelle cette souffrance de mes voeux, que je me complais dans ton indifférence, parfois même ton mépris. Pour toi, je ne suis rien, à peine un courant d'air qui passe, une sorte de mal nécessaire qui est là pour des raisons qui ne sont pas fruit de ta volonté. J'en viens même à souhaiter que tu me haïsses, pour qu'au moins je t'inspire une quelconque forme de passion ou de sentiment.
Et plus je te désire, plus je me déteste et plus je voudrais lacérer l'intérieur de mon ventre lorsqu'il se tord à ta seule vue. Je suis effarée de ma propre stupidité et de cet entêtement absurde. Je suis de trop dans ma vie.
Par Louloute - Publié dans : rêves
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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /Mai /2009 21:52
Katherine Pancol dit qu'on aime comme notre mère nous a aimé. Moi la mienne, elle a du trop m'aimer, elle a du trop me donner, comme ça, sans retenue ni barrière, elle a du laisser son amour déferler pendant des années pour avoir fait de moi ce que je suis.
Aujourd'hui j'ai compris. Ronde et épaisse, dégoulinante d'amour et de naïveté, je suis un baba au rhum, un paris-brest, une religieuse. Un truc qui vous écoeure rien qu'à le regarder. Les hommes me regardent (quand ils me regardent), ils sont souvent attirés par ces choses contre lesquelles ils aimeraient se coller mais lorsqu'ils voient l'ensemble, ils savent qu'ils ne vont pas pouvoir finir leur assiette. Que leur petite cuillère va rester en suspend, au-dessus de cette pâtisserie trop sucrée et trop grasse. C'est trop pour eux, c'est trop pour tout le monde. Trop de mollesse ! Il faudrait que je m'injecte du ciment en intraveineuse, que je devienne dure, blindée, solide, que j'arrête de rêver ma vie, de marcher dans mes songes, de m'imaginer que l'honnêteté et la gentillesse mène quelque part. C'est faux, les gentils ne réussissent rien. Prenez les 50 personnes de cette Terre qui ont le mieux réussi, pensez-vous un quart de seconde que ce soient des gentils ? Je vais vous dire où ils sont les gentils, ils sont planqués derrière des murs qu'ils ont fini par monter, les mains vides de s'être tout fait prendre, le coeur au bord des lèvres de n'avoir rien compris à la vie.
Je n'ai aucun code, je n'ai aucune stratégie. J'ai une amie qui mène les hommes à la baguette. Pire que ça, ils lui mangent dans la main, ils sont fous amoureux, prêts à lui décrocher la lune, les étoiles qui vont avec et lui promettre mariage, enfants et richesse pour un simple regard d'elle. Je lui dis souvent, mais que leur fais-tu ? Quel langage as-tu appris, quelle technique utilises-tu ? Elle ne leur fait rien justement, elle les méprise, les ignore, les rejette. Elle ne daigne même pas leur adresser la parole, elle les traite comme des chiens et ils en redemandent.
Moi non. Moi quand je souris, je souris. Quand je dis oui, je dis oui. Et puis je donne, je donne, je donne. Mon coeur, mon corps, mon âme, mon temps, mes blessures et mes forces. J'ai passé ma vie à me faire piller par les hommes, à laisser exploiter mon coeur et mes sentiments comme s'ils n'avaient rien d'uniques, rien de précieux. Je ne sais pas mentir, tricher, jouer, faire attendre ou monter des plans. Moi je suis une, entière, un gros mille-feuilles en quelque sorte, un de ces gâteaux recouverts de crème qui vous donnent la nausée rien qu'à les regarder.
Un jour, je me suis promise qu'on ne me traiterait plus comme ça, un jour où l'on m'avait traîné trop bas, trop foulée au pied, trop piétinée. On avait lentement mais méthodiquement écraser mon coeur et mon amour-propre en me faisant croire que je ne valais rien, que je n'étais rien.
J'ai une âme d'esclave, de soumise, de pute peut-être. Une mendiante de l'amour, une chercheuse d'émotions. Ca lasse. Ca lasse très vite. Je suis même étonnée d'avoir eu tant d'hommes d'ailleurs, la méprise du premier sourire peut-être. Alors si l'un d'entre ceux qui m'ignorent m'accordent de l'attention, je lui voue alors une reconnaissance sans borne, comme un chien qui lèche la main de celui qui le nourrit. Sans me demander si vraiment, moi, oui moi, sincèrement, je veux ce genre d'homme.
Je me les invente mes hommes parfaits, je les pare de mille atours et de mille qualités. C'est pour cela que je préfère ne pas les connaître, c'est pour cela que je les aime de loin, éperdument, totalement. Et puis je m'en rapproche et plus ils me déçoivent, leur image s'étiolant et mes rêves devenant fine poussière de sable dispersée aux quatre vents.
Par Louloute - Publié dans : Amour
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Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /Mai /2009 23:44
Je sais que j'ai été pas mal absente ces derniers temps. Bon, y'a eu le côté professionnel qui m'a pas mal grignoté du temps mais il y a eu aussi... une sorte de grande vague qui emporte tout partout et qu'on appelle la vie. Il est facile de se laisser dépasser par elle. Et puis aussi, rien de grave, rien de transcendant, alors je ne ressents pas toujours le besoin de vous raconter le néant :-)
Ce soir, juste ces quelques lignes un peu au hasard. Je crois que je passe une période de transition. Un moi vers un autre moi.

