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Dimanche 15 novembre 2009
Rassurez-vous, je suis toujours de gauche ! Non non, je n'ai pas cédé aux sirènes du pouvoir en place, à l'instar de certains représentants de gauche qu'on ne citera pas, car ce n'est pas un article politique, bien que ça en est l'air et la chanson !

Pourquoi j'aime Nathalie Kosciusko-Morizet ? Parce qu'on peut l'appeler NKM et que c'est plus fun ? Ouais.. entre autre...
Bien que je ne partage pas forcément ses idées mais surtout son appartenance à la droite, je suis chaque jour admirative devant cette femme qui représente à mon sens bien plus la femme de 2010 (et surtout de 2012, suivez mon regard...) que certaines autres avec leur "désir d'avenir" !
Pardon Ségo, j'ai voté pour toi et je te soutiendrais mais franchement, si tu ne te mets pas correctement au Web 2.0, moi je ne peux pas te suivre éternellement !
NKM elle est dans le coup : elle twitte pendant ses trajets en train, elle met à jour sa page Facebook avec ses photos de discours, elle nous parle d'elle et de ses avancées sur son blog, bref, NKM c'est la geekette dans ce qu'elle a de plus moderne.
Et puis surtout, NKM c'est une femme, une vraie. Une qui accepte d'avoir des seins, un deuxième bébé en route et qui ne le cache pas. Une femme qui n'a pas peur de dire "hé oh, poussez-vous là, voyez pas que nous les nanas on arrive ?". Une femme qui n'a pas peur d'avouer que oui, gérer un boulot ET une vie de famille c'est compliqué, c'est fatiguant, ça ne laisse pas beaucoup de temps pour se faire le brushing impeccable ou se jucher sur dix centimètres de talons.
NKM c'est une vraie politique, qui se bat pour que la France avance en termes de technologies, de numérique, mais aussi pour que toutes ces nouveautés soient encadrées par la loi, pour pas que ça parte en live, pour que vous puissez être "oublié" par le Net demain si vous le souhaitez.
NKM c'est une femme qui sort son livre, qui en assure la promo et qui nous parle de ses projets mais qui avoue aussi dans "Elle" que oui, elle vit avec sa belle-mère et que celle-ci l'aide pour aller chercher les enfants à l'école.
C'est tout ça que j'aime chez NKM, le fait qu'elle ne se cache pas derrière sa frange pour refuser les responsabilités mais le fait aussi qu'elle ne se transforme pas en Rachidator sous prétexte qu'elle a un boulot à plein temps.
Et puis le frère de Nathalie, ben c'est Pierre, et Pierre il possède Priceminister, alors rien que pour ça on se dit que chez les Morizet ça doit être sympa autour de la table le dimanche midi, ça doit causer référencement et applications.

NKM c'est un peu mon idole en fait...
Par Louloute - Publié dans : Culture
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Dimanche 8 novembre 2009
Dire que je ne publie pas souvent est un euphémisme ! On pourrait me mettre au tribunal pour abandon de blog ! J'avoue j'avoue.... C'est une drôle de période pour moi en ce moment : d'un côté je finis bientôt mon stage, la mort dans l'âme de ne plus faire partie de cette petite start up pour qui j'ai tant donné cette année et l'avenir professionnel qui s'annonce... vide ! J'ai eu des périodes d'extrême détresse ces derniers temps, d'angoise incontrôlable face à cette absence de boulot, à ce début de vie professionnelle qui s'annonce si mal... Et puis maintenant ça va mieux, je relativise, je laisse la vie venir, il finira bien par se dessiner quelque chose.
Et puis, en dehors de ça, le sentiment d'avoir une vie tellement parfaite depuis que je suis amoureuse. J'ai retrouvé cet état de grâce, ce sentiment de flotter sur un nuage, d'être terriblement crétine et béate comme un bisounours que je suis toujours au fond de moi !
C'est marrant l'amour, c'est niais, c'est fort, c'est vrai, c'est violent, c'est boulversant, c'est imprévisible, ça vous allie, ça vous sublime, ça vous pousse, ça met la tête à l'envers et le coeur par dessus...
Je croyais que tout était fichu, je croyais que je ne vivrais plus jamais cela... et tout est à nouveau si beau ! (rien que d'écrire ça, je suis horrifiée de tant de mièvrerie... mais c'est plus fort que moi !)

