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Mardi 13 septembre 2011 2 13 /09 /Sep /2011 13:44

L'idée a trotté dans ma tête tout l'été et je ne crois pas pouvoir plus indéfiniment repousser cela : le blog de la vie de Louloute s'arrête ici.
Pour les rares lecteurs qui passeront peut-être un jour, je pense qu'un dernier article était nécessaire, ne serait-ce que pour satisfaire mon côté maniaco-rigide qui aime les choses bien finies, bien closes !
J'essaie de ne pas faire de cette fermeture un truc trop dégoulinant, mais quand on est un bisounours dans l'âme, j'imagine qu'on doit le rester jusqu'au bout !
Tout d'abord un immense merci à tous ceux qui m'ont suivie durant toutes ces années. Que ce soient des amis ou de la famille, devenus des lecteurs assidus ou de parfaits inconnus, devenus un peu plus grâce à ce blog justement, un grand grand merci pour les commentaires et les visites.

Tant d'émotions se bousculent en écrivant ces mots, les derniers pour ce blog qui a été longtemps un compagnon de route fidèle et quotidien… J'aime écrire et j'ai tenté de poser ici des choses qui soient, à défaut d'être bonnes, au moins sincères.
Mais plusieurs raisons me poussent aujourd'hui à finir cette drôle d'aventure qu'était La vie de Louloute…
Tout d'abord le temps ! Mon amie Nalore ne dit jamais qu'elle n'a pas le temps pour quelque chose, mais qu'elle ne le prend pas. Elle a raison. Je n'ai plus pris le temps pour ce blog parce qu'il faut croire que j'ai préféré en prendre pour d'autres choses, d'autres projets, d'autres sites.. Alors si c'est pour écrire une fois tous les 6 mois, je pense qu'il vaut mieux laisser tomber.
Ensuite, je pense avoir commencer ce blog à une époque de ma vie où les choses étaient un peu en chamboule-tout ! J'ai longuement cherché ma place, j'ai longtemps farfouillé à la recherche d'une sorte de bonheur et ce blog était l'endroit privilégié pour déverser mes angoisses, mes peurs et finalement me plaiiiindre avec délectation. J'aimerais me retrouver, moi-même à 20 ans et me dire "écoute ma grande, tu vas arrêter de pleurer sur ton propre sort, car un jour, toute cette merde s'arrête" ! Je devrais dire ça à mon moi de 15 ans aussi tiens...
Alors non, la merde elle continue un peu parfois, bah oui forcément, sinon comment je casserais les noix à mon entourage si je ne pouvais plus me plaindre ? Mais fondamentalement, profondément, j'ai le sentiment d'être ancrée depuis plusieurs années sur un chemin plutôt sympa, sur une route qui mène péniblement au bonheur mais qui n'a en tout cas rien à voir avec ce que j'avais l'impression de vivre à l'époque.
En clair et je l'ai assez martelé ici : on n'écrit pas sur le bonheur ! Ou alors si, certaines le font très bien, mais moi je ne suis douée que pour les gémissements et les angoisses ! Du coup, j'avoue ne plus avoir grand-chose à dire à ce sujet.
Par ailleurs, je suis de plus en plus mal à l'aise avec le concept d'exposition de sa vie. Et là vous me dites "Cocotte, quand on ne veut pas raconter sa vie, on n'ouvre pas un blog!" Pas faux ! Mais il faut croire qu'à l'époque de son ouverture, j'étais moins regardante. Et surtout, ce qui me dérange de plus en plus c'est que, soyons clairs, je n'ai pas vraiment l'impression de révolutionner le genre !
Je veux dire, je lis chaque jour des blogs incroyables, des plumes pertinentes et décalées, des styles simples mais efficaces… il y a un moment faut arrêter de vouloir faire de la purée à tout le monde, quand il existe des soufflés de foie-gras à quelques clics de là ! Et non je ne cherche pas les compliments, alors d'accord je sais écrire deux mots l'un derrière l'autre, mais je suis de plus en plus réticente à affirmer, à moi-même comme aux autres d'ailleurs, que mes mots méritent d'être mis en ligne.

C'était un chouette blog, je l'ai  beaucoup aimé, il a été le réceptacle de nombreuses épreuves et de nombreuses joies. Je n'exclu d'ailleurs pas la possibilité d'en ouvrir à nouveau un, un jour peut-être, en attendant je vous souhaite à tous, cliqueurs d'un jour ou lecteurs fidèles de continuer à lire les récits de celles et ceux qui nous ravissent le cœur et l'âme, même pour quelques minutes.
Internet est un beau canal, continuons d'y transmettre nos pensées et nos avis.

Je vous souhaite beaucoup beaucoup d'amour

Louloute, le bisounours !

Par Louloute
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Lundi 6 juin 2011 1 06 /06 /Juin /2011 23:10

 

xanadu_arte.jpg Les créations originales pour les séries TV, d'habitude c'est plutôt Canal qui s'y colle. J'avais eu un véritable coup de cœur pour "Maison Close" l'année dernière et on m'a longuement vanté les mérites de "Braquo" ou de "Mafiosa". Mais cette fois, Arte avait attiré mon attention grâce à sa communication bien ficelée autour de "Xanadu". Le thème était un rien racoleur : la vie d'une famille de producteurs de films X ! Mais ça avait l'air sympa, de plus ce n'était pas allemand donc ça donnait envie de voir ce que les frenchies (enfin québécois) étaient capables de faire sur ce thème.

Avant de vous parler de la série elle-même, il faut tout d'abord reconnaître à Arte d'avoir été la première chaine à appréhender le changement chez les téléspectateurs. Pionnière sur le replay (rediffusion sur internet), streaming et VOD, la chaine "intello" s'était faite 2.0 depuis bien longtemps ! A mon sens une excellente manière de recruter de nouveaux adhérents, bien avant que les grands média ne s'aperçoivent que les jeunes actuels préféraient leur écran d'ordinateurs (de smartphones, d'I-pad..) au petit écran familial jugé ringard. Mais bon, on n'est pas là pour disserter nouveaux usages du Web !

Ainsi, pour le lancement de Xanadu, les deux premiers épisodes étaient offerts sur internet deux jours avant la diffusion nationale. Puis chaque semaine, après leurs diffusions, les épisodes étaient visionnables pendant une semaine chaque soir à partir de 23h jusqu'à 5h du matin (pour des raisons de protection des spectateurs les plus jeunes). La série s'est achevée il y a deux semaines environ : le DVD est déjà en vente ! Désacraliser le passage TV, donner l'impression de se détacher des taux d'audience, et permettre à ceux qui, comme moi, ont relégué depuis longtemps la TV au placard, de suivre les programmes jugés intéressants, c'est à mon sens avoir tout compris à la diffusion audio-visuelle de ces prochaines années !

 

Xanadu est donc une série en 8 épisodes, du nom de la société de production de films X, tenue par la famille Valadine. Chaque épisode s'ouvre sur une interview d'Elise Jess, égérie de Xanadu, seule icône jamais tolérée par son mari et fondateur de la société : Alex Valadine. Seulement Elise a disparu depuis 20 ans dans des circonstances obscures, laissant Alex seul avec ses 3 enfants : Laurent, Sarah et Lapo.

