Michael Jackson nous a quitté et le monde semble porter un deuil général. Pourquoi une telle réaction ? Pourquoi ce sentiment général d'une perte immense ? Pourquoi moi-même ai-je été
choquée, bouleversée, atterrée alors que je ne l'écoutais plus tant que ça ces derniers temps.Certes, il était un artiste unique, qui a inventé une façon de bouger, de danser, de se produire et de vivre... Mais fondamentalement ? C'était une star, américaine de surcroit, que nous étions nombreux à n'avoir jamais croisé, même en concert. Il ignorait notre existence et vivait sans doute dans un quotidien très torturé.
Plus que la perte de l'homme, je crois que c'est la fin d'une époque qui nous marque.
Je zappais hier sur la boite à images, chose assez rare pour être signalée et j'étais frappée par cette sensation générationnelle qui veut qu'on a connu, vécu des choses que nos enfants ne connaitront jamais.
A quoi bon regarder Sex & the city lorsqu'on sait que Carry finit avec Big ? Nos enfants ne se demanderont pas si Rachel et Ross vont finalement rester ensemble, ni si Ally McBeal finit par trouver l'homme de sa vie.
Cette "culture" générationnelle qui a fait notre enfance, notre jeunesse, est par définition finie.
Et je crois que c'est ce même sentiment qui nous pousse à pleurer la mort du roi de la pop. Il n'y aura pas de grand retour, on ne fera jamais le jour sur les parties sombres de sa vie et la légende continuera de se nourir...
Ce qui a été n'est plus et inexorablement, ce type d'évènement nous rappelle que notre fin personnelle n'est pas un mythe. Le monde que nous avons connu disparait lentement, laissant la place à de nouvelles icônes, de nouvelles étoiles et de nouvelles générations de fans.
C'est donc sans tristesse mais avec un certain fatalisme que je constate la course du temps et que c'est à cela que j'attribue ces manifestations excessives à l'annonce de la mort de MJ.



Ce
week-end a été dédié... à moi-même. Après une semaine extrêmement difficile, il était vital pour moi de recharger les batteries, sous peine d'exploser littéralement en plein vol. Moi la battante,
moi jamais malade, j'ai pensé à me trainer chez un médecin car c'était devenu trop dur de se lever, d'aller bosser, de sourire, de retenir ses larmes, bref, le bon vieux passage à vide
quoi.
Vous
avez pu le remarquer, j'ai brillé par mon absence cette semaine ! Ce fut une semaine terrible, comme on aimerait en vivre moins souvent, avec des horaires de malade, presque autant d'heures sup
que de vraies, ma chef qui part au mariage de sa soeur en me lançant le projet à gérer... bref, notre nouveau site est lancé et c'est bien le principal ! Joli défi personnel réalisé
!
Rassurez-vous, ce n'est pas encore à ce blog que je mets un point final. C'est juste qu'hier matin, j'ai pris le train. Le coeur battant, semblant vouloir s'échapper de ma poitrine, je
refaisais le chemin inverse, de Paris jusqu'à cette ville de Tours, pour la dernière fois avant un moment j'imagine.