On dit que les gens heureux n'ont pas d'histoire et que l'on n'écrit pas sur le bonheur. C'est vrai. Les heures passées ensemble passent à une vitesse incroyable. Se séparer le dimanche soir m'arrache à chaque fois les tripes, moi l'indépendante, moi la femme libre ! Et puis il y a ces gestes, ces regards, ces mots (rares) qui sont impossibles à décrire, qui les rendraient fades et peu réalistes.
On ne sait que trop bien à quel point les êtres humains peuvent se détruire entre eux, se faire du mal, regorger d'imagination pour se blesser, physiquement comme psychologiquement. On oublie trop souvent à quel point on peut faire du bien également. A quelle point la jouissance peut-être quotidienne, à quel point on peut aimer l'autre, vouloir marcher avec lui main dans la main pour le restant de ces jours, avec quelle force on ne voit plus les autres hommes.
L'amour dure-t-il trois ans ? Ou sept ? Tout ce bonheur va-t-il m'exploser au visage dans quelques années, quelques mois ou peut-être quelques semaines ? Je ne sais pas. Rien ne dure, rien n'est éternel. J'ai déjà cru que l'amour que je partageais avec un homme était inexorable, j'ai déjà vécu tout cela et pourtant tout s'est arrêté.
Mais qu'importe ! J'aurai vécu d'avoir voulu sa peau contre la mienne à chaque instant, j'aurai rêvé d'avoir trouvé enfin celui envers qui je n'aurai plus besoin de mentir, de tricher, de faire semblant.
Il y a deux jours je me suis rendue compte que cela faisait des mois que je ne m'étais pas fixée sur mon poids, sur mon physique, sur mon apparence. Il y a de plus en plus de jours où je me trouve belle, de plus en plus de fois où je ris à en perdre haleine. Ces instants passés ensemble me donnent un autre regard sur la vie, ils me montrent une vie plus simple, dépourvue de haine et de violence.
Je ne pense pas être différente, je pense au contraire ressentir ce que vous avez tous un jour ressenti, cet amour est sans doute que le fruit d'une société consommatrice, ancré dans des principes de religion, de marketing, de culture propres à mon époque.
Et bien qu'importe ! Je m'en fiche de ce que ça a l'air, je n'ai que faire d'être banale, d'être prévisible, d'être tombée dans les clichés les plus honteux.
Je suis heureuse, aujourd'hui, là, maintenant et pour cela, j'en remercie la vie d'avoir mis sur mon chemin un homme comme lui.

J'ai illustré cet article avec Amélie Poulain car personne mieux  qu'elle ne sait à quel point le bonheur se ramasse en petite monnaie !
Par Louloute - Publié dans : Amour
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Lundi 19 octobre 2009
Rien que le titre, tu sais que tu vas pas te marrer en lisant cet article ! Ca te donne envie hein ? Ouais je sais, le marketing, la publicité, c'est mon métier.... Comme je n'en ai pas en ce moment - du boulot justement - ceci explique peut-être cela.

Mais bon, ça n'est pas le thème du sujet de ce soir.
Non le thème ça serait plutôt : "comment réussir à se pourrir la vie toute seule comme une grande et à saboter soi-même le bonheur qui nous entoure".
Ca fait pas titre de Psychologies-point-com franchement ? Au moins article de Marie-Claire !
Dieu merci, après deux ans de psychanalyse, j'arrive enfin à fermer ma gueule et j'évite de pourrir la vie dudit conjoint avec mes angoisses à six francs soixante-huit et deux qui nous font huit.

T'es là, t'es bien, t'es heureuse, t'es amoureuse.
Tu te sens tellement bien que tu t'en trouves presque conne.
Non sérieusement, y'a une mini Louloute en toi, celle qui étais là y'a 6 mois, qui se marre en se foutant de ta gueule et en te montrant du doigt genre "t'en a pas marre d'être aussi mièvre là ? Avec tes namour, bébé, chaton ?? Nan sans blague Louloute, tu pars pas un peu en vrille mode Barbie ? Tu t'es faite lobotomisée le cerveau ou quoi ?"

Ben nan, t'es juste amoureuse.
T'as résisté pourtant, t'as tout fait pour éviter ça. T'as biaisé, t'as triché, t'as menti, t'as couru, t'as fuis, t'as fait demi-tour, double salto arrière et retombée en chandelle en tapant dans les mains, hop ! Mais ça n'a pas suffit !
C'est dimanche matin, y'a du soleil, t'es dans le lit couverte jusqu'au nez parce que ça caille dehors et t'es juste contente comme une grosse niaise qu'il y ait un type qui dorme à côté de toi.

Attends, rappelle-moi un truc ? Fémi-quoi ? Féministe ? Humm, ben écoute, y'a la théorie et puis y'a la pratique hein ! Parce qu'être toute fière de soi pour ça, faut quand même pas trop se la jouer ni-pute ni-soumise. Mais j'amalgame là !

Donc t'es heureuse. Bien, parfait, hourra, viva la vida, tralala poum poum.
Tu te plains depuis des mois de ton célibat, et gnagnagna, et je veux rentrer au couvent, et les hommes sont tous des cons, et blablabla....
Bon bah happy end là du coup !
Non ? Comment ça non ?

Ben non. Sinon je ne vous en ferais pas un fromage depuis tout à l'heure et on se regarderait "Joséphine ange gardien" peinard au lieu de trainer sur la vie de Louloute.

C'est suspect ce bonheur, c'est fragile cette stabilité. Ca t'inquiète.
En fait, pour être honnête, tu te demandes à quel moment ça va te péter à la gueule...
Tu te dis "oh oh" (si si, tu te dis oh oh, tu te prends un peu pour le Père Noël parfois... nan mais tu gobes des pilules roses pour te calmer hein). Donc tu te dis "oh oh, c'est quand qu'il va se barrer en courant et m'écrabouiller le coeur contre le trottoir ?"

Là tu t'en veux. Parce que tu sais que ta méfiance elle vient du passé (wahaaa, t'as fait psycho toi non ?). Et putain tu t'en veux de laisser le souvenir de deux/trois connards mal dégrossis agirent aujourd'hui encore sur ta vie et ton ressenti.
Ouais... mais le truc c'est que là tu le sens bien.
Et à l'époque aussi tu le sentais bien. T'as même cru que c'était bon, que c'était le bon.
Tu t'es bien ramassée la gueule à l'époque, hein, Louloute ? Tu t'es bien faite eue !! T'as bien morflée aussi, genre des mois après, quand t'as eu fini de faire ta grande !