Le premier épisode s'ouvre sur les difficultés pour Xanadu de se renouveler. En effet, l'entreprise vit essentiellement sur les ventes et rééditions des films d'Elise, sans réellement proposer de nouveautés depuis une vingtaine d'années. Laurent, qui travaille avec son père à la direction de Xanadu, veut le convaincre de se lancer dans de nouveaux projets. Pour appuyer ses arguments, il a fait revenir sa sœur Sarah du Canada où elle s'y était réfugiée après la disparition de sa mère dont elle rend son père responsable. Sarah a une fille, Marine, adolescente perturbée qui va s'efforcer de percer les secrets de la famille Valadine pour découvrir qui est son père. Lapo, le dernier de la famille, est un artiste tourmenté qui ne quitte jamais ses lunettes noires et tourne de son côté des films porno particuliers.

xanadu.jpgPendant 8 épisodes, nous assistons à la lutte de ses personnages contre leur passé, contre eux-mêmes et surtout contre ceux qui s'opposeraient à la réalisation de leurs désirs, souvent bien flous.

Si le thème du porno est bien entendu ce qui attire au départ le regard du téléspectateur, le sujet est traité sans complaisance ni voyeurisme. On ne nous le repeint pas non plus en rose : l'arrivée dans ce monde d'un grand nombre de "paumés", la drogue, le sida, la difficile reconversion et surtout l'impossibilité d'effacer son passé.

Mais il me semble surtout important de souligner une chose essentielle chez Xanadu, qui permet de prendre enfin une série française au sérieux, c'est le traitement de l'image, c'est la reconnaissance de l'importance de la lumière. Regardez n'importe quelle série française, policière par exemple, et comparez la à ses homologues américaines. Voyez la différence de lumière, de cadrage. Certes les moyens ne sont pas les mêmes, mais les Français donnent toujours l'impression d'avoir tourné ça sur un coin de rue, avec deux spots et un réflecteur.

Dans Xanadu, on ne nous inonde pas de soleil, loin de là, la plupart des scènes évoquent plutôt la grisaille, mais le grain de peau des acteurs lors des plans serrés est lissé, sublimé par l'éclairage. Le contour des lèvres, les mouvements du regard, tout y est esthétiquement très soigné. C'est une série qui expose le corps et qui a pris la mesure de cette exposition.

Puis l'incroyable jeu des acteurs va ensuite captiver tout au long des épisodes.

Jean-Baptiste Malartre incarne un Alex Valadine parfait : un vieillard tyrannique, qui s'accroche au souvenir d'un âge d'or révolu, tout en refusant de voir que les choses changent malgré lui. La voix profonde, le geste précis, j'ai vu l'acteur de théâtre sans faille derrière ce jeu. Un grand chapeau bas pour Monsieur Malartre !

Le rôle de Lapo est lui joué par Swann Arlaud : le rôle masculin le plus fin, le plus délicat peut-être. Joué avec justesse, on  glisse sans s'en apercevoir sous les doigts et le regard de ce jeune homme troublé. On bascule avec lui dans sa folie, on a envie de le sauver malgré lui ou de l'accompagner en enfer, bref, on ne peut rester indifférent à la voix de Swann Arlaud, suave et pénétrante. Un grand rôle !

nathalie blancPar contre, j'ai eu beaucoup de mal avec Julien Boisselier qui est pourtant connu du public. Le personnage de Laurent était peut-être trop givré pour moi, mais tout m'a dérangée : la voix aigüe, le regard fuyant, la petite moustache, bref, je n'ai pas du coup accroché à cet acteur !

Côté femme, attention les yeux, accrochez-vous ! On démarre très fort avec Nathalie Blanc dans le rôle de Sarah Valadine ! Ce sera un triple wahouu pour moi ! Cela faisait très très longtemps que je n'avais pas vu quelqu'un jouer avec autant de justesse, se glisser aussi bien dans un rôle sans accrocs, sans qu'on ressente le jeu derrière. Je me suis sentie comme ces mômes qui croient que l'acteur est vraiment le rôle qu'il joue dans la vraie vie : pour moi, Nathalie était Sarah ! Un tel naturel dans le jeu me laisse encore sans voix, c'est une très belle performance. Par ailleurs, Nathalie Blanc est d'une rare beauté, ce qui renforce l'incroyable attraction que l'on ressent pour le personnage de Sarah, à mon sens le plus honnête dans la famille Xanadu, même si la franchise n'est pas la qualité première des Valadine.

mathilde bisson Très gros coup de cœur également pour Mathilde Bisson dans le rôle de Lou, toxico au pouvoir érotique sans limite ! Si Mademoiselle Bisson a une filmographie plus courte que ses partenaires, j'ose croire que ce n'est que le début d'une belle carrière. Son visage vous chavire les sens, ses yeux vous transpercent et sa voix finit de vous conquérir ! Un grand bravo !

Je finirais juste sur les actrices en conseillant aux fans de Vanessa Demouy de se préparer avant de voir l'actrice jouer dans Xanadu : on ne peut être et avoir été, le temps a fait son œuvre et j'ai personnellement été assez indifférente à ce personnage ! Seule sa dernière scène m'a touchée, pour le reste… décevant !

 

Je vous encourage donc à découvrir sans plus tarder cette série incroyable, où les dialogues sont efficaces, où les silences pèsent lourds, où les gens s'effleurent sans jamais se toucher. Chaque relation dans Xanadu est teintée d'autant de violence que d'amour, comme si la limite entre ces deux sentiments s'effritait à mesure que leur importance grandit.

Une série dont on ne ressort pas indemne… et qui appelle à toute vitesse une saison 2 !

Par Louloute - Publié dans : Culture
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Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 18:33

cerisier.jpgJe voulais écrire un texte sur le soleil qui est revenu... et puis le soleil est reparti. Je voulais écrire un texte sur la pluie qui nous révèle l'odeur de la terre et du bitume mouillé. Je voulais explorer le mécanisme qui fait qu'aux premiers jours du printemps j'ai toujours envie de courir dans les champs. Avec ma copine Lou, on n'avait que ça à la bouche quand le mois d'avril arrivait : courir dans les champs. Comme si les années citadines n'avaient pas réussi à effacer qu'au fond nous étions des mômes de la campagne, des guenichettes à couettes qui se roulaient dans l'herbe.
Après des siècles d'évolution, après les grandes migrations et l'intellectualisation de nos vies modernes, c'est toujours touchant de se voir à l'approche des premiers rayons. Il est là, ce satané printemps, il est enfin là, nous nous étirons sous sa caresse comme ces chats qui s'étalent sur un parquet boisé.
Ce matin mon boss de Chine m'a demandé "on a une baisse de trafic, il a fait beau samedi à Paris ?". Un temps de dingue. Un temps de fou.  J'ai arpenté ma ville avec mon amoureux sans compter les heures ni prêter attention aux ampoules qui me rappellent que je n'ai pas porté de talons depuis un an.
Hier soir, on a presque oublié de rentrer, on n'avait pas vu l'heure et puis il y avait encore de la lumière… Je me sens comme un tournesol qui suit le grand astre jaune !
Tout l'hiver j'ai serré les dents. Jai essayé mois après mois de ne pas y penser, au froid, à la pluie, à cette sal**** de neige qui a failli me faire rater mon Noël familial. Je me serais mise des claques, d'être déprimée à cause du froid ou de la grisaille. Et lorsque c'est la fin, j'ai l'impression que les choses vont être plus simples, plus faciles, que la vie est plus belle…
Je me suis toujours demandé ce que ce devait être de vivre dans un pays où il fait toujours beau. Serais-je plus optimiste ? Plus volontaire ? Pourtant le clivage Nord/Sud tendrait à nous montrer que le soleil ne rend pas forcément plus heureux. Il me semble que la misère serait moins pénible… ok elle n'est pas de moi celle là !
Bref, bourgeons, printemps, rayons de soleil, j'ai l'impression que ma vie se réveille et que de belles choses m'attendent dans les mois à venir. J'y crois très fort !

Alàlà, le printemps, c'est vraiment une saison de Bisounours.

