Dire que je
ne publie pas souvent est un euphémisme ! On pourrait me mettre au tribunal pour abandon de blog ! J'avoue j'avoue.... C'est une drôle de période pour moi en ce moment : d'un côté je finis
bientôt mon stage, la mort dans l'âme de ne plus faire partie de cette petite start up pour qui j'ai tant donné cette année et l'avenir professionnel qui s'annonce... vide ! J'ai eu des périodes
d'extrême détresse ces derniers temps, d'angoise incontrôlable face à cette absence de boulot, à ce début de vie professionnelle qui s'annonce si mal... Et puis maintenant ça va mieux, je
relativise, je laisse la vie venir, il finira bien par se dessiner quelque chose.Et puis, en dehors de ça, le sentiment d'avoir une vie tellement parfaite depuis que je suis amoureuse. J'ai retrouvé cet état de grâce, ce sentiment de flotter sur un nuage, d'être terriblement crétine et béate comme un bisounours que je suis toujours au fond de moi !
C'est marrant l'amour, c'est niais, c'est fort, c'est vrai, c'est violent, c'est boulversant, c'est imprévisible, ça vous allie, ça vous sublime, ça vous pousse, ça met la tête à l'envers et le coeur par dessus...
Je croyais que tout était fichu, je croyais que je ne vivrais plus jamais cela... et tout est à nouveau si beau ! (rien que d'écrire ça, je suis horrifiée de tant de mièvrerie... mais c'est plus fort que moi !)
On dit que les gens heureux n'ont pas d'histoire et que l'on n'écrit pas sur le bonheur. C'est vrai. Les heures passées ensemble passent à une vitesse incroyable. Se séparer le dimanche soir m'arrache à chaque fois les tripes, moi l'indépendante, moi la femme libre ! Et puis il y a ces gestes, ces regards, ces mots (rares) qui sont impossibles à décrire, qui les rendraient fades et peu réalistes.
On ne sait que trop bien à quel point les êtres humains peuvent se détruire entre eux, se faire du mal, regorger d'imagination pour se blesser, physiquement comme psychologiquement. On oublie trop souvent à quel point on peut faire du bien également. A quelle point la jouissance peut-être quotidienne, à quel point on peut aimer l'autre, vouloir marcher avec lui main dans la main pour le restant de ces jours, avec quelle force on ne voit plus les autres hommes.
L'amour dure-t-il trois ans ? Ou sept ? Tout ce bonheur va-t-il m'exploser au visage dans quelques années, quelques mois ou peut-être quelques semaines ? Je ne sais pas. Rien ne dure, rien n'est éternel. J'ai déjà cru que l'amour que je partageais avec un homme était inexorable, j'ai déjà vécu tout cela et pourtant tout s'est arrêté.
Mais qu'importe ! J'aurai vécu d'avoir voulu sa peau contre la mienne à chaque instant, j'aurai rêvé d'avoir trouvé enfin celui envers qui je n'aurai plus besoin de mentir, de tricher, de faire semblant.
Il y a deux jours je me suis rendue compte que cela faisait des mois que je ne m'étais pas fixée sur mon poids, sur mon physique, sur mon apparence. Il y a de plus en plus de jours où je me trouve belle, de plus en plus de fois où je ris à en perdre haleine. Ces instants passés ensemble me donnent un autre regard sur la vie, ils me montrent une vie plus simple, dépourvue de haine et de violence.
Je ne pense pas être différente, je pense au contraire ressentir ce que vous avez tous un jour ressenti, cet amour est sans doute que le fruit d'une société consommatrice, ancré dans des principes de religion, de marketing, de culture propres à mon époque.
Et bien qu'importe ! Je m'en fiche de ce que ça a l'air, je n'ai que faire d'être banale, d'être prévisible, d'être tombée dans les clichés les plus honteux.
Je suis heureuse, aujourd'hui, là, maintenant et pour cela, j'en remercie la vie d'avoir mis sur mon chemin un homme comme lui.
J'ai illustré cet article avec Amélie Poulain car personne mieux qu'elle ne sait à quel point le bonheur se ramasse en petite monnaie !



Vous donnez un jour rendez-vous à un beau brun, plutôt sympa, plutôt marrant. C'est l'été, vous êtes dans un parc et vous pensiez que tout ceci n'était plus pour vous mais voilà que vous
craquez pour ce type avec un chapeau noir, qui a en lui une part de ténèbres qui vous attire inexorablement.
Hier
soir, alors que je faisais la queue à Monop' (ben oui, je vous ai dit, le lundi c'est courses ! C'est carré/carré ici hein !), j'ai vu Jean Galfione qui était à la caisse d'à côté. Pour les
braves gens qui sont allergiques à toute forme de sport, Galfione est un ancien perchiste qui a remporté une médaille olympique en 96 je crois ! Ben quoi ? Vivre avec un père et un frère
complètement beauf dès qu'il s'agit de sport dans la ptite lucarne, ça aide !
Dimanche soir dernier, tu te regardes dans la glace et tu te parles un peu à toi-même : tu te dis bon, j'ai un peu beaucoup bu ce week-end, j'ai peu dormi, il s'est passé plein de trucs
zémotionnellement pas évidents, alors cette semaine sera sous le signe du sérieux ! (...)
De la
haine à l'amour, il n'y a qu'un pas
Le temps
est à la peur. Une rentrée sous le signe de l'angoisse : crise, grippe, tel est l'avenir que chacun trempe dans son café le matin. Et puis la fin de l'été, le retour du quotidien, plus bronzé
mais pas plus gai et déjà la tête dans les dossiers.
Un
article un peu moins sur le mode "dream in blue" parce que ça va finir par vous fatiguer et moi aussi :)
Evidemment,
l'an dernier j'étais en Corse, alors tu m'étonnes que je n'ai pas trop senti passer le creux du mois d'août ! Cette année, statut d'esclave moderne oblige (heu, de stagiaire), me voilà à Paris, à
bosser pendant tous le mois d'août. Et bien ça n'est pas si désagréable que ça.
Il est 7h30, elle se tient en sous-vêtements devant la glace, l'air décidé. Elle fixe d'un oeil torve l'ennemi, la lippe tremblante mais le menton fier. L'adversaire est en ce moment
incarné par une masse de cheveux informe, à laquelle il va falloir donner apparence humaine sans tarder.