Du coup là on fait quoi ?
T'as beau tourner le problème dans tous les sens, y'a rien à faire.
T'es juste accro d'un type,un type aussi banal que la Terre en porte des milliers, mais tu sais pas pourquoi, quand tu le regardes ça fait tilt.
Alors quoi ? Tu comptes te barrer avant qu'il ne se barre ? Tu vas tellement le harceler et lui mettre la pression qu'il va se casser en courant en changeant de pays comme l'autre ?
Non, pour une fois tu vas éviter d'être bête comme tes pieds, flippée comme une ado et empotée comme une poule qui aurait trouvé un couteau à huitres.

Tu vas bien fermer ta grande bouche déjà pour m'éviter les phrases du genre de samedi soir sur le fait de dire ou non les trois mots magiques et tu vas vivre cette histoire simplement et sans prise de tête.

Je te préviens Louloute, on fait le point dans une semaine, t'as intérêt d'être d'équerre !
Par Louloute - Publié dans : Amour
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Jeudi 15 octobre 2009
Putain, ça caille sa mèèèèère !



Ainsi commencent mes journées en ce moment. Me lève j'ai froid, je m'habille j'ai froid, je déjeune j'ai froid, je pars j'ai froid, toute la journée au boulot il fait froid (on a tenté de transformer la clim en chauffage, on a pas du appuyer sur les bons boutons) et le soir chez moi j'ai froid.
Heureusement que le métro me berce de sa douce chaleur appaisante, lorsque corps contre corps, à vingt-huit par mètre carré nous nous serrons ! Vie de Merde !

Déjà j'ai pas eu d'été ! Non j'ai pas eu d'été ! Ca n'est pas une semaine en Bretagne sous la pluie qui s'appelle des vacances ! Même à Amsterdam il a plu ! Et puis comme ça, là, d'un coup ? Je mettais encore mes petites chaussures de pétasse la semaine dernière ! Et là, bing, un grand coup de froid dans tes dents !!!

Rhaaa, j'aime pas le froid !
De toute façon, en ce moment je râle ! J'ai pas de boulot, pas d'entretiens, à peine quelques réponses négatives par ci par là, bref, la vie m'angoisse et les gens m'eaxaspèrent !
Et puis j'ai froid ! Ca me donne envie de me rouler en boule sur moi-même, dans moi-même en fait ! Je bosse avec mon foulard sur les épaules et ma veste sur les jambes. Bientôt aller bosser avec un sac de couchage, je vous le dis moi !

Bon, sinon ce week-end je vais au salon de la photo... bon, voilà, vivement le week-end quoi.
Bon weeeeeek-end les gens ! Je vous aime quand même, même quand je râle !
Par Louloute - Publié dans : quotidien
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Dimanche 11 octobre 2009
Vous donnez un jour rendez-vous à un beau brun, plutôt sympa, plutôt marrant. C'est l'été, vous êtes dans un parc et vous pensiez que tout ceci n'était plus pour vous mais voilà que vous craquez pour ce type avec un chapeau noir, qui a en lui une part de ténèbres qui vous attire inexorablement.
Des mois plus tard, vous faites le constat que vous partagez désormais la vie d'un artiste.
Non, un Artiste un fait ! Le grand A c'est vous qui le mettez, parce que vous apprenez vite que l'Artiste n'est que rarement satisfait de lui et son travail et qu'il est plus fréquent de rencontrer des modesties exacerbées que des égo démeusurés. Perfectionniste jusqu'au bout des ongles, l'oeil du maitre décèle oeuvre après oeuvre des défauts que personne ne voit.. sauf lui, bien entendu...
Vous, vous êtes en exaste devant son travail, baba devant son talent, soufflée par ce don. Quand votre sensibilité artisitique se cantonne à poser vaguement quelques mots dans un carnet miteux, il vous semble que vous êtes à l'âge de silex des strates de votre homme.
Mais vous aimez ce qu'il fait, vous "trouvez ça beau" (sic). Les références, c'est net, vous en manquez un peu et les mots techniques, clairement, ça vous échappent beaucoup ! Etre avec un artiste, c'est être sa première fan, son premier regard - ou le dernier parfois, car l'Artiste n'aime pas vraiment vous montrer son travail brut donc vous êtes parfois la dernière à voir ce qu'il a finalisé.
Aimer un Artiste, c'est également désirer inconsciemment être son inspiratrice, sa muse, voire son modèle unique.. Rien que d'écrire cela, vous ne pouvez pas vous empêcher de rire ! L'Artiste traine déjà derrière lui toute une collection de modèles, loin d'être moches ou farouches, prêtes elles-même à se battre becs et ongles (manucurés) pour être la première dans ses représentations. La compétition risque d'être ardue. Ou alors il reste l'option sous-vêtements dans la boue et c'est une méthode qui peut rapporter de l'argent...
Mais l'Artiste n'a pas l'air d'y attacher beaucoup d'importance, les voyant surtout comme de belles choses, lui permettant d'atteindre son Art à travers elles. L'Art semble être d'ailleurs une religion bien exigeante.
Les données mercantiles ne semblent pas rentrer en ligne de compte. En effet, non, l'Artiste ne travaille pas pour n'importe quoi ou n'importe qui. L'Artiste se refuse à ses considérations matérielles et basses. Tout ceci est bon pour nous, se prostituer pour un chèque à la fin du mois, céder aux sirènes du système et vendre consciencieusement chaque jour un peu plus de son âme en cherchant comment, oui comment, les braves consommateurs pourraient payer des produits dont ils n'ont aucun besoin.
En attendant, l'Artiste est un peu déconnecté de la réalité et de ses exigences, même si elles se rappellent parfois violemment à lui et l'oblige, tout de même, à aller prendre son métro comme les autres pour faire bouillir la marmite.
Et cela, lorsque vous aimez un Artiste, eh bien tout ceci vous plante une dague dans le coeur à chaque instant. Car lorsque vous vous projettez, vous imaginez ce qu'il sera, ce qu'il deviendra, ses futurs expo et son succès. Tout ce talent encore non reconnu, cela vous ronge, vous mange les entrailles jour après jour, lorsque vous le voyez trimer pour ce qu'il n'est pas, pour avoir le droit, le temps, de vivre un jour peut-être de sa passion.
Aimer un Artiste c'est aimer cette force, cette violence et cette noirceur qui vous fascinent. C'est Aimer son sens du détail et par dessus tout, son imagination. C'est être lié à un homme pas comme les autres, qui vous emporte souvent dans des mondes différents.
Mais c'est aussi le retenir lorsqu'il vacille et lorsqu'il doute. C'est être chaque jour émerveillée de ce don que la vie lui donne, c'est accepter cette sensibilité dans ce qu'elle a de plus touchant et de plus effrayant. C'est calmer ses exigences, c'est renoncer à ses propres batailles intérieures car c'est accepter que ce que l'autre a décidé de s'épargner, vous en êtes la seule responsable lorsque cela vous empêche vous d'avancer.