Par Louloute - Publié dans : quotidien
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Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 15:00

bulles-savon-2107725c2a.jpg La vie est bien "faite" : maintenant que j'ai en partie réussi à calmer le jeu côté pro, c'est un autre aspect qui se rappelle à moi !
Il semble qu'il en soit parfois des gens comme des envies. Elles sont là, elle sont neuves, on s'investit pour elles et puis un jour elles partent, volontairement ou non.
J'ai toujours eu une conception très fidèle de mes relations avec les gens. Vous l'aurez compris d'ailleurs, j'ai même parfois un peu l'amour qui étouffe. Après, je ne le cache pas, avoir de nombreux amis et être fidèle à chacun d'entre eux, c'est assez compliqué, ça prend du temps, ça fait passer de nombreuses heures au téléphone et taper de nombreux mails. Et forcément il y a des ratés, des négligés, des après-qui-on-court-pendant-des-mois.
Je crois ne m'être réellement fâchée qu'avec une seule personne dans ma vie. En tout cas une seule que j'avais beaucoup aimée, car on ne se fâche jamais bien qu'avec les gens qu'on aime vraiment. Des années après, je ne sais toujours pas pourquoi, je ne sais toujours pas comment, je ne ressens ni haine ni colère. Cela m'a longtemps fait ressentir un grand gâchis, après tout ce temps je crois avoir enfin digérer.
Mais bon, ces derniers temps, j'observe un sentiment d'éloignement de la part de certaines personnes. Alors oui, la vie l'amour la mort le boulot et la famille toussa, bien entendu que le quotidien fait que nous nous éloignons des gens avec une facilité déconcertante. Tous n'ont pas la même valeur, la même profondeur. Mais là, ce sont des liens profonds qui se distendent, des liens auxquels j'ai tenté de m'accrocher, de retenir à la force du poignet.
Et puis me voilà, assise au bord du ravin, les mains vides, le truc est tombé. Il est là en bas, je ne le distingue plus vraiment.
Je suis plus surprise, que triste ou blessée. Je suis étonnée, un peu déstabilisée peut-être.
Comme je maitrise admirablement l'art de la culpabilité, j'ai commencé par me demander ce que j'avais bien pu faire et comment j'avais bien pu le faire, et pourquoi j'avais bien pu faire ça. Manque de dispo ? Sans doute, mais j'ai tenté de rattraper le coup et cela n'a pas suffit. Il y a autre chose.
Il y a des années, j'aurais harcelé ces gens, j'aurais fait le pied de grue devant leur domicile, leur travail, je me serais arrangée pour les croiser au supermarché, chez leur coiffeur, pour me faire inviter par leurs amis. J'aurai fini par me traîner à leurs pieds en demandant pourquoi, pourquoi me rejettes-tu, pourquoi m'abandonnes-tu ? Que t'ai-je fait ou plutôt que ne t'ai-je pas fait ?
J'ai compris à présent qu'il en était parfois des gens comme des envies.
Même des gens qu'on aime, des gens qui nous ont aimé et qui nous aiment sans doute encore.
L'envie se lasse, l'envie s'en va, l'envie disparaît.
Et j'envisage complètement de ne plus leur faire envie.

Je crois qu'on ne force jamais les gens à nous aimer, à nous appeler, à être proches de nous.


Mon Sage m'a dit : il y aura de nouvelles envies.

Je crois qu'elle a raison, comme toujours.
Alors je ne renie ni souvenirs ni sentiments, je chéris ce que nous avons vécu, et puis je me prépare, je me fais le cœur neuf pour les nouvelles envies.

Par Louloute - Publié dans : Amis
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Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 09:49

 

espoir.jpg Quand j'ai débarqué à 20 ans à peine dans une grande entreprise pas organisée du tout, au sein d'un service pas organisé du tout et que j'ai eu l'immense chance de tomber sur mon Sage, elle m'a transmis comme premier conseil de ne pas me laisser manger par la machine.

La machine c'était le boulot, le stress, l'angoisse du dossier pas rendu ou de la deadline dépassée. Nous avions sous les yeux au quotidien trop de gens qui eux s'étaient fait avalés entièrement. Ce n'était pas très beau à voir, croyez moi, ça faisait même peur en fait. Comprendre à 20 ans que le travail si salué par une éducation au mérite, qui rejette l'oisiveté et la paresse, pouvait être source de (grande) souffrance : le choc!

Je me souviendrai toujours de son départ en vacances - une semaine, 15 jours au max - sans ses sages conseils justement et que j'appréhendais la boule au ventre, et elle qui me répétait sans cesse "visionne des échasses le matin et un gros boulet le soir". Prendre de la hauteur toute la journée et laisser tes soucis sur ta chaise en partant.

Les années ont passé, le monde professionnel m'a malmenée, de manière raisonnable j'imagine en écoutant le récit d'autres et aujourd'hui, je tente d'appliquer toujours et encore ces conseils pour garder la tête hors de l'eau.

Typiquement en ce moment, je les applique très mal et je n'ai besoin que de la vacuité des publications sur ce blog ce ces dernières semaines pour le prouver.

J'ai l'impression de vivre avec un tic tac permanent, les yeux rivés à l'heure, à tout moment de la journée ou de la nuit. Nuit où je me réveille en sursaut, persuadée qu'il est l'heure, l'heure d'y aller, de se lever alors que ma pauvre Louloute, il est à peine deux heures du matin.

Et je me fais grignoter, un peu, beaucoup, passionnément, sous prétexte qu'au fond "j'aime ça" et qu'un poste à responsabilités est un peu ce que j'ai toujours brigué. Ah ça, pour s'auto-convaincre qu'on est le créateur de ses soucis, on est extrêmement doués.

Il est facile de glisser, de tomber de l'autre côté du fil, d'annuler des dîners et des sorties, d'arrêter de pratiquer un sport ou de jouer aux jeux vidéos. Après tout, quel est l'intérêt, quelle est la plus-value ? On peut vivre sans jeu vidéo n'est ce pas ? Et constater peu à peu que le travail prend le pas sur d'autres choses.

On débattait avec ma meilleure amie sur ces dirigeants qui t'envoient des emails à 2 heures du matin le samedi soir, qui se cachent dans les toilettes pendant leurs vacances pour consulter leur BlackBerry, sans quoi leurs femmes leur tombent sur le râble. Avions-nous envie de terminer ainsi ? Avions-nous envie de finir complètement drogués du travail ?

Si au moins la reconnaissance était à hauteur de l'investissement. Mais que reste-t-il quand tu as pris ton carton sous le bras et ton chèque de départ (si tant est que tu ais un chèque) ? La machine t'a avalé et puis elle te vomit, mais tu es déjà digéré, écrasé… Vraiment, ça donne envie !

A mon petit niveau déjà, je me demande combien de temps cela peut encore durer. Je rate mes stations de métro, je range ma brosse dans le frigo et tout à l'heure j'ai manqué de me faire écraser par une moto. J'ai bloqué, au milieu de la route, le cerveau reptilien en mode erreur 404 - data not found. Avancer ? Reculer ? Aucune idée… j'ai mis 2 bonnes minutes à réagir au klaxon, à bredouiller des excuses et à monter sur le trottoir.

Ne pas céder aux sirènes du sur-investissement professionnel, de l'exigence toujours plus forte de la hiérarchie, car fondamentalement, tu pourrais y passer 24 heures d'affilée à ton bureau, il y aurait encore des choses à faire non ?

 

Je vais vous dire… c'est bien plus facile à dire qu'à faire.

Par Louloute - Publié dans : vie pro
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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 22:02

 

[un jeu de mots pourri est caché dans le titre de cet article : sauras-tu le retrouver ?]

