L'idée a trotté dans ma tête tout l'été et je ne crois pas pouvoir plus indéfiniment repousser cela : le blog de la vie de
Louloute s'arrête ici.
Pour les rares lecteurs qui passeront peut-être un jour, je pense qu'un dernier article était nécessaire, ne serait-ce que pour
satisfaire mon côté maniaco-rigide qui aime les choses bien finies, bien closes !
J'essaie de ne pas faire de cette fermeture un truc trop dégoulinant, mais quand on est un bisounours dans l'âme, j'imagine
qu'on doit le rester jusqu'au bout !
Tout d'abord un immense merci à tous ceux qui m'ont suivie durant toutes ces années. Que ce soient des amis ou de la famille,
devenus des lecteurs assidus ou de parfaits inconnus, devenus un peu plus grâce à ce blog justement, un grand grand merci pour les commentaires et les visites.
Tant d'émotions se bousculent en écrivant ces mots, les derniers pour ce blog qui a été longtemps un compagnon de route fidèle
et quotidien… J'aime écrire et j'ai tenté de poser ici des choses qui soient, à défaut d'être bonnes, au moins sincères.
Mais plusieurs raisons me poussent aujourd'hui à finir cette drôle d'aventure qu'était La vie de Louloute…
Tout d'abord le temps ! Mon amie Nalore ne dit jamais qu'elle n'a pas le temps pour quelque chose, mais qu'elle ne le prend pas.
Elle a raison. Je n'ai plus pris le temps pour ce blog parce qu'il faut croire que j'ai préféré en prendre pour d'autres choses, d'autres projets, d'autres sites.. Alors si c'est pour écrire une
fois tous les 6 mois, je pense qu'il vaut mieux laisser tomber.
Ensuite, je pense avoir commencer ce blog à une époque de ma vie où les choses étaient un peu en chamboule-tout ! J'ai
longuement cherché ma place, j'ai longtemps farfouillé à la recherche d'une sorte de bonheur et ce blog était l'endroit privilégié pour déverser mes angoisses, mes peurs et finalement me
plaiiiindre avec délectation. J'aimerais me retrouver, moi-même à 20 ans et me dire "écoute ma grande, tu vas arrêter de pleurer sur ton propre sort, car un jour, toute cette merde s'arrête" ! Je
devrais dire ça à mon moi de 15 ans aussi tiens...
Alors non, la merde elle continue un peu parfois, bah oui forcément, sinon comment je casserais les noix à mon entourage si je
ne pouvais plus me plaindre ? Mais fondamentalement, profondément, j'ai le sentiment d'être ancrée depuis plusieurs années sur un chemin plutôt sympa, sur une route qui mène péniblement au
bonheur mais qui n'a en tout cas rien à voir avec ce que j'avais l'impression de vivre à l'époque.
En clair et je l'ai assez martelé ici : on n'écrit pas sur le bonheur ! Ou alors si, certaines le font très bien, mais moi je ne
suis douée que pour les gémissements et les angoisses ! Du coup, j'avoue ne plus avoir grand-chose à dire à ce sujet.
Par ailleurs, je suis de plus en plus mal à l'aise avec le concept d'exposition de sa vie. Et là vous me dites "Cocotte, quand
on ne veut pas raconter sa vie, on n'ouvre pas un blog!" Pas faux ! Mais il faut croire qu'à l'époque de son ouverture, j'étais moins regardante. Et surtout, ce qui me dérange de plus en plus
c'est que, soyons clairs, je n'ai pas vraiment l'impression de révolutionner le genre !
Je veux dire, je lis chaque jour des blogs incroyables, des plumes pertinentes et décalées, des styles simples mais efficaces…
il y a un moment faut arrêter de vouloir faire de la purée à tout le monde, quand il existe des soufflés de foie-gras à quelques clics de là ! Et non je ne cherche pas les compliments, alors
d'accord je sais écrire deux mots l'un derrière l'autre, mais je suis de plus en plus réticente à affirmer, à moi-même comme aux autres d'ailleurs, que mes mots méritent d'être mis en
ligne.
C'était un chouette blog, je l'ai beaucoup aimé, il a été le réceptacle de nombreuses épreuves et de nombreuses joies. Je
n'exclu d'ailleurs pas la possibilité d'en ouvrir à nouveau un, un jour peut-être, en attendant je vous souhaite à tous, cliqueurs d'un jour ou lecteurs fidèles de continuer à lire les récits de
celles et ceux qui nous ravissent le cœur et l'âme, même pour quelques minutes.
Internet est un beau canal, continuons d'y transmettre nos pensées et nos avis.
Je vous souhaite beaucoup beaucoup d'amour
Louloute, le bisounours !