Je ne t'avais pas prévu, je ne t'avais pas prédit, je ne t'ai pas vu entrer dans ma vie et pourtant aujourd'hui tu y es, moi qui croyait tout ceci perdu à jamais.
Par Louloute - Publié dans : Amour
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Mardi 22 septembre 2009
Hier soir, alors que je faisais la queue à Monop' (ben oui, je vous ai dit, le lundi c'est courses ! C'est carré/carré ici hein !), j'ai vu Jean Galfione qui était à la caisse d'à côté. Pour les braves gens qui sont allergiques à toute forme de sport, Galfione est un ancien perchiste qui a remporté une médaille olympique en 96 je crois ! Ben quoi ? Vivre avec un père et un frère complètement beauf dès qu'il s'agit de sport dans la ptite lucarne, ça aide !
Donc Galfione à Monop ! Ouais, bon, on s'en fout un peu, c'est juste pour le côté trop-VIP-chez-Monoprix, que y'a quand même des avantages à vivre à Paris quoi !
Bon moi, en ce moment, je préfèrerais croiser n'importe quel RH qui aurait du boulot à proposer mais bon...

Du coup avec le caissier (mignon le caissier ! Oups !) on commence à papoter, ainsi qu'avec le client devant moi. Genre la cinquantaine bien tassée (le mec devant, pas le caissier, faut suivre ! Je ne suis pas encore au point de matter les vieux ! lol). Et voilà pas que ce brave monsieur paie ses yaourts, son litre de jus d'orange ainsi que deux boites de capotes et un tube de lubrifiant hot spice !!
Et oui, ma ptite dame, qui a dit qu'il n'y avait une vie débridée que chez les vingtenaires ?

Ca nous a fait bien rire avec le caissier (sous cape quand même) et je crois que ça m'a un peu reconciliée avec le genre humain pour la soirée. Comme quoi, y'a pas d'âge pour être heureux !
Par Louloute - Publié dans : blagounette
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Dimanche 20 septembre 2009
Dimanche soir dernier, tu te regardes dans la glace et tu te parles un peu à toi-même : tu te dis bon, j'ai un peu beaucoup bu ce week-end, j'ai peu dormi, il s'est passé plein de trucs zémotionnellement pas évidents, alors cette semaine sera sous le signe du sérieux ! (...)
Autant croire une anorexique qui te dit qu'elle ne glissera pas ses doigst au fond de la gorge après une soirée raclette (oui je sais, c'est classe, bon appétit bien sûr à ceux qui mangeraient devant leur PC - moi même je le fais, de manger devant le PC je veux dire, pas de me faire vomir... mais là je m'égare).

Lundi : alors chez Louloute, le lundi c'est précis ! Je rentre avec les courses (ouais je sais, se trainer les courses pendant une heure de RATP c'est un peu comme faire la Corse en camion mais le samedi je n'ai jamais le temps ni l'envie). Donc tu ranges tes petits produits bien frais, tu te prépares un repas très très équilibré en t'auto-congratulant pour la capacité que tu as à tenir le coup dans ton régime et tu réponds aux offres d'emploi en envoyant des dizaines de CV.
Tu discutes un peu avec l'homme vers 23 heures et tu te couche tôt. Bravo, congrats, ça c'est vraiment bien. C'est après que ça se gâte...