 

perceuse.jpg Deux jours avant Noël, j'ai découvert qu'on ne volait qu'aux pauvres puisqu'on m'a élégamment piraté ma carte bleue, me laissant sans moyen de paiement pendant près de 3 semaines. Pour information, on PEUT vivre sans CB. Si si, on survit, même si j'en doutais lorsque j'ai versé toutes les larmes faciles de mon corps quand on m'a appelée pour m'annoncer la perte de 500 euro, parce que je ne suis qu'une angoissée qui n'arrêtait pas de répéter au  banquier "et ma taxe d'habitation, vous aller la laisser passer hein?"

Il était donc grand temps, en récupérant enfin le Sésame, de penser aux étrennes pour la gardienne !

Je n'avais jamais eu de gardienne (enfant de la campagne va!) et cela fait d'ailleurs plusieurs fois que je voulais vous la camper, parce que c'est un vrai personnage ! Mais je craignais de tomber dans le cliché... Elle parle avec un accent portugais incroyable, elle passe la serpillère en talons hauts et boucles d'oreilles dorées, lorsque l'on passe devant sa loge, une délicieuses odeur de nourriture s'en échappe et elle a fait un mignon petit sapin pour Noël.

Je me tortillais depuis des semaines, en demandant à tout le monde, combien eux donnaient et combien il fallait donner, histoire de ne pas passer pour une radine non plus. Mais comme l'Etat français m'a confondue avec la vache Milka, les finances étaient plus que justes et j'étais pétrifiée de honte en lui  tendant samedi mon enveloppe contenant un pauvre billet.

L'Homme, dans la rue, était mort de rire, se moquant de moi et de mon "respect des traditions". J'ai essayé de lui faire comprendre, que plus qu'une simple convention sociale ou un geste de politesse, j'avais vraiment envie de donner quelque chose à cette femme.

Il me disait qu'elle ne faisait que son travail et qu'elle était déjà payée et qu'à la vue des habitants de l'immeuble, elle devait toucher de belles étrennes qui compenseraient ma "justesse".

Je lui ai demandé si au quotidien, il connaissait des cons. C'est facile, on en connait tous ! Des collègues, des clients, le vieux dans le bus qui va pousser une femme enceinte (véridique!) parce qu'elle lui prend sa place, bref, si l'on mettait tous les cons dans les placards, il n'est pas certain qu'il reste beaucoup de gens pour fermer les portes.

Nous devons vivre avec, nous sommes obligés de supporter la nana qui s'arrête au milieu de la rue pour aller chercher des cigarettes, le jeune qui va laisser sa canette vide sur le siège du métro… mais de temps en temps, nous croisons des gens biens ! A la lecture de certains statuts FB, on dirait que vous n'évoluez QUE parmi des connards : sachons reconnaitre ceux qui n'en sont pas, ceux qui font correctement leur boulot, ceux qui te réceptionnent ton colis quand tu n'es pas là, alors que oui, d'accord, ils sont payés pour le faire, mais ils le font avec bonne humeur.

Bien entendu, dans mon monde à moi, j'aurai envie de faire quelque chose pour cette dame, quelque chose de grand, d'unique, mais on ne peut pas mettre le feu à l'appartement de ses voisins rien que pour le plaisir de les sauver j'imagine ? Et bien, il est une convention sociale qui est prévue pour remercier sa concierge d'être une femme disponible et serviable : les étrennes !

Alors tant pis si j'ai l'air de respecter les traditions et tant pis si je me sens coupable de n'avoir pas pu donner plus, parce que pour moi, elle le mérite amplement.

Par Louloute - Publié dans : quotidien
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Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 00:06

 

colere.JPG Je pensais à tous ces gens, qu'on aime et qui sont partis. Et puis je pensais à tous ces gens, qu'on aime et qui sont là. Je pensais à tous ces mots qui restent coincés, à tout cet amour qu'on n'arrive pas à dire.  Je pensais que parfois on arrive mieux à trouver les mots qui font mal, à trouver les mots qui blessent, à ceux qu'on va hurler quand on en a lourd sur le cœur.

Je pensais à toute cette énergie, qu'on passe à trouver comment être mieux qu'un autre, plus fort, plus réussi, plus abouti. Je pensais à tous ces gens, qui n'ont que pour but d'engranger encore et toujours. Je pensais que si on en consacrait même la moitié à se faire du bien, à se dire qu'on s'aime, on aurait avancé un peu.

Aujourd'hui j'avais une discussion insensée, sur les injustices de ce monde. On a fini par me dire que la réalité était ainsi et que je n'allais pas la changer. J'ai répondu qu'elle était bien triste cette réalité et que moi j'avais envie de croire que si, on pouvait changer les choses. J'ai eu sur moi des regards condescendants, face à ma réponse de petite fille. Pourquoi ? Personne ne trouve ça triste ? Ca ne remue les tripes de personne tout ça ?

Mais avant de prendre mon bâton de révolutionnaire, je pensais d'abord à une toute petite échelle. Je pensais à cet amour qui me brûle parfois, envers mon entourage. Je pensais que j'aurai aimé en faire plus, en dire plus, en crier plus sur les toits.

Je pensais qu'on le cachait pas mal cet amour, qu'on le réservait parfois à une seule personne. C'est déjà bien, remarquez, une personne. Certains n'en ont peut-être même pas une. Mais pourquoi réserver les mots, les gestes, les déclarations immenses et les surprises ? Pourquoi ai-je l'éternel sentiment d'en faire toujours trop ? Suis-je la seule que cet  amour inonde ? Ce trop plein d'amour, pour ma famille, pour mes amis, que je pose en pensée par lettre, et que je n'écris jamais, par peur du ridicule ou à cause de carcans sociaux idiots, suis-je si naïve de le sentir ?

Certains en ont d'ailleurs maaaaaarre de Louloute et de son amour débordant ! Ras le bol de ses messages, de ses icônes roses, de sa vision de licorne sniffant des paillettes, ras le bol de ses textos à 8 heures du mat sous prétexte qu'un rayon de soleil à la con est venu frapper la vitre de son bus et qu'elle pense à nous. Ras le bol d'ailleurs de ce blog rose, de bisounours qui dégouline.

Il paraît qu'il faut danser, danser cette valse de glace. S'observer, se tâter, se mesurer et prudemment échanger quelques mots. Pourquoi ? Répéter chaque jour à quelqu'un qu'on l'aime, est-ce donner moins d'importance à ces termes ?

Je pensais qu'une fois encore, je m'endormirai avec le sentiment d'être bénie par la vie et je n'enverrai qu'en pensée à mon tour tout cet amour à ceux qui m'accompagnent.

Par Louloute - Publié dans : Amour
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Mercredi 5 janvier 2011 3 05 /01 /Jan /2011 13:25

plage-homme.jpg Tu te souviens un peu comment c'était avant. Comment c'était d'avoir 15 ou 17 ans et de tomber amoureuse comme on tombe d'une chaise ? Tu te souviens, comme ça faisait mal et comme c'était compliqué ? Enfin , je te signale que c'était surtout de ta faute si ça faisait mal et si c'était compliqué ! Bah oui, tu tombais toujours amoureuse du mauvais garçon, enfin "mauvais", pas au sens bad boy, non ça pour ça, t'as toujours aimé les premiers de la classe, déjà des sortes de geek en puissance qui s'ignoraient. Non, c'était le mauvais garçon, dans le sens où tu ne les connaissais pas ces garçons, tu les fantasmais. D'ailleurs tu fais ta maligne en disant 15 ou 17 ans, comme si tout cela appartenait à une adolescence révolue, comme les posters des Spice Girls ou ta collection de bâtons d'encens, alors qu'en fait tu t'es traînée ces obsessions maladives jusqu'à très récemment.