Je ne vous oublie pas, je trace quelques mots qui vous seront bientôt destinés...
 
Par Louloute - Publié dans : quotidien
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Dimanche 10 mai 2009 7 10 /05 /Mai /2009 23:45
(Beaucoup de textes à l'ambiance "personnelle" en ce moment, promis je reviends bientôt sur des thèmes plus légers. Les longs week-end sont toujours propices à l'introspection)

La reminescence est sans doute l'un des plus douloureux moments de l'existence. Ce que l'on croit enfoui, ce que l'on pense terminé à jamais, vient parfois vous heurter de plein fouet, des années après. Je fais connaissance avec la haine, nouvelle compagne de mes nuits, que j'ignorais assez superbement jusque là.
Moi la tendre, moi la naïve, aujourd'hui un nouveau sentiment accompagne mes pas et il n'est ni beau à voir, ni agréable à sentir. Laid, petit et difforme, il se loge pourtant dans mes tripes avec entrain et brûle de toute sa violence.
Pourquoi maintenant ? Peut-être justement parce que cette fois-ci tout est fini. Le deuil est pourtant fait depuis des années mais cela semble plus fort que moi, indomptable et puissant. Chaque nuit, cela hante mes rêves. Je me sens alors submergée par les vagues de cette haine qui me donnent des idées sombres, alors que le combat est fini depuis longtemps déjà.
Je rêve de massacre de mes propres mains, je rêve de destruction d'existence, la sienne, la leur et tout ce qui va avec. Chaque jour je constate malgré moi les dégâts occasionnées sur ma propre vie. Je lui en veut de se balader chaque jour libre, le nez au vent, sans doute heureux.
Les victimes restent des victimes, tant que leur bourreau survit et parfois même au-delà. C'est injuste.
L'autre soir, surprise, c'est presque une bouffée de tendresse que m'évoquait son souvenir. Et puis le souvenir d'antan a vite été remplacé par le monstre d'aujourd'hui.
Il est mort à présent et lui offrir encore cette victoire en remuant le passé et en sentant mes tripes se nouer, c'est déjà trop. Il ne mérite pas, il n'a jamais mérité d'ailleurs et j'en pleurerais de rage et de désespoir d'en être toujours dans ce schéma là.
Il y a quelque chose à comprendre, il y a quelque chose à dépasser et là haine ne peut m'aider.
Pourtant chaque nuit je rêve de massacre, de destruction, de vérité révélée, de cris et de soulagement, d'apaisement et de passé effacé.
Je voudrai l'insulter alors qu'à l'époque je suis restée muette, je voudrai le frapper, alors que je suis restée immobile. Je voudrai lui cracher au visage, le maudire, lui souhaiter qu'il souffre autant que ce qu'il m'a fait subir et qu'il crève si ce n'était déjà fait
Ce sont les années perdues qui m'écoeurent, c'est le temps qu'on ne rattrape jamais qui me mine. Et je me déteste de perdre encore de précieuses minutes à penser à tout cela, même à écrire dessus.

Pourtant la lumière n'est pas loin et j'ai traversé une bonne partie du chemin.
Aucune énergie n'est bonne à mettre dans la haine, aucun bien ne peut en ressortir, alors je veux croire que demain, j'arriverai à oublier, à avancer. 

Image : Le Cri, E. Munch
Par Louloute - Publié dans : rêves
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