Mardi : devant l'incapacité chronique que nous avons eu Postite, Babiole et moi à nous voir sur Paris ces... ah bah ces 8 derniers mois, il était temps de déclencher l'opération d'urgence "picole à Montparnasse" sous risque de devoir se chanter dans 10 ans "t'as pas changé, qu'est'ce tu deviens, tu t'es mariée, t'as trois gamins". (Patrick, sors de ce corps)
Nous voilà donc réunies toutes les 4, miss FlickFlack étant également venue pour notre bonheur à toute, et nous partons pour un haut lieu de la grastronomie française : l'Hippopo ! Avec du recul, tu te dis qu'appeler une chaine de restaurant comme ça te laisse présager de ta tête le lendemain matin quand tu monteras sur la balance après avoir englouti un hamburger maison-sauce-roquefort-avec-des-frites-mais-aussi-des-haricots-parce-que-je-suis-une-fille-qui-fait-attention !
On a donc bien commencé à casser les bonbons au serveur avec nos histoires de haricots, qui n'avait au passage aucun humour, alors que la carte des vins collée en son milieu et la réflexion de Flick Flack "ouuuh, y'en a qui se sont excités" était quand même super drôle !
Drôle je pense que ce fut le vrai thème de la soirée. Entre chômage, crise, violence urbaine et autres déceptions sentimentales, nous avions un gros gros besoin de chaleur mutuelle, de déconnade puissance 10 et cela fut très réussi. Nous avons hurlé de rire lorsque Babiole nous a raconté qu'ayant appelé les pompiers pour une odeur suspecte venant de chez son voisin, elle avait répondu aux pompiers sus-nommés que "heu, mais j'ai pas rangé mon appart" lorsque ceux-ci avaient émis le souhait de passer par son balcon.
L'épisode de Thomas, Fred et les autres ou encore du godmiché de Mylène Farmer resteront des moments anthologiques qui ont créés chez nos voisins de table un très fort désir de meurtre, assorti au lancer de quelques corbeilles de pain ! Un très bon moment !

Mercredi : alors d'accord, on picole on picole, mais ça n'aide pas le régime tout ça ! Motivées comme de jeunes trouffions, nous nous sommes embarquées mutuellement, le Patapon et moi, pour aller nager. Oui oui, rien que pour la satisfaction de dire à ta boss "heu.. bah j'y vais, j'ai piscine ce soir !"
Et là j'en profite pour souligner pour une fois le coût peu onéreux de la chose : 1,70 € l'entrée, si t'es parisienne et que tu as moins de 25 ans. Youpiyo non ! Ca ne vaut vraiment pas le coup de s'en priver !
Alors d'accord, tu as le bonnet obligatoire qui te fait ressembler à un spermatozoïde géant, tu as un peu des boulets qui trainâssent et surtout tu craches tes cigarettes au bout de la cinquième longueur mais quand tu arrives à 40, eh bien tu es heureuse !
Tu rentres, boostée par les endorphines, et là tu tentes de réconforter l'homme et ses angoisses d'avenir et de travail - ce qui est un peu le lot de tout le monde en ce moment - mais un jour je vous parlerais du bonheur de partager sa vie avec un Artiste (toi aussi tu auras noté le grand A) !

Jeudi : boire ou manger, il faut choisir. Toi c'est simple, t'as tellement passé une journée de merde que deux verres de vin suffisent seulement à t'enlever la boule au ventre et l'envie de pleurer ! L'alcool n'est pas une solution, non non non ! Et puis tu retrouves toute ta market dream team et tu te souviens avoir dit "bon, après celui-là on va manger" et là tu t'es retrouvée dans un bar gay - sympa au demeurant mais rempli de jeunes et beaux hommes à qui la vue de tes seins créent autant d'excitation que toi devant la F1 ! Vers minuit tu as compris que tu n'allais pas manger.. du tout.. alors t'as encore un peu bu et t'es rentrée en essayant de ne pas penser aux mouvements du métro.

Vendredi : le réveil a sonné et là... t'as beau être matinal, t'as mal ! La gueule de bois en chêne massif, l'envie de tuer les gens dans le métro qui te poussent, le sentiment que ton collègue hurle dans tes oreilles et cette faim et cette soif tenace que rien ne semble pouvoir apaiser ! Aïe...
Dans l'après-midi tu te sens un peu mieux, ce qui n'est pas le cas de l'homme qui t'appelle pour te dire qu'il est malade et que ce soir, ben tu sortiras toute seule ma grande !
Tu décides de profiter de ta soirée quand même, bien profité, trop profité... A un moment, tu as changé de soirée et tu t'es retrouvée à scander des chansons paillardes sur un balcon en battant la mesure avec une bière à moitié remplie. Quelqu'un a lancé la bonne idée de deux heures du matin, quand le dernier métro vient juste de passer en disant : "ouais, vas gny... on sort, on va danser...". Vingt minutes de marche tanguante plus tard, tu redécouvres la joie de te frotter à des corps chauds, puant l'alcool et parfois le vomi ! C'est toujours à ce moment que tu te retrouves tirant sur une cigarette dehors, alors qu'il commence à pleuvoir, en train d'entamer une discussion sur l'incapacité de communication homme/femme et pourquoi la vie elle est trop compliquée quoi !
Voyant arriver le moment du mélodrame, tu prends un taxi et rentre dans un silence complet, rendant grâce au chauffeur de te laisser avec tes pensées.