Tu cherchais les coups un peu. Faut croire que t'aimais ça, souffrir. Tu pensais que ça t'apportais plus d'inspiration. C'est en partie vraie, ta plume peine un peu depuis que tu vas bien.  Mais foncièrement, c'est quoi ce truc là, de rêver complètement une personne ? Je veux dire, ça n'est pas mieux d'apprendre à connaître quelqu'un et de construire bout par bout ? Si, c'est mieux. Beaucoup mieux. Chaque jour ou presque est inondé de soleil depuis que tu marches sur ce chemin là. A l'époque, pourquoi agissais-tu ainsi ?

Tu vivais encore dans ton monde à toi, c'est ça ? Celui où tu plonges parfois quand les matins parisiens sont trop gris. Celui où tu vas le soir, quand le mal de crâne se fait trop fort sous les soucis. Tu le sais pourtant, que ce monde, il n'existe pas.

Mais c'est plus fort que toi ! Du moins ça l'était. Alors dans ce monde, tu y mettais le beau brun mal rasé et tu imaginais sa vie, ses rêves, sa chambre. Tu sentais son odeur des jours et des jours après l'avoir croisé, tu voyais ses yeux sur tous les visages que tu croisais. Et puis surtout, oh oui surtout, tu projetais votre histoire dans toutes les fictions que les livres ou les films te donnaient.

 

Je te regarde de loin maintenant. Oh, pas de bien loin hein, ce serait présomptueux. Je serai même capable de redevenir toi si ça tournait mal. Mais pour le moment je te regarde. Avant je t'aurai moquée, je t'aurai niée, je me serai fichue de celle que tu étais. Aujourd'hui j'ai une infinie tendresse pour toi. Il était peut-être nécessaire d'être toi pour être moi.

Maintenant tout est apaisé, maintenant la course immense dont tu croyais faire partie s'est arrêtée.  Tu as le droit de continuer de rêver bien sûr, tu peux y aller dans ton monde, les jours de pluie ou pour projeter de belles diapo sur l'écran noir de tes nuits blanches, mais pour la souffrance, c'est bien que tu te sois calmée. C'est reposant de ne plus te voir essoufflée et exsangue, lorsque tu courrais après des chimères, sous les traits d'hommes imaginaires.

C'est apaisant de vivre ainsi.

Je ne te le dis pas souvent, mais je suis fière de toi.

Par Louloute - Publié dans : Amour
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Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 13:56

 

entreprise.jpg Quand vous avez fait une école de comique, il y a peu de chances qu'on vous laisse vous en sortir comme ça. La plupart du temps, vous adhérez (ou on vous offre l'adhésion la première année) au réseau des anciens élèves.

Concrètement, après m'avoir amputée de 21000 euro pour me taper 4 mois de chômage à la sortie, je n'avais plus grand-chose à lui dire, moi, à cette école !  C'est donc un rien poussée-tirée par ma copine entrepreneuse formidable que je suis allée hier à la première réunion d'anciens, mais plus particulièrement d'anciennes puisque c'était une sorte d'atelier/afterwork organisé autour de la place des femmes dans le monde pro.

 

Ce que j'avais globalement compris que ce serait : un groupe de nanas, plus ou moins fraîchement diplômées, accueillies par une encore-plus- ancienne diplômée (c'est un peu comme chez les Miss, on a des années de promo qui suivent nos noms…) qui elle, a bien réussi, malgré le fait terrible qu'elle soit une femme.

Le thème était la couleur, notamment dans nos vêtements, la symbolique de l'uniforme, toussa toussa

 

Ce que j'avais peur que ce soit : déjà, OMG, un club spécial "femmes en entreprise". Mon âme de féministe a un peu vomi à l'intérieur de moi. Y'a-t-il un club spécial "hommes" ? Non ? Bon alors ! On va peut-être arrêter de se la jouer victimes non ?

Et puis que des gonzesses ensemble ? Ah mon dieu ! Au bout de 10 minutes on va se plaindre de nos méchants patrons hommes, bouh, et à la fin on en sera à s'échanger des recettes de cuisine !

En plus le thème prêtait méchamment à dévier sur des sujets "chiffons" (vêtement / mode : tu suis encore ou je t'ai perdu ?) et alors plus anti-shopping que moi tu meurs.

Pour conclure le tout, j'ai pleuré de joie toutes les larmes de mon corps lors de ma dernière soirée d'école, autant de dire que l'ambiance copains d'avant "corporate", ça allait me le faire moyen !

 

Ce que c'était vraiment : alors là, honte honte sur moi, parce que dieu merci, nous avons échapper à tous les clichés et les poncifs du genre ! Une petite dizaine de gonzesses réunies dans un atelier, effectivement de fringues, mais genre baba cool et surtout très rouges !

Notre interlocutrice nous a raconté comment elle avait envoyé le monde de l'entreprise se faire gentiment foutre après 2 ans comme chef-de-produit-trop-dans-le-moule, qu'elle avait épouser un musicos, qu'elle l'avait suivi dans le monde entier, qu'elle s'était pas mal cherchée (sculpture, danse, musique) et qu'elle avait décidé aujourd'hui de créer des vêtements et de préférence rouges pour crier un peu à la face du monde qu'elle était ce qu'elle était et tant pis pour les autres.

Ouais, elle aussi c'est un bisounours t'as vu (comme disent les jeunes).

Nous avons parlé d'énergie, de ressenti, de réflexion, un peu de méditation et de chakra même. J'avais plus l'impression d'être avec mon Sage qu'avec des anciennes d'open bar.

 

Pourquoi ça m'a fait un bien fou : parce qu'après des journées passées avec exclusivement des hommes, des geeks, qui n'en décrochent pas une, qui bossent sans lever les yeux de leurs ordi et qui surtout surtout, s'en branlent monstrueusement de ta vie, même si tu veux juste évoquer la série (de geek en plus!) que tu t'es matée la veille, c'était vraiment chaleureux.

Parler, même rien qu'un peu, de qui on est, de ce qu'on veut, de son artiste et de ses photos, mais aussi échanger avec celles qui sont passées par là, qui sont aujourd'hui des chefs, avec des bébés et qui te disent "eh oh, à 18h30 t'as le droit de considérer que ta journée est finie!", je sais pas, c'était un peu ce dont j'avais pile besoin !

Alors évidemment, on a parlé de mariage, bébé, de weight watchers mais pas pendant des plombes non plus ! Je suis loin d'être girly, mais rien qu'un peu de ... ce truc que savent faire les femmes là… ah oui : écouter ! Et bien rien qu'un peu d'écoute, c'était déjà beaucoup !

 

Le bonus : j'ai mis très longtemps à comprendre l'importance d'un réseau, pourtant c'est à lui que je dois mes deux derniers jobs. Et bien hier soir, j'ai eu le sentiment d'en avoir trouvé un autre, un vrai, de femmes, de filles, qui sont certes passées par le même "blase" que toi mais qui en ont fait des choses extrêmement différentes.

Alors ok, dans ces conditions, je veux bien continuer à en rencontrer, des women dans le business !

Par Louloute - Publié dans : vie pro
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Mardi 14 décembre 2010 2 14 /12 /Déc /2010 11:38

 

le nom des gensSi les fêtes de fin d'années vous font déprimer, il faut absolument que vous alliez voir un très bon film intitulé Le nom des gens  de Michel Leclerc. J'en profite au passage pour vous rappeler que les fêtes de fin d'années sont une période géniale, avec des lumières, de la joie et de la musique de lutins partout et que je ne comprend pas que l'on puisse déprimer, alors que Noël est LA fête de l'année, mais passons, hein.