Les créations originales pour les séries TV, d'habitude c'est plutôt Canal qui s'y colle. J'avais eu un véritable coup de cœur pour "Maison Close" l'année dernière et on m'a
longuement vanté les mérites de "Braquo" ou de "Mafiosa". Mais cette fois, Arte avait attiré mon attention grâce à sa communication bien ficelée autour de "Xanadu". Le thème était un rien
racoleur : la vie d'une famille de producteurs de films X ! Mais ça avait l'air sympa, de plus ce n'était pas allemand donc ça donnait envie de voir ce que les frenchies (enfin québécois) étaient
capables de faire sur ce thème.
Pendant 8 épisodes, nous assistons à la lutte de ses personnages contre leur passé, contre eux-mêmes et surtout contre ceux qui s'opposeraient à la réalisation de leurs désirs, souvent bien
flous.
Très gros coup de cœur également pour Mathilde Bisson dans le rôle de Lou, toxico au pouvoir érotique sans limite ! Si Mademoiselle Bisson a une filmographie plus courte que ses
partenaires, j'ose croire que ce n'est que le début d'une belle carrière. Son visage vous chavire les sens, ses yeux vous transpercent et sa voix finit de vous conquérir ! Un grand bravo !
Je voulais écrire un texte sur le soleil qui est revenu... et puis le soleil est reparti. Je voulais écrire un texte sur la pluie qui nous révèle l'odeur de la terre et du bitume
mouillé. Je voulais explorer le mécanisme qui fait qu'aux premiers jours du printemps j'ai toujours envie de courir dans les champs. Avec ma copine Lou, on n'avait que ça à la bouche quand le
mois d'avril arrivait : courir dans les champs. Comme si les années citadines n'avaient pas réussi à effacer qu'au fond nous étions des mômes de la campagne, des guenichettes à couettes qui se
roulaient dans l'herbe.
La vie est bien "faite" : maintenant que j'ai en partie réussi à calmer le jeu côté pro, c'est un autre aspect qui se rappelle à moi
!
Quand
j'ai débarqué à 20 ans à peine dans une grande entreprise pas organisée du tout, au sein d'un service pas organisé du tout et que j'ai eu l'immense chance de tomber sur mon Sage, elle m'a
transmis comme premier conseil de ne pas me laisser manger par la machine.
Deux
jours avant Noël, j'ai découvert qu'on ne volait qu'aux pauvres puisqu'on m'a élégamment piraté ma carte bleue, me laissant sans moyen de paiement pendant près de 3 semaines. Pour information, on
PEUT vivre sans CB. Si si, on survit, même si j'en doutais lorsque j'ai versé toutes les larmes faciles de mon corps quand on m'a appelée pour m'annoncer la perte de 500 euro, parce que je ne
suis qu'une angoissée qui n'arrêtait pas de répéter au banquier "et ma taxe d'habitation, vous aller la laisser passer hein?"
Tu te souviens un peu comment c'était avant. Comment c'était d'avoir 15 ou 17 ans et de tomber amoureuse comme on tombe d'une chaise ? Tu te souviens, comme ça faisait mal et comme c'était
compliqué ? Enfin , je te signale que c'était surtout de ta faute si ça faisait mal et si c'était compliqué ! Bah oui, tu tombais toujours amoureuse du mauvais garçon, enfin "mauvais", pas au
sens bad boy, non ça pour ça, t'as toujours aimé les premiers de la classe, déjà des sortes de geek en puissance qui s'ignoraient. Non, c'était le mauvais garçon, dans le sens où tu ne les
connaissais pas ces garçons, tu les fantasmais. D'ailleurs tu fais ta maligne en disant 15 ou 17 ans, comme si tout cela appartenait à une adolescence révolue, comme les posters des Spice Girls
ou ta collection de bâtons d'encens, alors qu'en fait tu t'es traînée ces obsessions maladives jusqu'à très récemment.
Quand vous avez fait une école de comique, il y a peu de chances qu'on vous laisse vous en sortir comme ça. La plupart du temps, vous adhérez (ou on vous offre l'adhésion la première année)
au réseau des anciens élèves.
Si les fêtes de fin d'années vous font déprimer, il faut absolument que vous alliez voir un très bon film intitulé
J'avoue, je n'ai pas publié ici depuis au moins mille ans. En fait, j'ai une excuse toute pourrie à te donner, mais comme tu es un lecteur de la vie de Louloute, tu n'es pas
allergique à la première bisounourserie venue bien sûr !
Il n'est pas rare de voir des films sur l'homosexualité et le sujet de l'homoparentalité est parfois abordée dans quelques séries,
souvent américaines puisque là bas il est possible d'avoir un enfant lorsqu'on est deux parents du même sexe, mais finalement on parle encore peu de tout cela.
J'avais, depuis un petit moment déjà, envie d'aborder ce sujet et c'est finalement le film Eternal Sunshine of the
Spotless Sunshine qui m'a décidé à poser enfin les mots. C'est étrange de revoir un film qui signifiait tant dans un autre contexte et de se rendre compte qu'on ne se souvient plus du contexte,
ni même de la signification. J'en avais oublié les tenants, les aboutissants et même la fin, comme quoi...avec le temps va, tout s'en va...