Samedi : là, tu sens que tu as déconné ! Tu as peu dormi, mal au crâne, la faim et la soif habituelle te tenaille. Heureusement, tu n'as rien à faire, et tu peux faire ta loque jusqu'au moment où il va falloir te préparer. Tu as quand même été chercher du pain, cheveux gras et habillée avec les premiers vêtements trouvés et forcément tu as croisé tes voisins, lui en costard, elle en talons, qui partaient sans doute manger chez belle-maman ! VDM ! Tu arrives chez tes amis avec une envie de Co*ca et d'une petite sieste... Laisse tomber, te voilà déjà assise dans un bar à Invalides pour fêter les 30 ans de ton pote. Puis petit restau très sympa, situé en 2ème sous-sol, ce qui rend les expéditions cigarettes de plus en plus drôles au fur et à mesure que tu bois ! Cadeaux, discours, lynchage en règle du roi de la soirée, bref, nous étions bien motivés lorsqu'on a décidé "ouais, vas gny... on sort, on va danser..". Et re-sous sol ! Lieu éclairé, climatisé, gens encore un peu sobres, propice pour une longue conversation qui a un peu mal commencée et qui a mieux terminée, représenant l'aboutissement de presque un an de préparation ! Wahoo ! On n'osait plus espérer.
Re-taxi, pas très silencieux celui-là et retrouver son lit, immense, pour mieux rêver.

Pas de gueule de bois ce matin, juste le sentiment d'avoir passer une semaine de folie.
C'est décidé, cette semaine : je ne sors pas ! Y'a un moment, faut arrêter les conneries :-)
Par Louloute - Publié dans : quotidien
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Dimanche 13 septembre 2009
De la haine à l'amour, il n'y a qu'un pas
Qu'on franchit parfois sans savoir pourquoi
Je sens chaque jour en moi cette haine bouillir
Augmentant mon envie d'enfin te détruire

J'abhorre tes silences et tout ce que tu caches
Je rumine en silence sans que tu le saches
J'en viens à penser à de lentes tortures
Pour celle avec qui ton amitié dure

Appelle moi jalouse, appelle moi violente
Tu ignores à quel point sa mort sera lente
Et si jamais tu ne m'appartiens
Sois certain que tu ne seras jamais sien

Je ne supporte plus d'ignorer tes secrets
J'ai conscience d'être en train de saboter
Cette histoire naissante, ce début d'innocence
Mais qui rime encore avec l'inévitable souffrance

Je me hais d'être ainsi
Mais je n'ai pas choisi
D'être dévorée de colère
Sans pouvoir rien y faire

J'ai longtemps prié sans oser espérer
Qu'à nouveau j'allais pouvoir aimer
Mais de moi je ne me suis pas méfiée
Croyant que mes démons s'en étaient allés

J'hésite encore sur la conduite à tenir
J'entends hurler en moi une grande envie de fuir
Te laisser avec elle et avec tes mystères
Voir si plus loin, le ciel serait plus clair

Je m'étais bien promise que je ne serais plus
Celle qui souhaitait étrangler à mains nues
La première qui approcherait de toi
Mais on n'appartient jamais à d'autres que soi

Alors dans mon immense faiblesse
J'ai envie de te dire d'ignorer ma détresse
De reprendre ton envol, de suivre ton chemin
Et au bas de notre amour apposer le mot fin
Par Louloute - Publié dans : Amour
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Jeudi 10 septembre 2009
Le temps est à la peur. Une rentrée sous le signe de l'angoisse : crise, grippe, tel est l'avenir que chacun trempe dans son café le matin. Et puis la fin de l'été, le retour du quotidien, plus bronzé mais pas plus gai et déjà la tête dans les dossiers.
Impossible d'ignorer l'ambiance. Si je reste persuadée qu'on nous agite le fantôme de l'épidémie pour nous garder maléables et disciplinés, je ne peux nier que mon propre avenir s'obscurcit.
La peur vous glace, vous gèle sur place. Elle vous paralyse, vous domine, vous maitrise...
J'en ai assez d'avoir peur, j'ai l'impression d'avoir eu peur toute ma vie. De tomber, de me briser, de rater, d'échouer, de décevoir, de ne jamais être assez bien.
Il est temps de prendre sa vie à deux mains, le courage en bandouillière. De se lancer car finalement seul le premier pas coûte. Lorsqu'on laisse la terreur guider nos choix, ils sont forcément mauvais et amers.
Alors tant pis, je pousse les portes, je pense à voix haute, je laisse de l'espace, je fais de la place. Et si je chute, si je dois jeter avec rage cette brosse à dent que tu as laissé en gage de ton interêt, si je dois regretter d'avoir voulu cette vie, j'aurai vécu d'y avoir cru, de l'avoir voulu.
Si j'ai peur demain de vivre c'est que déjà je ne vis plus.
Alors je la saisis par le col cette peur, je la regarde droit dans les yeux, cette peur que je nourris, que j'ai eu le temps de couver et de bien examiner.
Elle biaise, sournoise, avec son sourire enjôleur de celle à qui on n'échappe pas. Mais je l'ignore et l'étouffe, la domine, la surplombe. Tel un phénix elle renait chaque jour à l'aube et chaque jour le combat reprend, infini et multiple.
Aucune faiblesse ni temps mort ne peut être toléré, au risque de la voir s'engouffrer dans la faille.