Donc, le dernier film de Michel Leclerc avec Sara Forestier et Jacques Gamblin est à mourir de rire.

Il raconte l'improbable rencontre entre Bahia Benhamoud (et non, Bahia ce n'est pas brésilien) et Arthur Martin (et oui, comme les cuisines). Elle a une vingtaine d'années, s'habille très très court, ne s'embarrasse de rien et surtout pas des conventions et a trouvé un truc génial pour lutter contre la  montée des "fachos" en France : coucher avec des types de droite pour qu'ils votent à gauche.

Arthur a 40 ans, très propre sur lui mais pas très fun (vétérinaire spécialisé dans les oiseaux...morts de préférence) et est un partisan de Jospin. Si elle n'a plus à le convaincre dans ses choix politiques, Bahia va pourtant s'attacher à remettre dans la vie de cet homme beaucoup, mais alors beaucoup de vie !

Les situations poussées à l'extrême sont donc hilarantes et l'ambiance politico-culturo-sociologique offre un contexte un rien bordélique mais tellement drôle ! Sara Forestier est dans ce film une sorte de tornade, que l'on voit beaucoup toute nue d'ailleurs (le côté pute de la République I suppose...), qui avance sans jamais quitter son but des yeux : apporter un peu plus de tolérance dans ce monde.

Entre réalité exacerbée (la pédophilie, Alzheimer, la déportation, la guerre d'Algérie) et naïveté tendre ("mais déjà comment peut-on être jeune et voter UMP ?"), Le nom des gens est un film incroyable sur la tolérance, sur les clichés et les étiquettes qui ne rassurent personne, pas même ceux qui les collent.

J'ai aimé également ce petit côté à la Amélie Poulain, où les personnages nous racontent qui étaient leurs parents, ce qu'ils sont devenus et comment eux-mêmes en sont arrivés là. On sent chez Michel Leclerc la volonté de retranscrire une pensée politique aussi complexe que peut l'être le climat actuel, entre intégration d'une seconde voire troisième génération, d'identité nationale qui n'a même pas lieu d'être, de peuples perdus entre fanatisme religieux et volonté de ne pas oublier qui ils sont, bref, un joyeux boxon !

Et puis, c'est aussi un beau film d'amour, entre ces deux personnages que tout oppose, mais pourtant liés par un désir perpétuel. On aimerait être le stylo qui relie les points de beauté du dos de Bahia, juste au dessus de ses reins et de ses fesses si parfaites. On aime la manière de filmer, parfois tel un vieux film, comme lorsque Bahia veut rejeter des tourteaux à la mer et que la lumière du soleil darde ses cheveux flamboyants.

On en ressort d'ailleurs pas indemne de tout ça, de toute cette énergie, de toute cette joie. Elle est comme ça, Sara Forestier, elle déménage toujours tout, elle envoie toujours tout balader. Je ne pense pas l'avoir revue depuis L'esquive et même si ce trop plein de vitalité est parfois un peu "trop" justement, on ne peut rester insensible à son charme !

Enfin, c'est un film qui vous donnera envie de crier "Jospin, revient !!!" Il fait d'ailleurs une courte apparition dans ce film, extrêmement bonne !

Vite avant qu'il ne soit plus à l'affiche.

Par Louloute - Publié dans : Culture
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Samedi 11 décembre 2010 6 11 /12 /Déc /2010 22:58

 

twitter-oiseau.jpgJ'avoue, je n'ai pas publié ici depuis au moins mille ans. En fait, j'ai une excuse toute pourrie à te donner, mais comme tu es un lecteur de la vie de Louloute, tu n'es pas allergique à la première bisounourserie venue bien sûr !

Je t'explique : pendant 3 mois j'ai bossé de chez moi, autant te dire que j'étais un peu en manque de contacts, non pas physiques mais sociaux. Du coup, je suis partie me chercher des copains sur le Net, des gens qui faisaient le même super boulot de CM que moi, et mieux encore, des gens qui le faisaient de chez eux.

Et où trouver ces gens merveilleux ? Sur Twitter bien sûr !

J'avoue, sur Twitter, on rigole bien ! C'est un peu comme un Facebook, où tu n'écris et tu ne lis que des statuts et où tu aurais plein d'amis mais que eux ne seraient pas obligés d'être ton ami ! Haha ! Ouais on rigole donc.

Alors je "suis" ces gens (c'est comme suivre quelqu'un dans la rue, mais le risque de garde à vue en moins), plein de gens sympas qui ont des avis sur plein de trucs et tout, qui écrivent des blogs géniaux, qui me font trop rire, bref, ça relançait un peu l'activité sociale quoi.

Et puis j'ai eu envie d'écrire sur des sujets où je me sentais engagée, qui pour moi était de "vrais" sujets, un peu moins chiants que ma dernière journée de merde ou le dernier bouquin que j'avais lu. Genre la campagne contre le viol "la honte doit changer de camp" ou la journée de la jupe, ou même la neige sur Paris. T'as vu hein ? Je suis au top des sujets polémiques.

Et puis tous ces gens que je suivais sur Twitter et qui sont un peu moins fainéants que moi, ont écrit eux, sur ces sujets. Et souvent pour les descendre. Plus je lisais les articles et plus j'avais le sentiment d'être vraiment clichée, de soutenir des causes à la manque, même qu'il faut vraiment pas avoir de personnalité pour les soutenir, que franchement c'est pas en portant une jupe un jour J ou distribuer des tracts à la sortie du métro qui fera changer les gros cons avec leur bite et leur couteau.

Donc j'ai fermé ma gueule. De peur d'être jugée. De ne pas être assez "hype" pour tous ces gens.

 

Faut vraiment être con non ? Je veux dire, déjà, qui est-ce qui se soucie concrètement de la vie de Louloute ? Mes stats sont bien pourries depuis cette dernière année parce que mes publications sont plus qu'épisodiques. En plus, je ne force personne à me lire, si t'es pas content tu passes ton chemin, et surtout… ben j'ai envie de croire que au moins sur ce blog couleur violette, je peux dire ce que je veux.

Alors ok, porter une jupe n'a certainement rien changé ce jour là à la violence faite aux femmes. Mais moi perso, je ne fais rien d'autre pour toutes ces femmes ! Non parce que j'ai choisi de bosser 50 heures par semaine, d'avoir une vie de couple le week-end et de voir mes amis le soir.

Je suis une sale égoïste, pas du tout engagée, qui raconte aux mecs de Médecin Sans Frontières dans la rue qu'elle donne déjà, parce que j'arrive pas à boucler les fins de mois, alors je suis désolée mais je n'ai pas 300 euro par an à donner aux autres.

Donc je me suis dit que porter une jupe, c'était un geste à ma portée, qu'au lieu de ne vraiment rien faire, ben je pouvais au moins me les cailler sévère pour prouver que j'ai une part de moi engagée.

 

Récemment une personne de mon entourage a fait un truc qui cristallise toutes mes peurs liées à l'insécurité, notamment dans le travail : elle a lancé sa boîte ! Comme ça, comme une grande et vraiment en s'y mettant à fond, en réunissant toute sa force et son courage.

Je me suis que si je décidais de fermer mon blog à cause de l'éventuel peut-être avis que 3-4 personnes pourraient avoir sur mes articles.. ben j'étais vraiment la Reine des Couilles Molles et que je pouvais aussi aller me rouler en position fœtale sous ma couette en attendant que la vie passe.

Donc en clair : toi le twitto qui passera ici et qui n'aura pas le même avis que moi… et bien après tout, comme disait un générique un chouïa raciste : "faut de tout pour faire un monde" !