Ma vie sera celle qu'elle doit être et toutes les peurs du monde n'y changeront rien.
Par Louloute - Publié dans : quotidien
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Lundi 31 août 2009
Le prochain journaliste qui me parle de la difficulté des jeunes diplômés à trouver du travail....




Je lui fait bouffer sa carte de presse !!!!



Par Louloute - Publié dans : vie pro
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Dimanche 23 août 2009
Un article un peu moins sur le mode "dream in blue" parce que ça va finir par vous fatiguer et moi aussi :)

Sans faire de propagande aucune, je voulais vous parler ce soir du réseau féministe lancé par Florence Montreynaud appelé "encore féministes" ! Je vous encourage à jeter un oeil de tout urgence au site !

Je vous laisse découvrir les actions de solidarité ou de manifestation que nous menons, mais j'aurai surtout voulu attirer votre attention sur le manifeste à signer : http://encorefeministes.free.fr/signer.php3

 

Que les mecs ne partent pas en courant, il me semble indispensable que ce combat contre les discriminités se mène à plusieurs ! Alors certaines d'entre vous vont peut-être se sentir bien loin de tout ça, mais je vous rassure, ça n'est pas un rassemblement de nanas qui se laissent pousser les poils et qui haïssent les hommes. Pour moi, cela m'a à un moment donné semblé indispensable d'élever la voix contre certaines pratiques, certaines remarques, certaines publicités ou paroles de rap.

Alors si vous estimez qu'aujourd'hui le féminisme n'a jamais tué personne mais que le machisme tue tous les jours, alors vous estimerez peut-être vous aussi que ça vaut encore le coup d'être féministe !

Si nous avons la chance de vivre dans un pays où nous pouvons voter, conduire, travailler et tout simplement vivre sans un homme pour nous contrôler, c'est une chance.

Pourtant, en France encore, des disparités, du sexisme et des discriminations subsistent.

Pourquoi à études et poste égaux, les femmes sont-elles en moyenne payées 30% de moins que les hommes ?

Pourquoi nos gouvernements sont bien loin de respecter la parité homme/femme au sein des ministères ?

Mais surtout pourquoi chaque jour des femmes meurent sous les coups de leur mari/compagnon ?

Si vous voulez que les choses changent, pour vous, mais aussi pour vos filles, je ne peux que vous encourager à signer ce manifeste.

 

Ras-le-bol de devoir être l'infirmière plutôt que le médecin, l'assistante plutôt que le directeur artistique , de ne pas pouvoir porter une jupe sans se faire dévisager et traiter de salope... Je ne dit pas qu'il faut imposer des quotas et donc des femmes à n'importe prix, je voudrais simplement qu'on arrête de mettre des bâtons dans les roues des femmes qui veulent réussir.

Il y a des jours où certaines blagues m'énervent profondément, non, ça n'est pas parce que nous avons des ovaires que nos neurones sont endommagés. Et encore, j'ai de la chance d'avoir la vingtaine et d'évoluer avec des gens de ma génération relativement ouverts sur l'extérieur mais je vois encore des spécimens de macho comme on en fait plus.

Bref, que vous soyez une femme ou un homme et que vous estimez qu'on doit juger quelqu'un à ses actes, ses paroles et non pas au fait qu'il ait ou pas un penis entre les jambes, alors j'espère que vous aussi vous estimerez qu'il faut être "encore féministe".

 

Bonne semaine à tous !

Par Louloute - Publié dans : Culture
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Lundi 17 août 2009
Tes yeux recèlent une tristesse si démesurée,
Que je ne peux imaginer ce qu'on a t'a fait

Mais j'imagine que ton coeur blessé
A du être complètement...

torturé

cassé

vidé

serré

brisé

arraché

piétiné

écrabouillé

déchiqueté

éventré

laminé

morcelé

émietté



Pour ne plus être aujourd'hui qu'un tas de chair ruiné



Moi aussi, à ta place, je l'aurai enfermé.
Mais j'en trouverai peut-être la clé...
Par Louloute - Publié dans : Amour
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Dimanche 16 août 2009
Evidemment, l'an dernier j'étais en Corse, alors tu m'étonnes que je n'ai pas trop senti passer le creux du mois d'août ! Cette année, statut d'esclave moderne oblige (heu, de stagiaire), me voilà à Paris, à bosser pendant tous le mois d'août. Et bien ça n'est pas si désagréable que ça.


Bon il faut quand même avouer que :
- mon japonais a pris une semaine de vacances ! Et mon livreur un mois ! Mais qu'est devenu l'homme jaune dédié corps et âme au riz collant (cette blague contient bien évidemment des faux morceaux de racisme, vous l'aurez compris !). Résultat, je dois me rationner en sushis !
- pas de journaux gratuits le matin ! Et comment je reste au courant des agressions en banlieues ? :-)
- comment ça mon restau/coiffeur/libraire préféré est fermé ?? Argh mais je survis comment moi ? Même la boulangerie fait des travaux !
- il fait quand même de bonnes températures d'août et plus on plonge sous terre, plus il fait chaud. Pourquoi certains semblent donc considérer l'étape douche/Sanex facultative ?
- la ville semble s'être changée en chantier géant : échaffaudages, marteau-piqueur, tractopelles... merci le bruit et l'odeur ! Du coup, changement d'itinéraire du bus, un tram sur deux, le pied quoi.
- les blogs sont en stand by, les potes en vacances et j'en ai marre de recevoir des cartes postales de mes parents qui paufinent leur bronzage entre mer et montagne !