Je vous avais dit que c'était pourri comme excuse.

Par Louloute - Publié dans : quotidien
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Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 09:58

va-kids-are-all-right-214431-1.jpgIl n'est pas rare de voir des films sur l'homosexualité et le sujet de l'homoparentalité est parfois abordée dans quelques séries, souvent américaines puisque là bas il est possible d'avoir un enfant lorsqu'on est deux parents du même sexe, mais finalement on parle encore peu de tout cela.

The kids are all right est un film qui nous narre l'histoire d'une famille "presque parfaite" : deux mamans, Nic et Jules, ont élevé leurs enfants Laser et Joni, obtenus grâce à un don de sperme. A la majorité de Joni, poussée par son frère, celle-ci décide d'entreprendre des démarches pour retrouver leur père.

Celui-ci accepte de les rencontrer et son arrivée va mettre un joli remue-ménage au sein du foyer.

 

Les acteurs sont juste formidables, Julianne Moore est ma-gni-fique (j'adore les rousses en même temps) sans être sublimée, en mode j'assume-ma-quarantaine. Mark Ruffalo joue à la perfection son rôle de connard, mais genre du début à la fin ! Par contre je me pose en faux face à la vague d'hystérie entendue dans la salle "Aaaahhh Mark Ruffalo il est trop beaaauuuu". Alors moi le type latino pas rasé un peu gras calvitie naissante, c'est mort ! Idem pour Javier Bardem, oui oui, lynchez-moi en place publique, ce n'est vraiment pas mon genre ! On retrouve par contre Mia Wasikowska, qui jouait Alice dans le denier Tim Burton, toujours aussi fadasse ! Sérieusement, les longs cheveux blonds filasses et son air de tarte aux pommes mal décongelée, ça me donne envie de la peindre en rouge pour qu'elle apporte un peu de dynamisme !

 

Mais surtout, the kids are all right est un film... normalisant. Non c'est naze comme mot.

Comme si les homo ne l'étaient pas et surtout comme si ils avaient besoin ou envie de l'être. C'est plutôt qu'on ne tombe pas dans le cliché en fait ! La réalisatrice a su montrer que deux lesbiennes forment un couple parental qui s'avère ne pas être pire que les autres, mais pas non plus meilleur ! On ne nous sert pas un film militant qui veut montrer que oui, deux femmes ensemble élèvent super bien leurs enfants ! Non, on nous montre un couple avec ses hauts, ses bas, ses enguelades et ses rires, et surtout le désarmement de tout parent devant ses ado, ses bébés qui ont grandi d'un coup et qui ne veulent plus du tout de câlins, qui regardent du porno, et qui ne jouent plus au scrabble avec leurs amis. Et comment au milieu de tout cela, on se raccroche à l'autre, tout aussi perdu et qu'on se perd parfois soi-même dans la tempête.


J'ai trouvé qu'il n'y avait pas de complaisance ni de faux-semblants. On ne vous vend rien dans ce film, on ne vous prouve rien.

 

Courez le voir si ce n'est déjà trop tard car comme tous les bons films, il m'a semblé qu'il n'est pas resté très longtemps au cinéma.

Par Louloute - Publié dans : Culture
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Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /Oct /2010 13:03

romain_madet_cyriel.JPGL'heure est grave ! Nous frôlons chaque jour l'Apocalypse ! Si si, c'est ma grand-mère qui regarde trop TF1 qui me l'a dit : la France est à feu à sang à cause de ces petits cons de jeunes qui cassent tout au lieu de manifester proprement en rang d'oignons.

De toute façon en 68 mamie, t'étais déjà contre, donc heureusement qu'on ne compte pas sur toi pour faire bouger les choses ! 

 

La vie est une lutte.

Chaque jour nous devons affronter nos pairs pour quelques centimètres d'air dans le métro, puis nous allors chasser pêcher chaque midi notre soupe/salade/sashimi-tout-saumon avant de rentrer dans nos grottes équipées de digicodes et d'écrans plats.

Mais surtout nous devons batailler au quotidien contre 2 entités omniprésentes : le Conjoint (les célibattants, profitez !) et le Boss (les chômeurs... heu... courage!).

 

Quand tu es jeune et inexpérimentée, tu te prends un peu pour le Che du bac à sable ! Dans ton couple, tu décides que tu vas changer ton homme du tout au tout. Si, si, tu as lu Biba la Bible et Elle le Superficiel et tu sais exactement comment on fait pour que "Choucou" (je n'ai jamais compris cet acharnement de la presse féminine à donner des noms débiles pour parler du conjoint et des enfants) soit façonné selon ton désir.

 

En tant que stagiaire caféinée, tu te bats pour chaque idée, aussi débile ou chère soit-elle, tandis que ton chef essaie de te faire comprendre avec plus ou moins de diplomatie que non, là, courir tout nu à travers Paris en portant un grand chapeau en forme de morceau de gruyère, il le sent moyen côté viralité et impact clientèle.

 

 On ne peut pas être partout. On ne peut pas lutter avec acharnement pour toutes ses idées.

 

Il faut donc choisir ses combats. Un jeune vieux sage m'a sorti cette phrase la semaine dernière et depuis elle ne cesse de trouver écho à mon quotidien.

 

C'est quoi le plus important ? C'est quoi que tu tiens serré entre tes dents et que tu ne lâcheras pas ?

Et bien c'est ça que tu dois défendre. Quand au reste...

 

Ton mec décide de se faire pousser le bouc et le "collier", alors qu'il a trois poils qui se battent en duel, résultat ça fait ni fait ni à faire, limite crado ? Laisse tomber... du moment qu'il n'oublie pas de baisser la cuvette des WC par exemple.

Si la cuvette c'est un combat ! Oui et bien c'est le mien en tout cas ! Non mais pourquoi pas les poils dans la baignoire pendant qu'on y est !

 

Son ex veut le voir pour boire un verre ? Lève un sourcil, lance un regard noir et retourne twitter tes dernières vannes. Par contre il a plutôt intérêt à être là pour le sacro-saint diner familial dimanche !

(perso je préfère l'inverse, mais chacun ses prio voyez!)

 

Côté job, j'ai vite compris qu'on ne pouvait là non plus pas emporter le morceau à chaque fois, et que ça faisait économiser une bonne dose d'énergie et de crédibilité.

Bigboss veut lancer un nouveau produit qui ressemble trait pour trait à la concurrence ? Tu dis non ! Il veut que le logo soit bleu au lieu de rose ? Why not. Il a fait autant de marketing que toi t'es plombier mais hé, who's the boss ?

 

Choisis tes combats, tu auras plus de chance de les remporter !

 

C'est tout pour l'article warrior du jour ! Rompez.

 

Crédits Photos : Madet Photo

Par Louloute - Publié dans : quotidien
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Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 22:47

eatpraylove.JPGIl tombait plutôt bien ce film, un petit moment de bonheur à se partager avec soi-même ! En ce moment, j'ai presque rencontré Buddha en personne comme dirait mon ex, je m'essaie à marcher sur le chemin de la sérénité... Y'a encore de la route ? Merci oui, j'avais remarqué ! Mais chaque voyage de mille kilomètres commence par un premier pas, disait un sage chinois.

C'est donc abrutie par mon écran d'ordinateur et avec une légère envie de rentabiliser ma carte de cinéma illimitée que j'ai pris le chemin de la première salle qui me tombait sous la main : ce fut donc "Mange, prie, aime" avec Julia Roberts. Me suis dit allez, un petit film de fille en solo, c'est toujours ça de pris !

L'histoire sonnait bien cliché : Liz, la bonne trentaine, décide de divorcer après un mariage stérile et souhaite renouer avec elle-même. Ben oui parce qu'elle a compris grâce à l'homme sparadrap (celui qui suit toujours une relation longue et une rupture douloureuse) que ses problèmes étaient plus profonds que ça ! Alors elle se lance dans un voyage où elle apprendra trois règles pour être heureuse : manger, prier, aimer.

Rassurez-vous les athés, le mot "prier" est entendu au sens méditation du terme. D'ailleurs la scène en Inde est looongue, on comprend du coup pourquoi le film dure deux heures et demi mais on ne comprend pas vraiment pourquoi c'est aussi long.

Bon alors bien sûr, c'est "plein de bons sentiments" comme dirait mon homme d'un ton dégoutté, mais pour un bisounours comme moi, c'était parfait !

Mais au-delà de ça, c'est une belle leçon sur l'équilibre, la source de tout bonheur, comme m'apprend difficilement ma kinésio depuis des mois. Ni trop ni trop peu et surtout on lâche !

On aime particulièrement les non-clichés américains ou plutôt l'auto-critique dissimulée ! Dans une scène, Julia s'empiffre de pizza en Italie avec une copine Suédoise, épaisse comme un filet de vinaigre. Mais la Nordique craque quand même en disant que non, ça n'est plus possible, elle a pris 5 kilos depuis son arrivée en Italie alors elle ne finira pas sa pizza ! Julia la regarde et lui retorque en gros "ma grande, une fois que tu t'es mise à poil, y'a combien de mecs qui se sont barrés en courant ? Aucun ? Ben mange alors ! On ira acheter des jeans plus grands".

Là tu rigoles parce que c'est Julia Roberts qui te dit ça, et que toi tu vendrais ta mère sur Ebay pour rentrer dans son jean à elle ! Mais la remarque n'est pas mauvaise. De là à prendre ces messieurs pour des primaires... loin de moi cette idée...

On aime beaucoup également toute la réflexion sur la prise de plaisir à l'Américaine : uniquement sur commande, le reste de cerveau disponible étant occupé par l'ambition ! Brrr !

 

Le message est donc clair : arrêtez de bosser comme des chiens et posez-vous cinq minutes pour penser à votre propre vie ! Non mais c'est un peu simplet mais il y a des jolis concepts, comme celui de se pardonner d'abord à soi, de s'aimer, de laisse s'apaiser les choses. De vraies clés pour le bonheur à mon sens, si l'on prend un peu le temps de creuser.

 

A voir donc, ne serait-ce que pour les paysages magnifiques, qui te donne envie de prendre un aller sans retour pour Bali ! De quoi vous vider joliement la tête et de vous y mettre de belles images.

 

PS : film tiré d'un livre à priori autobiographique de Elizabeth Gilbert et intitulé "Mange, prie, aime" (Eat, pray, love pour la VO). Je l'ai demandé pour mon ptit Noël, je vous tiens au jus quand c'est lu.

Par Louloute - Publié dans : Culture
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Mercredi 29 septembre 2010 3 29 /09 /Sep /2010 00:24

eternal-sunshine-of-the-spotless-mind-L-4J'avais, depuis un petit moment déjà, envie d'aborder ce sujet et c'est finalement le film Eternal Sunshine of the Spotless Sunshine qui m'a décidé à poser enfin les mots. C'est étrange de revoir un film qui signifiait tant dans un autre contexte et de se rendre compte qu'on ne se souvient plus du contexte, ni même de la signification. J'en avais oublié les tenants, les aboutissants et même la fin, comme quoi...avec le temps va, tout s'en va...

Après avoir travaillé ces derniers mois autour du thème du couple mais surtout du couple qui se défait, qui se lasse et se délace, je me pose cette question, ô combien existentielle : pourquoi les histoires d'amour finissent mal en général ? Pourquoi ça part en live ? Parfois, toujours,... ? Je veux dire, qu'est ce qui fait qu'à un moment on bascule de l'autre côté, que les choses ne sont plus ce qu'elles étaient ? Est-ce un "moment " d'ailleurs ? Cela doit se faire petit à petit cette saloperie, comme un cancer qui ronge les entrailles.

Comment passe-t-on de l'étape "je finis les phrases de l'autre" à "il ne va pas la fermer" ? Qu'est-ce qui transforme le vin en eau de boudin ?

Bien qu'un an se soit écoulé, moi je n'en suis toujours qu'aux prémisses de mon histoire, à cet instant de grâce qui vous fait penser que tout ce que vous avez vécu a mené vos pas jusqu'à l'autre. J'en suis aux battements de cœur en entendant ses pas, aux retouches dans le train avant de le retrouver, aux grosses œillères qui m'empêchent de voir d'autres que lui, ambiance teenager culcul la pralinette en fait !

Ce sont les engueulades, l'indifférence et le mépris les prochaines étapes ? C'est un vide plus grand que ce tout qui nous emplissait qui nous attend ?

 

Parce que, au départ, aussi réservé, cynique ou blasé que l'on soit de l'amour et de ses affres, nous sommes tous les mêmes lorsque nous tombons amoureux. Qui ne s'est pas dit, au début d'une histoire d'amour, que ce qu'il ressentait était si fort que personne d'autre ne pourrait un jour ressentir cette émotion, ce sentiment unique ! Après des décennies de chansons chérie FM, de film de Julia Roberts et de bouquins Arlequin, nous avons bien constaté que nous passions tous par là ! Le grand sentiment d'ivresse, qui emporte, et blablabla.

Rien d'original et encore moins d'unique!

 

Alors sommes-nous tous amené à subir les mêmes déceptions? Comment la violence de cet amour peut-il se transformer en violence tout court et puis en rien, en plus rien du tout...

Six mois passés dans l'antre du mal m'ont permis d'interroger un certain nombre de personne dans cette situation. Tous recherchaient ce "frisson du premier jour", à tomber peut-être à nouveau amoureux. On en conclurait donc que tous ces gens se seraient trompés vingt ans auparavant ?

Je demandais à tous ces hommes et femmes malheureux dans leur mariage s'ils pensaient que leur conjoint(e) avait changé avec les années ou s'il/elle avait caché sa nature profonde. Ils me répondaient souvent "les deux", comme si on ne connaissait jamais vraiment l'autre.

Ou alors c'est le train-train, les enfants, les factures, les dettes et les repas dominicaux qui vous bouffent le désir, qui détruisent la passion ?

Et moi et moi et moi ? Comment puis-je lutter comme ça ? Lutte-t-on d'ailleurs ?

Cela me fait tellement mal de me dire qu'un jour, celui qui me fait chaque jour mourir de rire me portera sur les nerfs, que je le haïrai peut-être autant que je l'ai aimé.

 

On se rencontre, on se séduit, on s'aime, si fort, on construit des choses et finalement on s'éloigne, on se détruit, et on ne rêve plus que d'effacer l'autre et notre rencontre avec lui.

 

Vous me répondrez que tous les couples ne sont pas ainsi. Quel est leur secret ?

J'ai l'impression qu'on aura beau tester l'autre, l'éprouver, le regarder vivre, réagir, nous ne serons jamais certain de n'avoir pas un jour un étranger en face de nous.

Mais peut-être que nous aussi nous changeons... Peut-être que nous confondons désir et amour, surtout à 25 ans. Peut-être que l'homme qui partage nos 25 ans ne doit pas être celui qui partagera nos 45 ans puis nos 65 ans.


Est-ce qu'avec le temps tout s'en va ? Que la mort du désir est irrémédiable ?

Il faudrait inventer des crèmes anti-affaissement de l'amour, à s'appliquer matin et soir, avec tendresse.

Par Louloute - Publié dans : Amour
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