Mais quand même :
- les chefs sont eux aussi en vacances et qu'est-ce que c'est agréable de pouvoir travailler en paix !
- les transports se sont bien vidés, finit les trajets debout.
- il y a de la place dans les bars, on n'a plus besoin de réserver au restau, Paris prend presque des airs de villes humaines.
- on prend plus le temps de vivre de ce fait : expo, théâtre, on redécouvre sa capitale.
- comme les gens partent en vacances à des périodes décalées, ça permet de voir enfin tout le monde sans être obligé de prioriser.
- bronzer aux Tuileries c'est aussi une façon de bronzer :-)
- vu que les adresses habituelles sont fermées, c'est un bon moyen de découvrir de nouveaux coins...

Finalement, c'est assez sympa de bosser quand les autres sont collés serviette contre serviette, coincés dans les embouteillage pour aller à la plage, un peu comme le reste de l'année en fait.
Par Louloute - Publié dans : quotidien
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Mercredi 12 août 2009
Il est 7h30, elle se tient en sous-vêtements devant la glace, l'air décidé. Elle fixe d'un oeil torve l'ennemi, la lippe tremblante mais le menton fier. L'adversaire est en ce moment incarné par une masse de cheveux informe, à laquelle il va falloir donner apparence humaine sans tarder.
Séchés, démêlés, les cheveux sus-nommés se balancent presque dans le vent, l'air moqueur et insouciant de ceux qui n'ignorent rien de leur pouvoir et qui se réjouissent de l'impuissance de ceux qu'ils dominent. Chaque jour, saison après saison, année après année, elle poursuit ce combat inexorable et parfois vain. Autant imaginer Sysiphe heureux...
Elle a tout essayé, sauf peut-être de tremper sa tête dans de l'huile d'olive, et après des tests innombrables et épuisants, seule cette solution s'avère la moins inefficace.
Elle prend une longue respiration et s'empare du fer. L'outil est de taille. Après des années de bons et loyaux services, son dernier s'est éteint, la laissant un matin perdue et esseulée, lançant un cri vers le ciel devant tant d'injustice. Elle a donc décidé de s'équiper du meilleur, du plus perfectionné, du plus développé des fers à lisser du marché. Il est rouge comme le sang de la victoire des justes, il souffle de longs jets de vapeur, s'active de ions négatifs, bref, à quelques détails près... il ferait le café ! Inutile de préciser son prix, les choses vitales n'ont pas de prix ! Paie-t-on l'air qu'on respire ?
Le voyant vert s'allume, tel les drapeaux noir et blanc d'une course de Formule 1 se mettant en branle. Ca y est, elle se lance. Elle attaque la première mèche, la plus terrible, celle de devant. Celle qui ne doit sous aucun prétexte se mettre à friser dans quelques heures, celle sur laquelle elle passera mainte et mainte fois les plaques pour tenter de repousser frisottis et ondulations, au moins jusqu'au soir, au moins jusqu'à midi, au moins le temps d'arriver au travail !
L'ennemi se fait fourbe, il a gardé quelques traces d'humidité à la racine qui font fumer le fer et rendent tout essai prompte à l'échec. Elle a une botte secrète pourtant : elle n'hésite pas à rebrancher le sèche cheveux et assigne de nouveau sa chevelure au terrible jugement des plaques. Il y a de la résistance ! Elle s'essouffle presque, s'acharne pourtant avec une rage non dissimulée. Ca y est, elle attaque le deuxième côté, déjà presque épuisée mais sentant un deuxième souffle en elle. Les boucles hurlent sous la torture et veulent laisser de leur passage une marque éternelle. Mais une seconde vague a raison de leur résistance.
Elle sent la victoire proche, ça y est, une dernière fois, l'épreuve finale de la brosse et l'ultime coup de fer et ça y est, enfin, elle est coiffée, ses cheveux sont lisses et soyeux.
L'homme a passé la tête dans l'encadrement de la porte depuis cinq bonnes minutes et comme chaque matin, se félicite de se lever une demie-heure plus tard parce que non, vraiment, elle ne serait jamais à l'heure pour partir au métro ensemble !
Par Louloute - Publié dans : quotidien
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Mardi 11 août 2009
A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire
C'est pourquoi laisse moi te dire ce soir
Qu'il peut y avoir des montages, des déserts
Je traverserai tous les enfers

Je ne sais pas après quoi je cours
Je ne sais même plus ce qu'on appelle amour
J'ai seulement croisé ton regard
Et mon coeur a pris un nouveau départ

J'ignore tes doutes, j'ignore tes peines
Je les imagine supérieures aux miennes
Je sais seulement que ta souffrance
Depuis toujours est immense

Je ne sais rien de ton histoire
Je doute nettement de ma victoire
Tu ne m'es peut-être pas destiné
Mais comment savoir sans essayer

Alors je ne nie pas l'adversité
J'ai conscience des difficultés
Mais que je tombe ou que tu me vois
J'aurai tenté d'être près de toi
Par Louloute - Publié dans : rêves
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